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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

 
La semaine écoulée aura été marquée par nombre d’événements tout aussi tristes que bouleversants. En Afrique comme partout ailleurs, le mal continue de se répandre comme une traînée de poudre, et c'est toujours l'homme qui en est le vecteur par excellence et c'est toujours lui la victime soit résignée, soit consentante. En réalité, l'homme court à sa propre perdition car il préfère la vanité au lieu de faire le choix d'une vie modérée et riche qualitativement. Les médias sont friands des actualités sensationnelles qui aiguisent la curiosité humaine et donnent parfois de frissons dans tout le corps. C'est le cas en Centrafrique où un village entier est coupé du reste du monde à cause d'une sale guerre entre le pouvoir central et les groupes rebelles. Les belligérants ne réalisent jamais le tort qu'ils pouvaient causer à leurs compatriotes tellement ils sont obnubilés par leur quête de gloriole personnelle. En Europe, il se passe un événement majeur, il s'agit des élections européennes. Les afro européens /descendants ont décidé de s'impliquer pour faire entendre leur voix dans une Europe où ils subissent toutes sortes de discriminations. Pendant ce temps, le vote en Australie confirme le Premier ministre conservateur. Et enfin, la RTBF s'est penchée sur le côté obscur du phénomène de migration, un trafic lucratif qui nécessite une mobilisation à l'échelle internationale pour démantèlement les réseaux et punir sévèrement les coupables.
 
En RCA, l'un des pays les plus mouvementés de l'Afrique centrale, il y a un village isolé qui a attiré l'attention de notre consœur Esmeralda Labye de la RTBF lui consacrant un article publié le samedi 18 mai 2019 : « Des cris de joie, une clameur qui vient du cœur. A l’arrivée du convoi humanitaire de MSF, les habitants de Mingala ne se sentent plus. Ce village centrafricain de 10.000 habitants a vécu isolé du monde pendant deux ans. A cause de combats entre les membres de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC, groupe armé issu de l’ex-Séléka à majorité musulmane) et des milices antibalaka.Ni l’Etat, ni la Mission des Nations unies (Minusca), ni les associations d’aide n’avaient pu accéder à cette zone du sud-est de la Centrafrique auparavant. « Depuis mai 2017, nous sommes enclavés ici, c’est comme si on était abandonnés », témoigne le pasteur, Pierre Serakouzou à l’agence France presse. Le mois dernier, Médecins sans frontière (MSF) est parvenu à ouvrir un couloir humanitaire depuis la ville d’Alindao, qui dispose d’une piste d’atterrissage, jusqu’à Mingala, après avoir négocié l’accès auprès des groupes armés présents dans la région. Il y a une semaine, l’ONG a effectué sa seconde campagne de vaccination dans le village. La coordonnatrice de MSF pour la région, Talaré Diabri, s’est installée à côté de l’église avec ses équipes qui préparent les vaccins et les moustiquaires. Le travail ne manque pas. Un père amène dans ses bras une fillette squelettique, aussitôt prise en charge. « Malnutrition sévère et paludisme », diagnostique d’une voix inquiète le médecin de l’équipe. Arrive ensuite une femme et son bébé malade. Elle ignorait qu’elle pouvait aussi faire vacciner ses onze autres enfants. « J’ai fait 13 km pour venir mais je vais revenir demain avec eux ! », promet-elle.« Avant, quand les gens tombaient malades, ils mouraient », assure Jessy-Fidèle Walot, chef par intérim du poste de santé de Mingala, pillé à plusieurs reprises depuis 2013, date du renversement du régime de François Bozizé par une rébellion. Il y a encore deux mois, pour accéder à ce village depuis Alindao, à une centaine de kilomètres, il fallait traverser une vingtaine de barrages tenus par les groupes armés. A chaque barrière, les passants devaient payer une taxe, entre 500 et 2000 francs CFA (entre 0,76 euro et 3 euros). « Mon fils et un de ses amis ont été égorgés en mars 2018, alors qu’ils essayaient de contourner les barrières par la forêt », raconte Patrick, un habitant de Mingala. La piste défoncée traverse ensuite une dizaine de villages détruits en 2017 et 2018 par les pillages et les combats.
