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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

En cas d’espèce, l’Afrique subsaharienne dépend davantage de ces apports financiers. Ce sont souvent, pour plus d’un tiers, les principales sources de financement, avant les investissements étrangers et l’aide publique au développement. «Les immigrés qui vivent et travaillent dans les pays riches sont en fait quatre fois plus généreux avec les pays d’origine », explique Arnaud Zacharie, le secrétaire général de l’ONG CNCD-11.11.11, le centre national de coopération au développement. «Ces pays riches devraient pourtant mobiliser 0,7% de leur richesse à l’aide au développement. Ils atteignent actuellement 0,3% à l’échelle mondiale.

L’année 2018 aura été donc marquée par des montants record de transfert d’argent des immigrés au profit de leur famille restée au pays. C’est ce que révèle un article de la RTBF publié le mardi 09 avril signé par notre confrère Dominique Delhalle. Selon ce dernier, le montant annuel des transferts financiers d’un immigré vivant dans un pays développé vers sa famille habitant un pays en voie de développement a grimpé de 9,6%. En 2017, il y a eu déjà une hausse de 8,5% nettement plus élevée par rapport aux années précédentes. D’après les données de la banque mondiale, c’est la croissance qui explique cette double envolée. La banque met en avant l’embellie de l’économie et la situation de l’emploi aux Etats-Unis, une croissance des flux de pays du Golfe et de la fédération de Russie.  S’il faut classer selon l’ordre de grandeur en termes de volume, les principaux bénéficiaires sont entre autres l’Inde (70 milliards d’euros) ; la Chine (59 milliards), le Mexique (32 milliards), les Philippines (30 milliards) et l’Egypte (25 milliards). Un autre classement plus affiné est établi en fonction du poids des différentes économies en développement.

 

Ces transferts de migrants devraient inciter les gouvernements des pays riches à respecter à leur tour leurs engagements pour mobiliser suffisamment de moyens pour atteindre les objectifs de développement durable des Nations unies ». Il est évident que «Cet argent remplace la sécurité sociale et est souvent vital pour les familles. Or, on constate que les banques prennent en moyenne 7% de commission sur ces transferts de fonds. Ce que demandent les ONG mais aussi des organisations internationales, c’est de réduire ces coûts de transaction à maximum 3% pour maximiser l’argent qui arrive en cash dans ces familles et qui va pouvoir véritablement faire son effet ». Principal rédacteur de cette note au nom de la banque mondiale, Dilit Ratha propose de renégocier des partenariats exclusifs (« par exemple entre les services postaux et un prestataire de services de transfert »). «Laisser de nouveaux concurrents entrer en lice à travers les bureaux de poste, les banques et les compagnies de télécommunications va accroître la concurrence et diminuer le prix des transferts.»

Moussa T. Yowanga

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