Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

Géo-localisation

Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Le Venezuela est au centre de tensions entre Washington et Moscou ce qui ressort de la dépêche de l’AFP de mercredi 27 mars qui rapporte l’information selon laquelle le président américain a appelé mercredi la Russie à quitter le Venezuela, après un pic de tension lié à l’envoi par Moscou de militaires et du matériel à Caracas. «La Russie doit partir », a déclaré Donald Trump, lors du passage à la Maison-Blanche de Fabiana Rosales, épouse du chef de file de l’opposition Juan Guaindo et « Première dame du Venezuela », selon les propos de la présidence américaine. La tension est montée d’un cran entre Washington, qui reconnait Juan Gaindo comme président par intérim du pays et exige le départ de Nicolas Maduro, et Moscou, qui accuse les autorités américaines d’essayer d’organiser un « coup d’Etat » dans ce pays aux immenses réserves pétrolières. En début de semaine, monsieur Mike Pompeo avait dénoncé «l’intrusion persistance de personnel militaire russe pour soutenir le régime illégitime de Nicolas Maduro » et prévenu que les Etats-Unis ne resteraient pas les bras croisés si la Russie continuait « d’exacerber les tensions » au Venezuela. Les autorités russes revendiquent le droit de renforcer sa coopération avec Venezuela « en accord avec la Constitution de ce pays et dans le cadre de la loi ».

Deux avions russes transportant une centaine de militaires et 35 tonnes de matériel sont arrivés à Caracas, d’après l’agence russe Sputnik. Réagissant aux propos menaçants de M. Trump, la porte-parole de la diplomatie russe Maria Zakarova lui a conseillé de tenir sa promesse de retirer les troupes américaines de Syrie avant de prodiguer des conseils à d’autres pays. «Il a déclaré que les Etats-Unis se retireraient de Syrie, un mois est passé… Je pose la question : se sont-ils retirés ? », a-t-elle déclaré, citée par l’agence Interfax. « Avant de vouloir prendre en main le destin d’autres pays, je lui conseillerais de réaliser les promesses faites à la communauté internationale ». Deux mois après s’être autoproclamé président par intérim du pays le 23 janvier, le Venezuela est toujours dans l’impasse, confronté à la plus grave crise de son histoire, avec une économie au ralenti, une monnaie et des pénuries de tout. Nicolas Maduro de son côté s’appuie sur le soutien de la Russie et de la Chine, les principaux donateurs du pays, qui prennent systématiquement son parti dans les instances internationales comme au Conseil de sécurité des Nations unies. Le vice-président américain Mike Pence y voit une sorte de provocation de la Russie. « Les Etats-Unis appellent la Russie à cesser tout soutien au régime (du président Nicolas) Maduro », a-t-il insisté. Monsieur Pompeo a réaffirmé que les Etats-Unis n’avaient aucunement l’intention de négocier avec Nicolas Maduro. «Aucun élément n’accrédite l’idée que parler avec Maduro apporterait quoi que ce soit à ce stade », a-t-il déclaré devant le Congrès. «Il est temps qu’il parte ».

Moussa T. Yowanga

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article