Le début de la zone antibalaka est signalé par un fanion d’ossements et de gris-gris, qui pend au-dessus d’une barrière levée. Une poignée d’hommes est assise à côté. Leurs fusils artisanaux reposent à quelques mètres, adossés au tronc d’un grand arbre. Grâce au travail de sensibilisation de MSF, et d’autres acteurs humanitaires comme Action contre la faim et Acted, les 19 barrières tenues par les antibalaka ont été levées – du moins pour les ONG. L’accalmie consécutive à l’accord de paix trouvé en février entre le gouvernement et 14 groupes armés, a également permis de désenclaver un peu plus le village, où quelques habitants ont depuis peu commencé à réparer leurs maisons détruites. A Mingala, si certains combattants antibalaka déambulent encore avec leur fusil de chasse, des gris-gris dépassant d’un t-shirt poussiéreux, la majorité a rangé les armes. « On ne veut plus la guerre », proclame un « général » antibalaka autoproclamé, avant de tirer avec force sur une cigarette jaunie par l’humidité. « Les mentalités sont en train de changer », veut croire le pasteur Serakouzou, qui salue l’arrivée d’un sous-préfet dans le village, depuis la fin mars. « On espère maintenant que d’autres ONG vont venir désormais ».
 
En Europe, les afro-descendants se mobilisent à l'occasion des élections européennes pour vanter les mérites de ce regroupement, qui montre de signes de fatigue.C'est encore la RTBF qui s'en est fait écho à travers un excellent article : « Ils sont jeunes, afro-descendants, belges ou français. Ils font partie de la plateforme ADYFE, une organisation de jeunesse de la diaspora Africaine qui réunit près de 110 associations à travers 31 pays du conseil de l’Europe. La raison d’être d’ADYFE est le Développement et la Paix sous toutes leurs formes. L’an dernier, les membres du groupe ont décidé de promouvoir l’Europe, de vanter ses mérites mais surtout de l’expliquer simplement, avec humour et dans un langage accessible. « La minute européenne » était née. Selon le rapport « Being black in Europe », les personnes de couleurs, les afro-descendants sont victimes de discriminations, à l’emploi, au logement etc. Victimes de violences physique et psychologique. « La crise migratoire a accentué les différences et les écarts entre les citoyens » explique Céline Fabrequette, 29 ans, l’une des chevilles ouvrières du projet. Le vote des Afro-européens/Afro-descendants lors des dernières élections européennes a été particulièrement bas. Le taux de participation était à peine de 42,61% celui des jeunes n’a pas dépassé les 28%. Un véritable désintérêt politique, un signal d’alarme pour les membres de l’ADYFE, African Diaspora Youth Forum in Europe.« Si vous regardez quelqu’un qui vous ressemble c’est plus facile » explique Céline. « Vous vous dites, il est comme moi, je peux essayer de la comprendre. C’est comme une langue étrangère. Quand vous dites bonjour à un étranger dans sa langue, cette personne sera d’office plus ouverte ! Regardez en Espagne, le gouvernement Sanchez comprend un nombre élevé de femmes. Quel beau signal envoyé ! C’est fort. » Le message de l’ADYFE est disponible sur tous les réseaux sociaux. Il est simple et dynamique, ce qui change ? « C’est juste une Africaine qui l’explique ! » s’amuse Célie Fabrequette. Il s’adresse aux jeunes, aux vieux, aux diplômés ou non. Il n’y a pas de portrait type du spectateur de « la minute européenne ». La preuve ? Les commentaires xénophobes, racistes reçus il y a quelque temps par l’ADYFE. « Il y a quelques semaines, une résolution a été votée par le Parlement européen sur les droits des Afro-descendants. Nous avons écrit à ce sujet et reçu rapidement des commentaires discriminatoires, racistes. Cela veut dire que des extrémistes, des personnes « fermées,nous suivent. » Céline en rit un instant, mais ces propos haineux ne resteront pas sans suite. Il y aura des actions juridiques.
