Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

Géo-localisation

Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Le monde dans lequel nous vivons est une grande usine à fabriquer des mauvaises nouvelles. Informer le public, c’est le rôle de tous les médias mais aujourd’hui la tendance générale est la concurrence aux informations sensationnelles qui font surtout vendre et nourrissent également la soif collective. Les lecteurs et les téléspectateurs sont tellement conditionnés comme le chien de Pavlov qu’ils demandent presque à être abreuvés par des informations souvent dures à supporter. Les histoires de meurtres ou assassinats, les accidents mortels, les arrestations et emprisonnement politique, le grand banditisme, les vols, le trafic de drogue, les attentats terroriste, les catastrophes naturelles, etc. Autant des informations véhiculées par les médias qui peuvent rendre malade plus d’une personne. Cependant, les gens en raffolent. Pour s’en convaincre, il suffit de voir le nombre des lecteurs, des auditeurs et téléspectateurs qui se ruent aux heures des informations. C’est un constat qui se vérifie aisément à travers la compilation des articles publiés par nos confrères de la RTBF, Le Devoir sans oublier les agences Belga et l’AFP qui contribuent grandement à travers leurs reporters disséminés aux quatre coins du monde, à propager une information d’un point du globe vers tous les pays. La Rédaction vous invite à vous plonger dans la lecture des articles qui font aujourd’hui l’actualité.

 

Au Soudan, les manifestants mobilisés depuis plusieurs semaines pour demander le départ de leur président ont été dispersés par les forces de sécurité, rapporte l’AFP, hier lundi 08 avril : « Des milliers de manifestants réclamant la démission du président soudanais Omar el-Béchir ont été dispersés lundi matin par des tirs de gaz lacrymogènes à proximité du quartier général de l'armée à Khartoum, ont affirmé des témoins à l'AFP. Des véhicules transportant des forces de sécurité ont pris position très tôt lundi près du quartier général de l'armée où des manifestants sont rassemblés depuis samedi, selon des témoins. Elles « ont alors commencé à tirer des gaz lacrymogènes sur les manifestants », a expliqué un témoin sous couvert d'anonymat. Des personnes résidant dans un quartier très favorisé de Khartoum, situé à cinq kilomètres de ce complexe abritant le siège de l'armée, le ministère de la Défense et la résidence du président, ont confirmé avoir senti l'odeur de ces gaz lacrymogènes. « En entendant le bruit des tirs de gaz lacrymogènes, je suis sorti sur mon balcon et je les sentais », a raconté un résident.

Des milliers de protestataires sont réunis depuis samedi devant ce complexe et un grand nombre d'entre eux ont dormi sur place. Scandant des slogans anti-gouvernementaux, ils ont appelé l'armée à les soutenir.Déclenchées le 19 décembre par la décision du gouvernement de tripler le prix du pain, les manifestations se sont rapidement transformées en mouvement de contestation contre M. Béchir, à la tête d'un pays en proie à une crise économique. Le président a qualifié de « légitimes » les problèmes économiques rencontrés par les manifestants. Depuis le début du mouvement, 32 personnes sont décédées, selon les autorités. L'ONG Human Rights Watch (HRW) a évoqué le chiffre d'au moins 51 morts. En raison de l'état d'urgence décrété par M. Béchir, la mobilisation avait nettement baissé ces dernières semaines. Les opposants au gouvernement avaient appelé à manifester pour la journée de samedi, dont la date n'avait pas été laissée au hasard puisqu'elle marque l'anniversaire de la révolte du 6 avril 1985, qui avait permis de renverser le régime du président Jaafar al-Nimeiri.»

 

Le journal Le devoir citant l’AFP rapporte que le président sénégalais envisage de supprimer le poste de Premier ministre à moyen terme : «Le président Macky Sall a décidé d’orienter le Sénégal vers un régime de type présidentiel en confiant à son premier ministre, reconduit samedi, la tâche de supprimer à moyen terme la fonction de chef de gouvernement, gage selon lui d’une plus grande efficacité pour mener à bien d’ambitieuses réformes. Le Sénégal, qui fait figure de modèle démocratique en Afrique, s’était déjà passé de premier ministre dans les années 1960 sous la présidence de Léopold Sédar Senghor et au début des années 1980 sous celle d’Abdou Diouf. Quatre jours après avoir prêté serment pour un second mandat de cinq ans, Macky Sall a reconduit dans ses fonctions son premier ministre depuis 57 mois, Mahammed Boun Abdallah Dionne, le chargeant de constituer rapidement un gouvernement « resserré » et « recentré sur les missions essentielles de l’État ». Mais il lui a aussi confié la tâche de présenter à l’Assemblée nationale, où il dispose d’une confortable majorité, une réforme qui « passera par la suppression de l’échelon intermédiaire de premier ministre », a lui-même expliqué M. Dionne depuis le palais présidentiel. « Ce dont il s’agit, c’est de diminuer les goulots d’étranglement pour que l’information circule davantage » et pour que les réformes aient « davantage d’impact pour les populations », a souligné à la télévision M. Dionne.

