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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Lorsque le 12 mars, alors que le Parlement a levé une dernière fois son immunité, il s’est montré fataliste : « Je n’aurai pas beaucoup de mains à serrer en partant ».

La vieillesse et l’usure du temps finissent toujours par avoir raison de l’homme qui ne peut plus jouer comme il se doit son rôle dans la société. Selon une information publiée le dimanche 14 avril par la RTBF signée l’AFP, Jean-Marie Le Pen quitte définitivement mardi l’arène politique en faisant ses adieux au Parlement européen, quoiqu’il aurait rêvé se faire réélire, « comme Molière qui souhaitait mourir sur les planches ». Après avoir présidé à la destinée du Front national près de 40 ans, avant de passer le relai à sa fille Marine en 2011, Jean –Marie Le Pen a gagné sept fois son billet pour entrée au Parlement européen de Strasbourg dont il est l’un des doyens, alors qu’en France, il a été élu député sur la même période que deux ans, de 1986 à 1988.  Le parti d’extrême droite, s’est révélé lors du scrutin européen du juin 1984 au cours duquel il avait fait une énorme percée en franchissant pour la première fois la barre fatidique des 10% sur le plan national. Cela lui avait permis d’envoyer une dizaine de députés à Strasbourg, dont monsieur Le Pen. Une tribune inespérée pour l’actuel Rassemblement National, le Parlement européen a été également l’un des pires détracteurs de ce parti, qui est actuellement accusé par la justice française  d’avoir instauré « un système de détournement », à son profit, des rémunérations de ses assistants parlementaires.

 

Les accusations ont été confirmées par un ancien eurodéputé frontiste qui avait expliqué aux policiers qu’un tel « système » existait déjà  du temps où le FN était dirigé par sa figure emblématique.  Au Parlement européen, monsieur Le Pen était considéré comme « la figure de proue de l’extrême droite européenne et son principal orateur », appartenant au même groupe que le parti néofasciste italien MSI qui lui s’est « très peu intéressé à Strasbourg », explique le politologue Jean-Yves Camus. Etant exclu de son propre parti en 2015 pour avoir tenu des propos négationnistes sur les chambres à gaz, il ne peut plus être investi, même s’il aurait bien voulu « assumer le rôle de doyen » dans l’hémicycle européen. «un peu comme Molière qui souhaitait mourir sur les planches ». Cette exclusion l’avait contraint à siéger parmi les non-inscrits puis de rejoindre en 2018 le parti européen néofasciste Alliance pour la paix et la liberté, différent du mouvement Européen des nations et des libertés auquel est rattaché le Rassemblement National de sa fille Marine Le Pen. Ses adversaires politiques ne sont guère tendres avec lui, à l’exemple de l’eurodéputé socialiste Pervenche Bérès, siégeant depuis 1994 qui se souvent qu’il prenait « de la place avec son service de sécurité, mais qu’il n’a rien fait » sur le plan politique. Il était l’objet à  neuf reprises de demande de levée de son immunité par ces collègues du Parlement, que ce soit pour des propos controversés hors de l’hémicycle ou pour de soupçons des emplois fictifs. Il avait obtenu gain de cause sur trois d’entre elles, tout le reste il avait perdu. Il le dit lui-même pour mieux dénoncer le « zèle exceptionnel » de la justice à son encontre.

Moussa T. Yowanga

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