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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

« On ne doit sortir de son silence que lorsque les nécessités l’exigent », eut déclaré Samuel Ferdinand-Lop dans les nouvelles pensées et maximes en 1970.Il a certes raison, mais de nos jours, cela pourrait s’adapter que dans certains cas ou conditions. Sinon, il faut en parler, dénoncer, réagir, voir aller toute de suite en action pour mettre fin à un mal ou un conflit qui ronge désastreusement la société. En effet, comme eut pensé Jacques Chardonne (dans demi-jour en 1964) : « Une belle œuvre veut le silence, il suffit d’écouter ».Et c’est le vrai mal ou la vraie erreur que le monde d’hier ou d’aujourd’hui commet allègrement. On n’écoute plus les signes de temps, on ne s’écoute plus  et enfin, on n’écoute plus cet inconnu qui souffre, qui crie et qui a besoin juste d’un seul regard pour éviter le pire. Jean Dutourd dans le carnet d’un émigré en 1973 n’a-t-il pas noté que : « Le silence, pour un artiste, c’est la mort. Quand je me tais, je meurs ». Et voyez-vous combien de fois garder le silence face à celui ou ceux-là qui sont dans la détresse, face  à un mal qui ronge la société,  face à un groupe de gangsters qui n’a pitié pour personne, un lobbying   de malhonnêtes ou de pervers qu’ils soient issus des religieux ou autres boycottant de leur grès les bonnes valeurs humaines ! Certes, il existe comme eut contrairement remarqué Grégoire Lacroix dans les euphorismes de Grégoire, Tome 3 en 2017 : « Des gens qui font beaucoup de bruit pour obtenir le silence, mais quand enfin ils l’ont obtenu, ils ne savent pas quoi en faire ! ». Que faire donc ? Briser le silence et la peur, surtout la peur de dénoncer et de donner son point de vue face à une situation intenable.  L’exemple de Rosa Parks est le meilleur et surtout à prendre à la lettre quand elle estime que: « Vous ne devez jamais avoir peur de ce que vous faites quand vous faites ce qui est juste ». En conclusion, citons encore Rosa Parks qui avait affirmé il ya de cela longtemps que certaines personnes ont adopté sa citation comme un conseil fort et valable partout dans leur vie : « On doit vivre sa vie en essayant d’en faire un modèle pour d’autres ». Bon dimanche à vous tous !

Silencieux depuis sa démission l’ancien Pape allemand Benoît XVI, a donné son avis par rapport à la crise qui secoue l’Eglise catholique en répond à sa propre interrogation, relayée par le journal suisse le Devoir ; Pourquoi la pédophilie a-t-elle pris de telles proportions ? Au final, cela s’explique par l’absence de Dieu : «Le pape émérite Benoît XVI explique les scandales de pédophilie du clergé par la révolution sexuelle des années 1960, des idées théologiques nouvelles, ainsi que l’effondrement en Occident de la foi, dans une analyse rendue publique jeudi. « La révolution de 1968 s’est battue pour une complète liberté sexuelle, qui n’admettait plus de normes », souligne le pape émérite allemand dans un texte touffu de 18 pages publié dans Klerusblatt, mensuel bavarois destiné au clergé. « La pédophilie a alors également été diagnostiquée comme permise et appropriée », ajoute-t-il, dans cette lettre publiée par des sites catholiques américains. Benoît XVI, qui vit reclus dans un petit monastère de la Cité du Vatican, s’exprime très rarement depuis sa démission voici six ans. Et son texte qui le ramène sous les projecteurs a fait l’effet d’une petite bombe, jeudi, chez certains théologiens ou pour des victimes d’abus sexuels. José Andres Murillo, un Chilien victime d’abus du clergé, a estimé jeudi que « le narcissisme théologique » de Benoît XVI avait « fait partie du problème de la culture d’abus et de silence de l’Église ». Le théologien américain Brian Flanagan juge par exemple dans un tweet que le lien que Benoît XVI fait avec les années 1960 constitue « une explication fausse et embarrassante. Dans son texte, le pape émérite allemand décrit « l’effondrement de grande ampleur » des vocations de prêtres après la révolution sexuelle des années 1960. Puisant des exemples dans son Allemagne natale, il raconte aussi comment « le radicalisme sans précédent des années 1960 » a fait souffler une « modernité » dans toutes les strates de la société, y compris dans les séminaires formant des prêtres. « Des cliques homosexuelles se sont développées dans différents séminaires », sans trop se cacher, relève-t-il de manière surprenante pour illustrer son propos sur une certaine « dissolution de l’enseignement moral de l’Église ». Et un évêque avait par exemple décidé de montrer des films pornographiques aux séminaristes « avec l’idée de les rendre plus résistants à des comportements contraires à la foi», affirme-t-il. Le pape émérite dresse en outre un constat assez amer d’une « société occidentale où Dieu a disparu de l’espace public » et où l’Église est perçue aujourd’hui comme «une sorte d’appareil politique ». « Pourquoi la pédophilie a-t-elle pris de telles proportions ? Au final, cela s’explique par l’absence de Dieu », devenu une « préoccupation d’ordre privé d’une minorité » de croyants, écrit-il»