 
Le travail de Diaspora vote est loin d’être terminé. Ses membres espèrent sincèrement qu’un jour, ils seront représentés dans les institutions. Aucun chiffre sur les élus issus d’Afrique n’est disponible. « A ma connaissance, il n’y a qu’une parlementaire européenne issue du continent africain » estime Céline Fabrequette. « Certes, les listes électorales en Belgique, en France, en Grande-Bretagne comprennent de plus en plus de candidats issus du continent africain, la Belgique est d’ailleurs 3e sur 28 en matière de représentation de candidats issus de la diversité, mais bien souvent ils ne figurent pas sur une place éligible ! ».« Si vous regardez quelqu’un qui vous ressemble c’est plus facile » explique Céline. « Vous vous dites, il est comme moi, je peux essayer de la comprendre. C’est comme une langue étrangère. Quand vous dites bonjour à un étranger dans sa langue, cette personne sera d’office plus ouverte ! Regardez en Espagne, le gouvernement Sanchez comprend un nombre élevé de femmes. Quel beau signal envoyé ! C’est fort. » Le message de l’ADYFE est disponible sur tous les réseaux sociaux. Il est simple et dynamique, ce qui change ? « C’est juste une Africaine qui l’explique ! » s’amuse Célie Fabrequette. Il s’adresse aux jeunes, aux vieux, aux diplômés ou non. Il n’y a pas de portrait type du spectateur de « la minute européenne ». La preuve ? Les commentaires xénophobes, racistes reçus il y a quelque temps par l’ADYFE. « Il y a quelques semaines, une résolution a été votée par le Parlement européen sur les droits des Afro-descendants. Nous avons écrit à ce sujet et reçu rapidement des commentaires discriminatoires, racistes. Cela veut dire que des extrémistes, des personnes ‘fermées’nous suivent. » Céline en rit un instant, mais ces propos haineux ne resteront pas sans suite. Il y aura des actions juridiques. Le travail de Diaspora vote est loin d’être terminé. Ses membres espèrent sincèrement qu’un jour, ils seront représentés dans les institutions. Aucun chiffre sur les élus issus d’Afrique n’est disponible. « A ma connaissance, il n’y a qu’une parlementaire européenne issue du continent africain » estime Céline Fabrequette. « Certes, les listes électorales en Belgique, en France, en Grande-Bretagne comprennent de plus en plus de candidats issus du continent africain, la Belgique est d’ailleurs 3e sur 28 en matière de représentation de candidats issus de la diversité, mais bien souvent ils ne figurent pas sur une place éligible ! »
 
En Australie, les électeurs ont porté au pouvoir la coalition conservatrice à la surprise générale car c'est le chef des travaillistes qui était pourtant donné favori par les derniers sondages, selon l'article publié le samedi 18 mai par RTBT avec agences :«La coalition conservatrice du Premier ministre australien Scott Morrison a créé samedi la surprise en remportant une victoire « miracle » aux législatives, obligeant le leader travailliste Bill Shorten, longtemps donné favori, à reconnaître sa cinglante défaite. « J’ai toujours cru aux miracles. Comme l’Australie est formidable ! », a lancé Scott Morrison à ses partisans réunis à Sydney, saluant les « Australiens silencieux ». De son côté, Bill Shorten, le candidat de l’opposition a annoncé qu’il démissionnera de son poste de chef du parti : « Il est clair que le Parti travailliste ne sera pas en mesure de former le prochain gouvernement », a avoué à Melbourne le candidat battu à ses partisans incrédules. Bill Shorten a déjà appelé son rival « pour le féliciter ». La coalition menée par le Premier ministre sortant, le libéral-conservateur et climatosceptique Scott Morrison, avait un peu plus tôt été donnée gagnante par la télévision publique ABC. La chaîne n’était toutefois pas en mesure de dire s’il serait en position de diriger un gouvernement majoritaire ou minoritaire. Ces résultats sont une énorme surprise et un désaveu retentissant pour les instituts de sondage, qui avant le scrutin donnaient vainqueur, avec une légère avance, le travailliste Bill Shorten, sensible à la thématique environnementale. Les premiers résultats montrent un électorat fracturé, preuve de la diversité au sein des électeurs australiens. De petits partis populistes et d’extrême droite sont en mesure de jouer un rôle. Comme Clive Palmer, un millionnaire qui n’est pas sans rappeler Donald Trump avec son slogan « Make Australia Great », qui a dépensé sans compter et saturé l’espace médiatique. Quant au Premier ministre, qui avait pris le pouvoir en août après un « putsch » interne à son parti, il revient de loin. Scott Morrison s’est retrouvé presque seul à défendre son bilan. Plusieurs de ses ministres ont refusé de s’impliquer quand d’autres ont été maintenus à distance pour ne pas desservir la cause. Mais il s’est lancé dans une campagne négative et a bénéficié du soutien des médias conservateurs du magnat Rupert Murdoch. Il s’est surtout adressé aux électeurs les plus âgés et aisés, inquiets des projets travaillistes de supprimer diverses niches fiscales pour financer des dépenses en faveur de l’éducation, de la santé et du climat.
