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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

A compte de la prochaine rentrée, les étudiants étrangers non-européens vont verser des frais d’inscription dix fois plus importants que leurs homologues européens ou les futurs doctorants qui en sont exclus. C’est le journal numérique L’Express et l’AFP, qui ont rapporté il y a quarante huit heures  l’information selon laquelle deux textes relatifs à la hausse des frais d’inscription universitaires pour les étudiants extra-européens ont été publiés dimanche 21 avril au journal officiel. Ce qui va certainement attrister les différents acteurs de l’enseignement supérieurs qui se sont mobilisés contre cette mesure. Dorénavant, les étudiants extra-européens devront s’acquitter de 2270 euros en Licence et 3770 euros en Masters, ce qui revient à payer dix fois plus que leurs homologues européens, selon l’arrêté signé par la ministre de l’Enseignement supérieur. En revanche, les doctorants et les ceux des étudiants non-européens ayant déjà entamé leurs études en France ne seront pas impactés par cette hausse.

L’un des décrets publiés dimanche recense une série de cas selon lesquels les étudiants non-européens pourraient bénéficier des exonérations, notamment en raison de leur « situation personnelle » ou s’ils répondent « aux orientations stratégiques de l’établissement ».  Rappelons qu’avant cette hausse, les frais d’inscription payés par les tous les étudiants y compris les extra-européens s’élevaient à 170 euros pour une année de formation en licence, 243 euros pour le niveau master et 380 euros pour les études doctorales. La hausse ne s’appliquera pas par ailleurs pour ceux derniers (doctorants), qui du reste, avait souligné l’arrêté ministériel. La ministre de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal a également refusé d’augmenter de 10 à 15% le quota d’étudiants que les universités peuvent décider d’exonérer de frais, comme le permet un décret de 2013. L’annonce en novembre de cette augmentation des frais d’inscription universitaires a suscité des vagues de protestations.  Cependant le gouvernement assure qu’elle pourra renforcer l’attractivité de la France et d’augmenter le nombre de boursiers mais il n’a pas pu convaincre les opposants qui accusent cette réforme d’ériger un « mur de l’argent » frappant les étudiants étrangers les moins fortunés. Plusieurs universités françaises ont affiché leur volonté de ne pas appliquer cette hausse, en utilisant la possibilité d’exonérer de frais une partie de leurs effectifs. Un rapport parlementaire a conclu en mi-mars que cette mesure faisait courir « un risque réel de décrochage sur le court terme » pour l’attractivité de l’enseignement supérieur français.

Moussa T. Yowanga

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