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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Le meurtre d’une jeune femme brûlée vive a bouleversé tout le pays peuplé de plus de 160 millions d’habitants. L’information circule depuis le samedi 20 avril grâce aux réseaux sociaux et les médias numériques dont l’AFP qui relève que des manifestations ont été organisées samedi à Dacca, pour la dixième journée d’affilée, en protestation contre le meurtre d’une élève de 19 ans, brûlée vive, dont le seul tort est d’avoir porté plainte pour harcèlement sexuel contre son directeur d’école. Nusrat Jahan Rafi a été tuée le 10 avril dans des conditions inhumaines, ce qui a suscité l’indignation au Bangladesh, où les organisations associatives fustigent le peu d’empressement des autorités à mener des enquêtes sur les affaires de viol ou d’agression sexuelle, et une « culture d’impunité ». Les manifestants ont réclamé la peine de mort à l’encontre des meurtriers de la jeune femme. Elle était tombée dans un guet apens que lui ont tendu ses meurtriers en l’attirant sur le toit du séminaire islamique où elle étudiait à Féni, au sud de la capitale. Ses agresseurs lui ont intimé l’ordre de retirer la plainte pour harcèlement déposée contre le directeur d’école. Elle a refusé d’obtempérer.C’est alors qu’elle a été aspergée de kérosène avant d’être enflammée vive. Elle succombera quelques heures plus tard à l’hôpital des suites de ses brûlures  sur 80% du corps.

Au total dix huit suspects, dont le directeur de l’école, ont été inculpés par la police. «Les viols et les agressions sexuelles ont augmenté de façon alarmantes dans le pays », s’alarme un manifestant, Rahman Apu, auprès de l’AFP. «Le meurtre de Nusrat Rafi montre que même les filles les plus courageuses n’obtiennent pas justice ». «Elle a été tuée pour avoir osé porter plainte contre son agresseur. Si la police et l’administration avaient bien fait leur travail, elle aurait pu être protégée », dénonce Apu. Quant à Kamrun Nahar, syndicaliste dans le secteur de l’habillement, le meurtre a réveillé les consciences dans le pays. «Nous n’arrêterons pas de manifester tant que les meurtriers de Nusrat et les autres responsables, ne seront pas punis », a martelé Nahar. «Nous ne voulons plus de ces meurtres atroces ». L’un des suspects a avoué à la justice cette semaine que le directeur de l’école avait commandité le meurtre. Le chef de la section locale du parti au pouvoir a également été inculpé, soupçonné d’avoir soutenu les tueurs. La victime s’était rendue à la police fin mars pour porter plainte. Une vidéo montre le responsable du commissariat local enregistrer la plainte tout en la minimisant comme n’étant « pas une grosse affaire ». La police a apporté quelques détails sur les faits en indiquant qu’au moins cinq suspects arrêtés, notamment trois camarades de classe de la jeune femme, l’ont attachée avec une écharpe avant de l’enflammer, et avaient l’intention de faire passer sa mort pour un suicide. Face au mouvement de colère et l’émoi suscité par cette affaire, la Première ministre Sheikh Hasina s’est engagée à ce que toutes les personnes impliquées dans cet ignoble assassinat répondent de leurs actes devant la justice.

Moussa T. Yowanga

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