Pendant la période de transition, Mahammed Boun Abdallah Dionne cumulera ses fonctions de premier ministre et celles de nouveau secrétaire général de la présidence de la République, dont les bureaux sont situés dans le palais présidentiel, de l’autre côté de l’avenue Léopold Sédar Senghor, dans le centre de Dakar. Ensuite, « la deuxième fonction qui m’a été confiée prendra le dessus bien entendu », a-t-il précisé. Macky Sall a décidé « d’insuffler une nouvelle dynamique à la conduite des affaires publiques » avec pour objectifs « la simplicité dans l’organisation », « la souplesse dans l’action » et « la clarté et la lisibilité des échelles de responsabilités », avait peu avant expliqué le secrétaire général de la présidence de la République sortant, Maxime Jean-Simon Ndiaye. Le chef de l’État a donc décidé de « reconsidérer » la fonction de premier ministre pour « être lui-même au contact direct avec les niveaux administratifs » chargés de conduire ses politiques, selon M. Ndiaye. « Il faudra faire une modification au poste de premier ministre. Il faudra que l’on puisse répondre avec célérité aux demandes des populations et à la demande récurrente des jeunes sur l’emploi, aux questions de développement et à l’accès universel » aux services publics, avait confié dans l’après-midi Macky Sall à M. Dionne, selon des images télévisées de leur entretien. « Une fois la réforme passée vous pourrez m’aider dans le suivi de la mise en oeuvre de l’action du gouvernement », lui avait-t-il expliqué.

Macky Sall, 57 ans, a vu dans sa réélection la validation de son plan Sénégal émergent (PSE), qui s’est notamment traduit par une politique de grands travaux tels que la construction d’un nouvel aéroport international, d’une ville nouvelle aux portes de Dakar ou d’un Train express régional. Pour son second mandat, il s’est engagé à « faire encore plus et mieux », faisant de la jeunesse, des femmes et de l’environnement ses priorités. Au pouvoir depuis 2012, il avait été réélu dès le premier tour du scrutin le 24 février avec 58,26 % des voix, loin devant l’ex-Premier ministre Idrissa Seck (20,51 %), le candidat antisystème Ousmane Sonko (15,67 %), le président d’université privée Issa Sall (4,07 %) et l’ex-ministre Madické Niang (1,48 %). L’opposition n’a pas réagi immédiatement à l’annonce de cette réforme à la tête de l’État. Elle avait dénoncé l’invalidation des candidatures de Karim Wade, fils et ancien ministre de son prédécesseur Abdoulaye Wade (2000-2012), et de Khalifa Sall, maire déchu de Dakar, tous deux frappés par des condamnations judiciaires, ainsi que l’instauration d’un nouveau système de parrainages qui a éliminé 20 des 27 prétendants.»

 

A l’Etat du Brunei, les autorités vont en guerre contre certaines pratiques contraires aux bonnes mœurs telles que l’homosexualité et l’adultère. C’est le journal Le devoir qui en fait écho : « Le petit État du Brunei a instauré mercredi la peine de mort par lapidation pour punir l’homosexualité et l’adultère, nouvelle législation d’inspiration islamiste qui suscite une vague d’indignation d’ONG, de personnalités et de gouvernements dans toute la planète. Le pays riche en hydrocarbures situé sur l’île de Bornéo, dirigé d’une main de fer par le sultan Hassanal Bolkiah, devient ainsi le premier pays d’Asie du Sud-est à appliquer au niveau national un code pénal suivant la charia la plus stricte, comme le fait l’Arabie saoudite. Le nouveau code prévoit aussi l’amputation d’une main ou d’un pied pour les voleurs. Le viol est également passible de la peine de mort, tout comme l’insulte au prophète Mahomet. Certains articles du code, comme la lapidation pour homosexualité, s’appliquent aux musulmans comme aux non-musulmans. Le sultan Bolkiah, qui dirige la monarchie depuis 1967, n’a pas mentionné officiellement l’entrée en vigueur des nouvelles lois dans un discours prononcé mercredi, mais a appelé à un islam plus fort.  « Je veux voir les enseignements de l’islam dans ce pays se renforcer », a-t-il déclaré dans un centre de congrès proche de la capitale, Bandar Seri Begawan. Brunei est un pays « juste et heureux », a assuré le sultan en réponse aux critiques. «Quiconque viendra dans le pays aura une expérience agréable et profitera d’un environnement sûr et harmonieux.» Des représentants du gouvernement ont confirmé l’entrée en vigueur de ce nouveau code pénal, qui a été dénoncé comme une atteinte aux droits de la personne. Phil Robertson, directeur adjoint de l’ONG Human Rights Watch, estime que le texte est « barbare dans son essence » et « impose des punitions archaïques pour des actes qui ne devraient même pas être considérés comme des crimes ». Pour l’Union européenne, certains aspects de la législation relèvent « de la torture ou d’actes cruels, inhumains et dégradants ». Les États-Unis ont souligné que la législation était contraire « aux obligations internationales » du Brunei « quant aux droits de la personne ». Le sultan, l’une des plus grandes fortunes au monde, avait annoncé dès 2013 l’application progressive de la charia.