Au Pays-Bas, le journal de Montréal citant l’AFP rapporte le vendredi 12 avril qu’un ancien directeur de banque de sperme est géniteur de 49 enfants : «L’ancien directeur d’une banque de sperme aux Pays-Bas, décédé en 2017, est le père biologique de 49 enfants nés d’une fécondation in vitro, a annoncé vendredi une organisation représentant les parents et les enfants au coeur du scandale. Jan Karbaat, médecin et ancien directeur d’une banque de sperme située à Barendrecht, dans le sud-ouest des Pays-Bas, est soupçonné d’avoir utilisé à de nombreuses reprises son propre sperme au lieu de celui du donneur choisi. Les résultats d’une série de tests ADN réalisés vendredi matin dans un hôpital à Nimègue (sud-ouest) « ont montré que 49 enfants dans l’affaire sont des descendants directs » de M. Karbaat, a indiqué l’organisation Defence for Children (défense pour les enfants) dans un communiqué. « Les résultats confirment de sérieux soupçons selon lesquels Karbaat utilisait son propre sperme dans sa clinique », a-t-elle ajouté.

Le scandale né autour de cette affaire a pris de l’ampleur en février, lorsqu’un tribunal néerlandais a décidé que le prélèvement ADN réalisé sur les affaires personnelles de M. Karbaat devait être mis à la disposition des parents et de leurs enfants afin qu’ils puissent effectuer leurs propres comparaisons. Avant sa mort à l’âge de 89 ans, Jan Karbaat aurait admis avoir eu une soixantaine d’enfants du temps où il travaillait à la clinique, qui avait fermé ses portes en 2009 pour irrégularités administratives. M. Karbaat aurait truqué les données, dépistages et descriptions des donneurs de sperme, et dépassé le nombre maximum convenu de six enfants par donneur. Le groupe d’enfants présumés de M. Karbaat et leurs familles avaient intenté une action en justice pour obtenir le profil ADN du médecin. Les avocats de la famille de M. Karbaat avaient argué que le droit à la vie privée de leurs clients devait être respecté. La décision des juges d’autoriser un test de paternité a cependant « placé le droit des enfants avant celui de Karbaat et sa famille », a réagi Iara de Witte, conseillère au sein de Defence for Children. « Maintenant, après des années d’incertitude, les plaignants peuvent enfin clore ce chapitre et commencer à digérer le fait qu’ils sont l’un des nombreux descendants de Karbaat », a-t-elle estimé. L’un des enfants, Eric Lever, avait affirmé en février au journal néerlandais NRC « ne pas être fâché contre Karbaat. (...) Je n’ai pas l’impression qu’il ait dupé ma mère. Elle voulait vraiment un enfant et ne pouvait pas en avoir avec mon père », avait-il expliqué. Selon Defence for Children, il est probable que Jan Karbaat soit le père biologique de plus d’enfants que les 49 révélés vendredi, a rapporté l’agence de presse néerlandaise ANP.»

