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France

 

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Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

La réponse à la question ci-dessus placée comme titre de l’article se trouve dans la publication de la RTBF du mercredi 27 mars 2019, signée l’AFP, où il est clairement indiqué que le pape François a été invité par le roi et «Commandant des Croyants» Mohammed VI pour une visite «placée sous le signe du développement du dialogue interreligieux », selon une note de presse publiée par les autorités marocaines. Pour l’archevêque de Rabat, c’est une «occasion unique » de montrer « que nous valorisons plus ce qui nous unit que ce qui nous divise ». « Recevoir le pape, c’est une preuve d’ouverture pour un pays musulman», estime Xavier, un Français de 45 ans qui se présente comme un «bouddhiste» venu à la messe avec une amie. «C’est vrai que par rapport à d’autres pays arabes on a une certaine liberté », confie Mohamed. Ce Marocain âgé de 70 ans s’est converti au catholicisme en 2016, «convaincu par les prêches de frère Rachid », fils d’un imam marocain et animateur de la chaîne satellitaire Al Hayat TV, basée en Égypte.«Ce n’est pas toujours facile, mais je ne me cache pas », dit Mohamed avec une certaine fierté. L’équipe paroissiale, elle, préfère «éviter de mettre en avant les fidèles marocains » car «c’est un sujet sensible». Au terme de la Constitution marocaine, l'«islam est la religion de l’Etat, qui garantit à tous le libre exercice des cultes » mais le Code pénal punit le « prosélytisme » de six mois à trois ans de prison.

Selon toujours l’Agence France Presse(AFP),dont l’information fut aussi publiée par la RTBF hier dimanche 31 mars 2019, Le père Jean-Pierre Schumacher, 95 ans et dernier survivant du massacre de Tibhirine perpétré contre sept moines trappistes en 1996 pendant la guerre civile en Algérie, a rencontré dimanche le pape François en visite officielle au Maroc. Pendant la célébration organisée à la cathédrale de Rabat, le souverain pontife s'est levé pour saluer et baiser la main du religieux qui se déplace principalement en fauteuil roulant. «C'est très important, ça reste un souvenir », a confié le vieil homme à l'AFP après la cérémonie. Frêle et courbé par l'âge, le père Jean-Pierre vit au monastère Notre-Dame de l'Atlas à Midelt, dans le centre du Maroc, où les trappistes se sont installés en 2000, quatre ans après le massacre de Tibhirine en Algérie voisine. Sept moines trappistes avaient été assassinés dans des circonstances toujours non élucidées, après avoir été enlevés dans la nuit du 26 au 27 mars 1996 dans leur monastère de Notre-Dame de l'Atlas, sur les hauteurs de Médéa, en Algérie.Seules leurs têtes décapitées avaient été retrouvées sur une route, deux mois plus tard. La thèse officielle avancée à l'époque par Alger décrivait un enlèvement puis un assassinat, revendiqué par des islamistes du Groupe islamique armé (GIA) en pleine guerre civile, mais des doutes subsistent sur la possible implication des services secrets militaires algériens. Le père Amédée, qui était le seul autre moine rescapé, est décédé en 2008. Le père Jean-Pierre, qui est devenu le prieur de la petite communauté de moines trappistes de l'Ordre cistercien dans l'Atlas marocain, avait déjà rencontré un pape, Jean-Paul II, mais sans avoir été présenté officiellement. «Tout de suite après l'enlèvement des prêtres, je suis allé à Rome, j'étais invité pour participer à une fête de 2.000 jeunes religieux », se souvient-il.« J'ai été invité à me présenter devant le pape, Jean-Paul II était déjà très fatigué, j'étais à genoux devant lui, il s'est baissé pour m'embrasser » et « j'ai compris qu'il ne savait pas qui j'étais », a-t-il dit en souriant à l'évocation de ce souvenir.Les sept moines de Tibhirine assassinés ont été béatifiés en décembre 2018 à Oran, en même temps que douze autres religieux, tués en Algérie durant la «décennie noire» de la guerre civile.

Ahmat Zéïdane Bichara

 

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