Les nouvelles lois rendent les rapports sexuels entre les hommes passibles de la peine capitale par lapidation. Les relations entre femmes sont passibles d’un maximum de 10 ans de prison. Jusque-là, les relations sexuelles entre hommes, déjà illégales au Brunei, étaient punies d’une peine maximale de 10 ans de prison. Un habitant gai de 33 ans s’est insurgé contre des dispositions « injustes, cruelles » et qui ne doivent « pas être mises en œuvre ». « Cela enlève vraiment toute ma joie de vivre, ma liberté d’expression, cela me déprime tant », a-t-il dit à l’AFP sous couvert de l’anonymat. Zulhelmi ben Mohamad, une femme transgenre de 19 ans qui a fui le Brunei l’année dernière et a demandé l’asile au Canada, a jugé que la communauté LGBT du pays, qui vit déjà de manière « très cachée », allait souffrir encore davantage. « Certains s’inquiètent beaucoup et aimeraient fuir le pays avant qu’on découvre qu’ils ne sont pas hétérosexuels. » Il reste difficile d’évaluer le sentiment de la population générale quant à l’application de la charia, puisqu’au Brunei, la plupart des 435 000 habitants évitent de critiquer le sultan. Celui-ci veut avant tout s’assurer le soutien de la communauté malaise musulmane, soit environ 70 % de la population. Pour les analystes, le sultan Hassanal Bolkiah cherche à renforcer son image de dirigeant islamique aux yeux des plus conservateurs à un moment où l’économie nationale, basée sur le pétrole, donne des signes de faiblesse. Dans les faits, il n’est pas sûr que la peine la plus sévère, la lapidation, soit un jour mise en pratique. Les conditions à réunir pour que la justice parvienne à une sentence de lapidation resteront exceptionnelles : un accusé doit soit avouer son crime, soit l’avoir commis devant au moins quatre témoins.»

En Roumanie, les actes commis dans l’exercice de ses fonctions ont fini par rattraper l’ex-président roumain jugé pour crime contre l’humanité, selon l’information publiée le 08 avril par la RTBF citant l’agence Belga : «L'ancien président roumain Ion Iliescu va être jugé pour "crimes contre l'humanité" pour son rôle dans les événements sanglants qui ont suivi le soulèvement anticommuniste et la chute de Nicolae Ceausescu en 1989, a annoncé lundi le parquet général. Les poursuites concernent les tirs ayant fait des centaines de morts dans les jours qui ont suivi la fuite de l'ancien dictateur le 22 décembre 1989 sur fond de manifestations anticommunistes massives. Ion Iliescu, ancien dignitaire communiste aujourd'hui âgé de 89 ans, est accusé d'avoir été derrière une « vaste opération de diversion et de désinformation » qui a créé une « psychose généralisée marquée par des tirs chaotiques et fratricides », selon le parquet. Cette opération devait permettre au Front du salut national (FSN) qu'il dirigeait « d'accéder au pouvoir et d'obtenir une légitimité aux yeux du peuple ». Au total 862 personnes sont mortes et plus de 2150 ont été blessées dans ces circonstances troubles, victimes, selon la version officielle de l'époque, de mystérieux « terroristes » fidèles à l'ancien dictateur.»

