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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Sauf erreur de la Rédaction, sinon cette réaction publiée depuis hier mardi 19 mars 2019 sur les réseaux sociaux par le secrétaire général  de la Convention Tchadienne pour la Défense des Droits de l’Homme(C.T.D.D.H), ne porte aucune signature. Malgré que Bernard Pivot (dans le métier de lire) eût affirmé que: « Le journaliste est un interprète de la curiosité publique », la Rédaction n’a pas cherché à connaître les raisons pour lesquelles, cette analyse assez engagée ne soit pas sanctionnée par une signature. Malgré tout, reconnaissons-le sincèrement que cela n’enlève en rien le message de monsieur Mahamat Nour Ahmed Ibedou à l'attention du peuple tchadien et de l'opinion internationale. En effet comme eut constaté Dominique Wolton:«Dans la communication, le plus compliqué n’est ni le message, ni la technique,mais le récepteur ». Et il a totalement raison, car le message de monsieur Mahamat Nour Ahmed Ibedou est bien clair et il est presque écrit en français facile. Ainsi commence-t-il son premier paragraphe :« Nous avions été attaqués de toutes parts et avons subi beaucoup de pressions de la part des personnes hauts placées quand dans notre communiqué de presse n° 005 du 22 Février 2019 , nous avions dénoncé l'enlèvement, les viols répétés et la séquestration pendant plus d'un mois de la petite Ache Ali par le sultan du Baguirmi MBANG Adji. Certains de nos détracteurs avaient même évoqué la possibilité de porter plainte contre notre organisation la CTDDH pour diffamation, calomnie etc. D'autres avaient dit que la CTDDH avait par cet acte diffamé tous les baguirmiens et trainer le royaume du Baguirmi dans la boue ; d'autres encore avaient affirmé que nous avions été instrumentalisés par les ennemis du Sultan pour nuire à son image etc. La CTDDH par nôtre voix tient à faire la mise au point suivante: En effet, nous avions bien conscience quand nous dénonçons les agissements d'un personnage de cette envergure que nous devons au préalable nous prémunir d'un certain nombre de preuves irréfutables. La CTDDH n'a aucun intérêt à s'attaquer sans raison valable à une autorité traditionnelle de ce statut si nous n'avons pas été convaincus du bien fondé de notre action. Dire que nous avons attenté à l'honneur de tous les baguirmiens est tous simplement ridicule; la CTDDH possède des militants baguirmiens et beaucoup d'entre eux sont nos amis personnels parfois des amis intimes. Dire que nous avons été manipulés par les ennemis du Sultan est insultant et c'est mal nous connaître que d'avancer de telles allégations; nous n'avons rien contre Monsieur Mbang Adji, d’ailleurs, nous ne le connaissions même pas ».

 

Tout ne s’arrête pas là. Car  dans son second paragraphe ,le secrétaire général de la C.T.D.D.H comme nous l’avions eu déjà à le dire ci-haut, n’ait certes pas voulu volontairement signé cette belle et forte page d’écriture sous forme d’un communiqué de presse, eut tout de même réussi à boucler la boucle avec un raisonnement stable et surtout convaincant:« Affirmer que la CTDDH s'est attaquée au prestige et à l'honneur du royaume du Baguirmi est tout simplement de la mauvaise foi. Le royaume du Baguirmi est un patrimoine historique et fait parti des grands royaumes dont tout tchadien peut être fier; étant nous mêmes issus d'une famille de chefs traditionnels, nous connaissons mieux que d'autres, la valeur et le respect qui doit être accordé à ces institutions dépositaires de nos valeurs traditionnelles. Il s'agît en l'espèce cependant des agissements d'un citoyen astreint aux même obligations que les autres au respect stricte des nos textes fondamentaux surtout ceux relatifs au respect des droits de l'homme. Le statut de chef traditionnel qui a droit au respect de tous ne lui donne cependant pas le droit d'abuser impunément d'une fille mineure, parce que qu'elle est issue d'une famille pauvre et donc sans défense. Que cela soit compris par tout le monde: pour nous, le respect des droits fondamentaux, l'honneur et la dignité d'une mineure innocente prime sur toutes autres considération et nous ne transigerons jamais sur cette question; la CTDDH persiste et signe: le sultan Mbang Adji est bel et bien responsable de graves violations des Droits de l'homme sur cette innocente; nous nous arrêtons là parce que le dossier est encore entre les mains du juge d'instruction et nous le suivons de très près. S'il y'a quelqu'un qui pense que ce que nous affirmons est faux et qu'il entend ester en justice, libre à lui mais nous sommes convaincus de ce que nous avançons et nous veillerons à ce que la vérité éclate au grand jour.

Ahmat Zéïdane Bichara

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