L’OCDE désigne la Belgique comme étant le pays qui bat le record en matière de taxation du travail pour les célibataires. C’est une information publiée le vendredi 12 avril par la RTBF : «En 2018, la Belgique garde son titre de championne de la taxation sur le travail. C'est ce qui ressort des chiffres publiés dans un récent rapport de l'OCDE. A ce constat, il faut ajouter une nuance: cela concerne une certaine catégorie de la population belge: les travailleurs célibataires En effet, avec 52,7% du coût du travail, notre pays devance l'Allemagne (49,5%) et l'Italie qui complète le podium avec 47,9%. Et toujours dans ce même rapport, la moyenne pour l'ensemble des pays appartenant à l'OCDE, est de 36%. Autre conclusion marquante de ce rapport: la taxation sur le travail n'est pas la même pour les ménages vivant d'un seul salaire avec deux enfants en charge. Selon les chiffres de l'OCDE, cette moyenne est de 37,3%, ce qui place la Belgique en 7ème position dans le classement des pays membres. « Cette différence entre les personnes isolées et les ménages provient du fait que pour les ménages, on a déduit de la pression sociale et fiscale, les prestations sociales, autrement dit les allocations familiales pour faire le calcul », explique Bruno Wattenbergh, économiste et senior Adviser chez Ernst and Young, cabinet d'audit financier.

Mais, soulignent les auteurs de cette étude, la taxation sur le travail a baissé l'année dernière, faisant de la Belgique un des rares pays membres de l'OCDE, à avoir diminué ses coûts sur le travail. En 2017, compte tenu des employeurs et des employés, la pression sur le travail s'élevait à 53,8%. Comment expliquer cette baisse? En résumé, un seul mot : le taxshift, ce système crée par le gouvernement Michel visant à favoriser la création d'emplois, via une réduction des charges sur le travail pour les employeurs. « Au taxshift, il faut ajouter également la modération salariale", précise notre économiste." Le gouvernement Michel a fait en sorte de limiter autant que faire se peut le coût des salaires, notamment en bloquant, cette année, l'indexation automatique des salaires et en modérant les augmentations, ce qu'on appelle la norme salariale."Pour notre expert, Bruno Wattenbergh, « cette étude de l'OCDE démontre donc que si la Belgique bénéficie d’une des meilleures couvertures sociales du monde, celle-ci a un prix et fait de nous un des pays qui ponctionne le plus le travail. Dans un tel contexte il y a un risque que ce travail soit plus cher pour les entreprises belges que pour les entreprises localisées chez nos voisins ».  Le gouvernement sortant a donc baissé le coût du travail avec le tax shift et la modération salariale. « Mais, baisser les ponctions sociales pose de facto la question du financement de la sécurité sociale, surtout avec le vieillissement de la population. Le prochain gouvernement devra donc aborder à la fois la question de ce financement de la sécurité sociale mais aussi celui de l’indexation automatique des salaires.»

Au Soudan, le chef du Conseil militaire cède sa place à quelqu’un d’autre sous pression des manifestants, selon la dépêche de l’AFP reprise le vendredi 12 avril par le journal de Montréal : «Au lendemain de la destitution d’Omar el-Béchir, resté 30 ans au pouvoir au Soudan, les militaires au pouvoir démentent vendredi avoir mené un coup d’État et s’évertuent à rassurer la communauté internationale ainsi que les manifestants qui, eux, veulent leur départ. Lors d'un discours à la nation d’Awad Ibn Ouf, chef du Conseil militaire de transition qui dirige le pays depuis jeudi, a nommé un nouveau successeur  Nous ouvrirons un dialogue avec les partis politiques pour examiner comment gérer le Soudan. Il y aura un gouvernement civil et nous n’interviendrons pas dans sa composition », a-t-il dit, répétant des assurances formulées plus tôt par les chefs militaires.  Ceux-ci avaient par ailleurs affirmé que le président déchu était en détention, mais qu’il ne serait pas « livré à l’étranger », alors qu’il est sous le coup de deux mandats d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI).  Après des semaines de manifestations réclamant son départ, Omar el-Béchir, qui dirigeait le Soudan d’une main de fer depuis 1989, a été renversé jeudi par un coup d’État de l’armée qui a mis en place un « Conseil de transition militaire » pour deux ans.  Affichant leur rejet de cette transition, les manifestants ont passé leur sixième nuit consécutive devant le quartier général de l’armée. Malgré le couvre-feu imposé, la nuit a été calme.  Devant le conseil de sécurité de l’ONU, l’ambassadeur du Soudan à l’ONU, Yasir Abdelsalam, a aussi essayé de dissiper les craintes de la communauté internationale. 