Aux Etats-Unis, le président Donald Trump a procédé au remplacement du chef du Secret Service américain, l’information a été publiée le 08 avril par la RTBF en partenariat avec l’AFP : « Le patron du Secret Service, la prestigieuse police d'élite chargée de la protection du président des Etats-Unis, va quitter prochainement son poste, a annoncé lundi la Maison Blanche sans donner les raisons de ce départ inattendu. "Le directeur du Secret Service, Randolph Alles (...) partira prochainement et le président Trump a choisi James Murray, qui a fait sa carrière au sein de l'USSS, pour le remplacer à partir de mai", a indiqué Sarah Sanders, porte-parole de l'exécutif américain. Cette annonce intervient au lendemain de celle du départ de la ministre de la Sécurité intérieure Kirstjen Nielsen. Fort de plus de 6.500 hommes et femmes, le Secret Service est rattaché à ce ministère. Elle intervient aussi dix jours après l'interpellation d'une Chinoise qui s'était introduite, en possession de plusieurs téléphones et d'un « logiciel malveillant », dans le club de Mar-a-Lago en Floride où le président Donald Trump passait le week-end. Interrogé mercredi sur cet incident, M. Trump n'avait émis aucune critique sur le Secret Service. « Ils ont fait un travail fantastique depuis le premier jour. Je suis très content d'eux », avait-il affirmé. Au-delà de celle du président lui-même, le Secret Service est aussi responsable de la sécurité à vie des anciens présidents et vice-présidents, de leurs familles, des candidats à la présidentielle et des chefs d'Etat et de gouvernement étrangers en visite officielle. M. Alles « a fait un très bon travail au cours des deux années écoulées et le président le remercie pour ses plus de 40 années au service de notre pays », a ajouté Sarah Sanders dans un bref communiqué.»

 

En France, la banque Société générale envisage de supprimer 1.600 postes à travers le monde, dont près de la moitié à l’hexagone, selon l’information livrée le lundi 08 avril par la RTBF signée l’AFP : « Chaque année apporte son lot de suppressions de postes », s'est désolé un représentant du personnel: la Société Générale a annoncé lundi soir aux organisations syndicales vouloir supprimer quelque 1.600 postes dans le monde, dont environ 700 en France, notamment dans sa banque de financement et d'investissement (BFI)."La direction a présenté aux organisations syndicales un plan d'économies" lors d'une réunion à la Défense, son siège, a indiqué à l'AFP Khalid Bel Hadaoui, délégué CFDT Société Générale. « Le détail du plan sera communiqué mardi matin aux élus », précise dans un communiqué la CGT, qui évoque 1.200 suppressions de postes pour la seule BFI de la banque et dénonce « le 12e plan de réduction d'effectif de l'ère (Frédéric) Oudéa », directeur général du groupe. Dans l'Hexagone, la banque souhaite supprimer environ 500 postes dans la BFI et 171 dans son activité de banque de détail et de services financiers internationaux, d'après les deux syndicats. Pour le reste du monde, aucun détail n'a été donné. Sollicitée par l'AFP, la direction de la Société Générale n'a pas souhaité faire de commentaires. Le groupe bancaire emploie 148.000 personnes dans le monde, dont 20.000 dans la banque de financement et d'investissement. Les suppressions de postes en France doivent se faire dans le cadre d'une rupture conventionnelle collective (RCC), c'est-à-dire via des départs volontaires, a précisé M. Bel Hadaoui. « Chaque année apporte son lot de suppressions de postes », s'est désolé le délégué CFDT.

La banque a en effet engagé depuis 2015 un vaste plan de transformation de sa banque de détail en France destiné à préserver sa rentabilité tout en répondant à l'évolution numérique du secteur et des usages de sa clientèle. Pour la période 2015-2020, la banque avait déjà annoncé la suppression de près de 3.500 postes et la fermeture de 500 agences. Après la banque de détail, des suppressions de postes étaient attendues dans la BFI. La banque avait annoncé dès le 7 février, lors de la présentation de ses résultats annuels, vouloir réduire la voilure au sein de sa banque de financement et d'investissement, notamment en baissant le capital utilisé par ce pôle bancaire à hauteur de 8 milliards d'euros, plus particulièrement sur les activités obligataires, de changes et de matières premières. A quoi est venu s'ajouter un plan supplémentaire de réduction des coûts d'environ 500 millions d'euros d'ici 2020 dans cette même branche au niveau mondial, devant permettre à la banque de regagner en rentabilité sur les activités de marché. Cela porte le plan d'économies de la banque rouge et noir à 1,6 milliard d'euros. A l'instar des autres banques européennes, la Société Générale est confrontée à une baisse de la rentabilité de ses activités en raison de taux bas durables. Les exigences réglementaires l'obligent aussi à mettre de côté une certaine proportion de son capital pour couvrir les risques inhérents à ses activités. « La priorité du management des banques aujourd'hui est d'essayer d'améliorer la rentabilité structurelle », avait défendu Frédéric Oudéa lors de la conférence de presse des résultats 2018. « Nous devons nous adapter à un marché dont la taille est plus petite (...), le nombre d'acteurs sur ces marchés reste très important et donc on voit très bien que les effets de taille sur ces activités-là et en particulier sur les activités de flux sont des éléments majeurs de la rentabilité », avait renchéri Séverin Cabannes, directeur général délégué responsable de la BFI du groupe français.»

Sélection et commentaire de la Rédaction

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article