Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

Géo-localisation

Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

La fin de la contestation au Soudan est le souhait de toutes les parties. Cependant les manifestants continuent de maintenir la pression sur le Conseil militaire qui rechigne à céder le pouvoir à une autorité civile. L’AFP rapporte ce dimanche que les dirigeants de la contestation soudanaise devaient avoir samedi soir des discussions avec les chefs du Conseil militaire qui ont refusé jusqu’à hier de transférer le pouvoir à une autorité civile. Ce sont les chefs de l’Alliance pour la liberté et le changement (ALC) qui en ont fait l’annonce. Ces pourparlers devaient se tenir vingt quatre heures avant l’annonce prévue par le mouvement de contestation de la formation d’un « Conseil civil chargé des affaires du pays » qui aura pour vocation de remplacer le Conseil militaire de la transition, tenant les rênes du pouvoir depuis le renversement, le 11 avril dernier, du président Omar el-Béchir sous la pression de la rue en colère. «Le Conseil militaire va tenir des discussions avec l’Alliance pour la liberté et le changement ce jour à 20H00 (18H00 GMT), a déclaré samedi à l’AFP Siddiq Youssef, un des leaders de l’ALC, regroupant plusieurs partis politiques et groupes de la société civile qui mènent la contestation. Un communiqué serait publié au terme de la réunion, a confirmé un responsable de l’ALC, qui n’a pas souhaité confirmer le début des discussions. «Cinq représentants de l’Alliance vont rencontrer ce jour le Conseil militaire pour discuter du transfert du pouvoir à une autorité civile », a confirmé à l’AFP Ahmed al-Rabia, un responsable de l’Association des professionnels soudanais, groupe en première ligne de la contestation qui secoue le Soudan depuis le 19 décembre.

 

Si les dirigeants militaires semblent réticents à l’idée de remettre le pouvoir, les leaders de la contestation annonceront dimanche un « Conseil civil souverain », a-t-il indiqué. «S’ils souhaitaient négocier, l’annonce prévue pour demain pourraient être alors reportée », a ajouté monsieur Rabia. «Nous réclamons (au Conseil militaire ndlr) un calendrier pour le transfert du pouvoir afin que les choses ne traînent pas », a-t-il renchéri. Il a également fait une révélation selon laquelle depuis le renversement d’Omar el-Béchir le Conseil militaire avait tenu deux séries de discussions avec les leaders de la contestation, au cours desquelles, il est apparu que le Conseil militaire ne souhaitait pas céder le pouvoir. Celui-ci a cependant affirmé que la pression croissante de la rue et de la part de la communauté internationale devraient contraindre le Conseil militaire à remettre le pouvoir d’ici « deux à trois semaines ».Vendredi dernier, la SPA avait annoncé que «les noms des membres d’un Conseil civil chargé des affaires du pays seraient annoncés lors d’une conférence de presse dimanche à 19H00 locales (17H00 GMT) en face du QG de l’armée, où se rassemblent des milliers de Soudanais dans le centre de la capitale Khartoum depuis deux semaines. Selon des responsables, ce Conseil civil sera chargé de former un gouvernement de transition dont le mandat durera quatre ans et sera suivi d’élection. «Tout ce que nous espérons c’est que le pays soit gouverné par des civils et qu’il soit débarrassé du pouvoir militaire », a affirmé samedi soir un manifestant devant le QG de l’armée où campent de nombreux manifestants en liesse, chantant des airs révolutionnaires. Monsieur Rabia a souligné que « la partie facile (le renversement de Béchir, ndlr) étant terminée, nous voulons en finir avec le régime tout entier ». L’ex-président déchu Omar el-Béchir était parvenu au pouvoir le 30 juin 1989 en fomentant un coup d’Etat avec le soutien des islamistes.

 

Il a dirigé  d’une main de fer le pays en proie à des rébellions dans plusieurs régions et est sous le coup d’un mandat d’arrêt émis par la CPI  pour violations graves des droits humains. Il serait actuellement incarcéré dans une prison de Khartoum depuis sa mise à l’écart le 11 avril par l’armée. Les manifestants plus déterminés que jamais entendent aller jusqu’au bout en débarrassant le pays de l’emprise de l’armée. Il ressort des propos du journaliste soudanais Khalid Tijani qu’ils éprouveraient un peu de difficultés pour la constitution d’un Conseil civil. «S’ils ne sont pas prêts avec des noms, cela enverra un signal négatif, et ne sera pas dans l’intérêt de la révolution », explique le rédacteur en chef de l’hebdomadaire économique Elaff. Sur le plan judiciaire, le nouveau Procureur général soudanais a procédé samedi à la levée de l’immunité de plusieurs responsables des services de sécurité soupçonnés d’être impliqués dans le mort d’un détenu, arrêté en raison de ses liens avec les manifestations qui secouent le pays depuis le 19 décembre, selon l’agence officielle Suna. Les autorités américaines ont appelé les dirigeants militaires à une transition répondant aux vœux du peuple soudanais. «Les Etats-Unis soutiennent une transition vers un Soudan pacifique et démocratique dirigé par les civils qui représentent la diversité de la société soudanaise », a affirmé la porte-parole du département d’Etat américain, Morgan Ortagus.

Moussa T. Yowanga

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article