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France

 

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Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Question posée depuis hier mardi 23 avril 2019 par le journaliste Nicolas Gillard, dont son travail de presse fut publié par la RTBF,cet organe public belge. Ainsi, notre confrère Nicolas Gillard eut observé qu’elles étaient près de 200.000 à habiter les ruches des toits de Notre-Dame. Il y a une semaine, l'incendie qui devait ravager les structures de la cathédrale avait fait craindre le pire aux apiculteurs qui en prennent soin depuis plus de six ans. Fort heureusement, des images satellites avaient permis d'identifier des mouvements autour des ruches. Les abeilles n'ont pas péri. Seule inquiétude ; combien sont-elles encore aujourd'hui à l'intérieur des trois ruches ? Les trois ruches étaient en fait posées sur la sacristie de la cathédrale, soit à l'extrême sud du bâtiment, une trentaine de mètres en-dessous du toit qui a pris feu. On peut logiquement penser que la chaleur intense de l'incendie ne les a pas atteints, même si les abeilles n'y ont sans doute pas totalement échappé. Mais en cas de chaleur intense, les ruches n'auraient pas résisté. Une chaleur supérieure à 63 degrés auraient fait fondre la cire des ruches. En engluant les abeilles, l'ensemble de la population aurait été exterminée. Un cas de figure qui ne s'est donc pas produit. La localisation des abeilles relativement épargnées par les flammes ne permet pas uniquement d'expliquer leur survie. Les dégagements de fumée ont également joué un rôle. « Quand elles sont prises dans un nuage de fumée, les abeilles développent un comportement très intuitif », explique Nicolas Geant, l'apiculteur qui, à l'époque, s'était occupé de l'installation des ruches sur Notre-Dame. « Dans ce cas précis, lorsque les fumées les ont atteintes, elles se sont gorgées de miel, ce qui les a rendues très calmes ».
En fait croit-il en s’appuyant sur  des exemples assez précis, l'enfumage des abeilles est une technique très connue des apiculteurs, lorsqu'ils procèdent notamment à l'inspection des ruches. Les abeilles perçoivent la fumée comme une menace et elles déclenchent un instinct de survie. Elles se gorgent de miel, pour anticiper un départ. D'ordinaire, alors que les abeilles piquent les intrus qui pénètrent leur territoire, l'enfumage les rend plus calmes, l'ensemble des abeilles se contentent de s'agglutiner autour de la reine pour la protéger. « Je suppose que lorsqu'elles ont perçu les premiers dégagements de fumée, elles ont adopté ce comportement, en plus d'être endormies par le CO2 », poursuit Nicolas Geant. « Même si elles n'ont pas été en contact direct avec les fumées et les flammes, elles ont assuré leur protection ».Les abeilles « enfumées » ont donc adopté un comportement calme, ce qui les a sauvées. Une fumée trop chaude ou trop dense auraient, par contre, pu les tuer. Mais dans ce cas-ci, et au vu des premières images, les abeilles ont retrouvé un comportement normal une heure à peu près avoir été exposées aux fumées. Les apiculteurs se disent donc soulagés. C'est eux qui avaient installé les ruches de la cathédrale en 2013. Les abeilles de Notre-Dame produisent environ 25 kilos de miel tous les ans, miel qui est vendu au personnel de l'institution. Des abeilles de type "européennes" qui, contrairement à d'autres espèces, ne quittent pas le navire. Ces abeilles, face au danger, n'auraient jamais abandonné leurs ruches.
Ahmat Zéïdane Bichara
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