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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Titrée:« Quand le dépeceur national se met à nu », c’est une analyse assez profonde sur la politique tchadienne  venant de la part de l’ancien Directeur de Publication  du journal tchadien Notre Temps monsieur Nadjikimo Benoudjita que l’on retrouve sur les réseaux sociaux depuis hier jeudi 18 avril 2019. Ainsi croit-il que : « La procédure de dépeçage de la République à commencé dès 1996. Des élections truquées et une victoire des Baministes aidés par les fameux opposants de l'époque. En naît une constitution déjà, en porte à faux avec les résolutions de la CNS (Conférence Nationale souveraine). Deux mille un: deuxième vol électorale: benoîtement, Kamougue gagnant, mais habilement minorisé, devient président d'une assemblée dont la majorité ne lui appartient pas et, Topona le père et non le fils, vice président pour l'UNDR, de Kebzabo, le tombeur de Kamougue qui pavoise avec le titre de Ministre des Affaires étrangères. Des camouflets dont chacun est fier, mais qui n'arrangent guère personne sauf, sur le moment, leurs auteurs, chacun à sa manière. Je te tiens, tu me tiens, se disent-ils, contents de régner sur des sous partis états; tandis que Idriss Déby Itno, le maître à jouer se frotte les mains pensant au prochain coup à porter à ses vassaux, s'aidant comme il a su bien faire d'éminents magistrats et intellectuels adoubeurs de chercheurs de prétexte pour accéder à la marmite ».

Des exemples aux exemples, l’ancien Directeur de Publication Nadjikimo Benoudjita qui on dirait garde encore ses souvenirs politiques malgré qu’il ne soit plus au Tchad son pays d’origine depuis un certain temps, n’hésite pas de nommer le chat par son nom pour donner plus de tonus à son analyse. Ainsi les appelle-t-il :« Ces éminences de l'ombre faut-il en citer quelques uns: Les jumeaux Erdimi, Faki, A.A Haggar, Mahamat Hissene, Nagoum, Yokabdjim, Mangaral, Ndadnadji, pour ne citer que les grands couteaux de la première heure. Ce fut l'ère de la DCP, la fameuse démocratie participative et consensuelle. Vint 2001. Honnis et rejetés les faux vrais opposants. Tous issus de la zone méridionale, sauf Ibni Oumar Mahamat Saleh, déjà dégarni de son meilleur lieutenant Mahamat Saleh Annadif qui avait rejoint le rang des éminences grises de proue, suppléant à Nagoum, le Zaghngaman aux affaires étrangères, les Tchadiens auraient voté Yorongar. Mais Déby passe, en faisant sauter sur une mine Mahamat Guetty, le Gorane. La Constitution vacille. Mahamat Nouri, Anakaza comme Guetty quitte discrètement une scène politique qu'il a occupée sans discontinuer depuis Habré. Les années pétrole approchent: les frères Erdimi censés avoir signé un pacte secret avec leur oncle se frottent les mains. La succession leur aurait été promise à l'issue du deuxième mandat. Que non! Une année avant 2006, IDI, habilement, déverrouille la constitution. La voie est libre pour un troisième mandat. L'opposition boycotte? Bravo! IDI, à son 3ème mandat. L'opposition végète, subissant les pressions de la France. Les alliés, éminences grises et géostratégiques de Déby se fâchent et rejoignent le maquis: Mahamat Nour, le Tama, surprend en 2006 le pouvoir en arrivant aux portes du Palais. En 2008, Mahamat Nouri, l'Anakaza et les jumeaux Erdimi Zaghawa bons teints, rebelotes ».

Et dans le même ordre d’idées recense-t-il point par point ce passé sombre que le peuple tchadien eut vécu en rappelant que : « Le Palais Rose assiégé, ses occupants s'en sortent, grâce à l'appui de l'armée française. Déby se fâche, s'approprie les 15% des revenus du pétrole destiné aux générations futures, détruits arbres et tout obstacle physique: quartiers et maisons pouvant servir de refuge à d'éventuels réfugiés, s'offre une armada aérienne et des batteries d'armes lourdes de tous calibres et instaure l'an zéro de la renaissance, après avoir tout rasé sur un rayon de 10 km, autour de la présidence et transformé toute ce no man's land en un gigantesque bunker. Le Président mal élu se proclame RAIS et puise à volonté dans les fonds pétroliers pour se construire un Palais et une deuxième capitale, dans le désert à Amdjarres. Le pétrole coule, l'argent aussi. Suffisamment pour corrompre le plus dur des opposants et donner l'illusion aux Tchadiens, d'être prospères. La réélection de Déby en 2011, malgré le retour des opposants historiques dans l'arène, passe comme lettre à la poste, avec l'appui de nouvelles éminences grises: Les Pahimi 1 et 2, le trio Kadre-Padare-Younousmi. Les premiers alliés de la génération Nagoum, remerciés, jouent les seconds couteaux dans les chancelleries, aux provinces comme gouverneurs, dans les institutions internationales s'ils ne sont tout bonnement aux oubliettes. Mais, le pétrole ou plutôt l'argent du pétrole a tari et il n'en reste pas assez pour corrompre tous les opportunistes. Déby, voyant venir les vaches maigres, tel Bouki l'hyène, lime son couteau et attend. Sur des promesses faramineuses dont l'évidence crèverait les yeux d'un aveugle et grâce à une extrême naïveté des Tchadiens, il remporte 2016 et ironiquement décrète dès les premières semaines les 16 mesures. Face à la montée d'une contestation populaire et alimentaire inédite et après une succession de scandales politiques, il retrousse les manches, se met à nu et affirme sa volonté de monarchiser la République: suivent des mesures relevant de la forme: forum, serment monarcho- républicain et enfin démantèlement de L'opposition. Kebzabo malgré un activisme politique habile et intense tombe. L'opposition n'a plus ni tête ni queue. Face au monstre royal Déby, il ne reste plus que la rue. Une rue, endormie comme l'eau dont il se méfie comme de son ombre ».

La Rédaction

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