Pour les libéraux, c’est la douche froide. « Ça me brise le cœur », a lâché Jango Rust, une sympathisante de 19 ans, au QG de campagne des travaillistes à Melbourne. Julie Nelson, 67 ans, accusait le Premier ministre d’avoir « fait campagne sur la peur ». Même si les derniers sondages laissaient entendre que son avance s’était réduite, Bill Shorten, un ancien syndicaliste, était donné favori pour devenir le sixième Premier ministre en une décennie. Quant à M. Morrison, il s’était montré prudent, après avoir voté dans la banlieue de Sydney : « Je ne tiens pour acquis le soutien de personne dans ce pays ». Le réchauffement climatique a largement pesé dans la campagne, après un été austral marqué par des inondations historiques et des canicules records qui ont alimenté des feux de forêts dévastateurs. Le Parti travailliste a affiché des ambitions dans l’énergie renouvelable, tandis que les Libéraux refusent de mettre en péril l’économie du charbon. Ceux-ci ont du coup mis l’accent sur le coût financier du programme de l’opposition. Dans les campagnes, les fermiers frappés par la sécheresse réclament des mesures, et dans les banlieues aisées, les électeurs de centre-droit s’ouvrent aussi à l’écologie. Mais cela n’a pas suffi pour que l’opposition l’emporte. La campagne aura été violente, avec des candidats agressés et d’autres qui ont jeté l’éponge après des débordements racistes ou sexistes sur les réseaux sociaux. Vendredi, un homme de 62 ans a été arrêté et accusé d’avoir enfoncé un tire-bouchon dans le ventre d’une personne portant des banderoles électorales. La fin de campagne a été marquée par le décès jeudi, à 89 ans, du dirigeant travailliste Bob Hawke, qui dirigea le gouvernement australien de 1983 à 1991. Immensément populaire jusqu’à sa mort, l’ex-leader syndicaliste avait la culture du consensus plutôt que de la confrontation»
 
La question migratoire cache un trafic juteux dénoncé par notre confrère M,C, dans un article publié depuis le mercredi 15 mai par la RTBF : « Ils sont des centaines chaque soir à tenter de monter dans des camions pour rejoindre le Royaume Uni. Des migrants qui ont le plus souvent recours à des réseaux de passeurs. De 500 à 4500 euros le voyage. Le business est juteux et pourtant risqué. Enquête sur les parkings autoroutiers du pays. D’abord, plantons le décor. Selon les chiffres d’Europol, l’agence européenne de police criminelle, 90% des personnes qui entrent dans l’Union Européenne ont fait appel à des réseaux de trafiquants. En Belgique, le nombre de dossiers ouverts au Parquet fédéral pour des faits de trafic d’êtres humains a plus que doublé en quatre ans. 219 dossiers ouverts en 2013 contre 467 dossiers en 2017. Des chiffres qui donnent une idée de l’ampleur du trafic de migrants sur notre territoire. Diego, c’est son nom d’emprunt, est érythréen. Cela fait déjà plusieurs mois qu’il tente de rejoindre le Royaume-Uni en montant dans des camions sur les parkings autoroutiers du pays. « Quand tu vas au parc Maximilien (parc situé à Bruxelles près de la gare du Nord où se retrouvent beaucoup de migrants), il y a beaucoup de « brokers ». Si tu es un migrant ou un réfugié, n’importe qui te montreras qui est un passeur. Ensuite tu vas lui parler. Il te demandera de l’argent. Tu lui donneras cet argent. Cet argent il ne te le rendra pas si tu ne veux pas. Il te dira la première fois : « si tu me donnes cet argent, je ne te le rendrai jamais jusqu’à ce que tu arrives au Royaume-Uni ». » Et lorsqu’il y a demande, il y a offre. Selon les chiffres du Parquet fédéral, en 2015, le trafic de migrants en Belgique représentait 5 à 6 millions d’euros.Un chiffre qui reste bien en dessous de la réalité puisque la plupart du temps, les enquêteurs sont incapables de récupérer l’argent comme l’explique Ann Lukowiak, magistrate en charge de la lutte contre le trafic d’être humain pour le Parquet fédéral : « Le seul problème qu’on a en Belgique c’est que quand on a un dossier, on ne trouve jamais l’argent parce que l’argent est soit payé dans le pays d’origine et il est bloqué là-bas jusqu’à ce que la personne arrive au Royaume Uni et il sera alors déboursé au Royaume Uni ». L’offre va dépendre des moyens que les migrants ont pour tenter de rejoindre le Royaume-Uni. La somme déboursée va déterminer le type de réseaux de passeurs utilisés et le niveau de garantie d’arriver à bon port. Les autorités judiciaires ont identifié trois principaux profils de passeurs.