Le Conseil militaire « se contentera d’être le garant d’un gouvernement civil », a-t-il dit. Il a en outre ajouté que la période de transition « pourra être réduite en fonction des développements sur le terrain et l’accord des parties prenantes ».  À l’occasion d’un grand rassemblement pour la prière du vendredi, des milliers de femmes et hommes vêtus de blanc ont afflué sous un soleil brûlant devant le QG de l’armée à Khartoum, selon des témoins. L’imam de la prière était enveloppé du drapeau soudanais. « C’est la première fois que je viens ici, j’ai répondu à l’appel pour venir faire la prière ici », explique Hussein Mohamed, un homme âgé venu d’Omdourman, ville voisine de Khartoum.  « Je suis impressionné par ce que font ici ces jeunes femmes et hommes », a-t-il ajouté.    «C’est notre place. Nous l’avons prise et nous n’allons pas l’abandonner jusqu’à ce que la victoire soit acquise. On a violé le couvre-feu. Nous allons continuer à le faire jusqu’à ce que nous obtenions un gouvernement de transition », a affirmé Abou Obeïda, un manifestant devant le QG de l’armée.  L’annonce de jeudi signifie que « nous ne sommes arrivés à rien », lâche pour sa part Adel.  « Nous n’arrêterons pas notre révolution. Nous appelons le régime à partir », ajoute-t-il.  De nombreux soldats sont visibles dans la foule, discutant avec les contestataires.  Le général Zinelabidine a affirmé vendredi que le Conseil militaire était prêt à « s’assoir avec les protestataires et à les écouter (...) et à travailler main dans la main avec eux (...) pour trouver des solutions » aux problèmes des Soudanais. Il a également réclamé à la communauté internationale des fonds pour régler la crise économique.  La décision du gouvernement le 19 décembre de tripler le prix du pain dans ce pays en plein marasme économique avait déclenché les manifestations.

Les États-Unis, qui maintiennent des sanctions contre le Soudan, pays sur leur liste des États soutenant « le terrorisme », ont exhorté l’armée à intégrer les civils au gouvernement, tout en saluant un « moment historique».  L’Union européenne a aussi appelé l’armée à un transfert « rapide » du pouvoir aux civils, tandis que l’Union africaine a critiqué la « prise de pouvoir par l’armée ».  La Ligue arabe a pour sa part appelé « au dialogue politique » pour répondre aux aspirations du peuple soudanais. M. Béchir a tenté de réprimer le mouvement de contestation par la force et instauré le 22 février l’état d’urgence à l’échelle nationale. Selon un bilan officiel, 49 personnes ont été tuées depuis le 19 décembre.  Parmi les autres mesures décrétées jeudi par les militaires figurent la fermeture des frontières terrestres jusqu’à nouvel ordre et un cessez-le-feu à travers le pays, notamment au Darfour (ouest), où un conflit a fait plus de 300 000 morts depuis 2003 selon l’ONU. Ces dernières années, le niveau de violence a cependant baissé.  Cette « révolution de palais » vise surtout « à protéger le régime et empêcher l’opposition, des civils, des non-islamistes (...) de prendre le pouvoir», indique à l’AFP Jérôme Tubiana, chercheur indépendant sur le Soudan.  «En fait, la perspective d’une transition démocratique pourrait être encore plus éloignée que lorsque Bachir était en place, dans la mesure il n’y a pas de centre du pouvoir avec qui négocier », estime pour sa part l’analyste Alex de Waal.  «Le fait que Béchir ait accepté sa destitution prouve qu’il s’agit, plutôt que de le livrer à la CPI, de le protéger. Rien d’étonnant de la part d’hommes qui ont été (...) ses complices », juge pour sa part M. Tubiana.  Amnesty International a appelé à remettre M. Béchir à la CPI. En 2009, cette Cour basée à La Haye avait lancé un mandat d’arrêt contre lui pour «crimes de guerre» et «contre l’humanité» au Darfour, ajoutant en 2010 l’accusation de «génocide». 

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