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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Dans un monde où les bonnes nouvelles sont une denrée rare, la créativité d’un étudiant ghanéen qui transforme des pneus recyclés en mobiliers, est source d’espoir et d’immense satisfaction. C’est notre confrère Dylan Gamba de la RTBF qui y consacre un excellent article dans lequel l’auteur met un accent particulier sur le procédé de ce jeune créateur africain. Jeffrey Kwanena Yeboah, car c’est bien de lui qu’il s’agit. Sa technique consiste à récupérer les pneumatiques abandonnés le long des routes ou dans les décharges des villes ghanéennes pour en faire des tables ou des chaises. Cet étudiant occupe des modestes locaux au nord d’Accra où il emploie deux personnes pour cette activité lucrative. Etudiant en sciences de l’informatique, ce jeune nourrit espère à terme créer une entreprise de « uprecycling » qui se déploiera dans toutes les régions du pays. Il met en avant la dimension environnementale au cœur de son projet.

Pour arrondir ses fins de mois, l’étudiant démuni travaille en tant que décorateur intérieur, c’est donc grâce à cette activité qu’il a eue l’inspiration de se mettre à son propre compte à travers cette idée géniale. « Un client voulait une table particulière avec une identité africaine, mais il était impossible de la trouver », explique-t-il. « Alors sur le ton de la rigolade, je lui lance qu’il est possible de faire du mobilier à partir des pneus recyclés. Il me laisse une semaine pour réaliser la table », se rappelle Jeffrey Yeboah. Durant ce laps de temps, l’étudiant choisit un pneu, le lave et y incorpore des couleurs. Le résultat est visiblement concluant. « Il a adoré », sourit-il. Cette expérience remonte à 2015. Et depuis, l’étudiant de 25 ans, qui termine ses études, a démarré son entreprise Ripples Interior Decor Ghana. C’est à Madina qu’il a installé les locaux de son entreprise. Le recyclage de matériaux demeure son crédo. Il parvient grâce aux matériaux recyclés en faire des objets à haute valeur ajoutée.L’entreprise est installée dans un modeste bâtiment en tôle de quelques mètres carrés qui jouxte la route. La matière première n’est pas trop loin des locaux de l’entreprise. Il tire profit de la détérioration rapide des pneus en raison de la mauvaise qualité des routes au Ghana.

Le long de la route est jonché des pneus et également dans des décharges où ils attendent longtemps pour être brûlés. «Quand les pneus sont brûlés, des produits toxiques et des résidus de produits chimiques s’en échappent et cela pollue les sols », témoigne-t-il, ajoutant que s’ils sont laissés dans la nature, «de l’eau s’accumule dans les jointures ce qui favorise le développement de moustiques ». Le jeune entrepreneur ne cache pas ses ambitions. «Il faut sauver l’environnement », témoigne-t-il. Outre les pneus recyclés, le cordage utilisé pour couvrir les pneumatiques est fait à base de sisal, une plante originaire du Mexique. Après seulement quelques années d’existence. La petite entreprise compte une trentaine de clients.» «Une table nous prend environ une douzaine d’heure de travail », confie-t-il. Le cordage est enroulé avec soin et collé sur les pneus. Chaque réalisation est vendue entre 200 et 450 cedis (entre 30 et 70 euros). «Pour l’instant, tous nos clients sont au Ghana, mais j’espère, d’ici deux ans, pouvoir exporter mais également avoir des bureaux dans chaque région du pays pour pouvoir former au moins une centaine de personnes », ajoute-t-il.

Moussa T. Yowanga

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