Des sommes qui peuvent parfois monter encore plus. Dans certains cas, les migrants font appel à des réseaux de passeurs basés dans leurs pays d’origine ou dans des pays qu’ils traversent avant d’arriver en Europe. Cela peut aller de 10.000 à 15.000 euros, parfois plus. Les passeurs vont alors demander de bloquer la somme, soit dans le pays d’origine, soit dans le pays de destination (le plus souvent le Royaume Uni) et l’argent ne sera débloqué que le migrant une fois arrivé à destination. Un business juteux et qui selon Ann Lukowiak, n’est pas près de s’arrêter : « Le fait que le trafic est un big business et qu’il y a de plus en plus d’organisations qui s’y mettent veut dire que ça rapporte bien. Et le risque n’est pas très grand. Ils perdent un migrant, pour eux c’est une marchandise ce n’est pas une personne ». Face à ce phénomène, les forces de police et les parquets du pays ont du mal à lutter. Car les réseaux sont parfois temporaires et dans d’autres cas très bien organisés, la lutte n’est donc pas aisée. La police fédérale en collaboration avec les polices locales mène très souvent des opérations de type « Médusa » ayant pour but d’identifier et d’interpeller des migrants. Des interpellations qui finissent bien souvent par la rédaction d’un ordre de quitter le territoire pour le migrant. Un bout de papier qui finit bien souvent à la poubelle. « De temps en temps, on revoit des gens de nouveau qui ont déjà été interceptés il y a quelques jours. Eux de leur côté, ils vont continuer de traverser la province pour traverser la Manche. C’est leur but. Donc un ordre de quitter le territoire, je ne pense pas que ça va effrayer les gens. » Et à la question : « N’est-ce pas un désespérant pour la police ? », il répond : « Oui, un tout petit peu mais quand même c’est un boulot ». Un boulot qui pour Dirk Declerck, de la police fédérale de Flandre orientale est nécessaire pour la santé des migrants, leur sécurité et aussi celle des personnes qui habitent à proximité des parkings autoroutiers. La plupart du temps, les migrants en transit dans notre pays tentent de rejoindre le Royaume-Uni. Un choix qui selon Ann Lukowiak, s’explique par trois facteurs. L’histoire du Royaume-Uni de par ses anciennes colonies est liée à l’immigration. Certains migrants ont donc déjà des connaissances qui se trouvent au Royaume-Uni. Enfin, la facilité de la langue est aussi un facteur important. La législation britannique rend l’usage de la carte d’identité presque inutile. « Ce qui est très attrayant c’est qu’on n’a pas besoin d’une carte d’identité une fois qu’on est là-bas », explique Ann Lukowiak. « Quand on dit je m’appelle Jean Dumont, le policier ou la commune va accepter sans devoir donner des documents. Et la police ne peut pas vous contrôler dans la rue parce que c’est une atteinte à la liberté privée. On ne peut pas le faire sauf si on a des soupçons de crime commis. ». Le Royaume-Uni est aussi connu pour son économie parallèle. Selon Ann Lukowiak, « c’est très facile d’ouvrir un commerce là-bas. En deux jours c’est fait. On n’a pas besoin de toute cette administration et même sous un faux nom, on peut ouvrir un commerce ».
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