Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

Géo-localisation

Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Question bien pertinente et susceptible de susciter évidemment des débats riches et contradictoires dans la construction et l’évolution d’une démocratie libre et utile au Tchad, dans ce pays gouverné par un pouvoir autoritaire, responsable d’une mauvaise gouvernance aux conséquences désastreuses.  Dans cet article qui circule depuis ce matin de jeudi 21 mars 2019, titré : « la démission de Dagou et Keba de l’UNDR ne constitue nullement un événement. Le parti est déterminé à poursuivre sa politique au Tchad », l’auteur en question Arsène Ningatoloum pose depuis N’Djamèna la capitale tchadienne des questions qui taraudent les esprits de beaucoup de militants et sympathisants de l’UNDR. Il est certes évident qu’une telle position prise par le signataire de cet article mettrait mal à l’aise ou en colère les personnes nommément cités, mais, il faut quand même oser et laisser chacun faire sa propre analyse. Dans une citation célèbre , Abdeel-kader, artiste , écrivain, homme politique , Philosophe , Poète , Scientifique  et surtout Théologien (1808-1883) eut lâché cette formule : « Le savant est l’homme par lequel s’opère facilement la distinction entre la franchise et le mensonge dans les paroles, entre la vérité et l’erreur dans les convictions entre la beauté et laideur dans les actes ». C’est ce qu’on retrouve dans cette analyse faite par Arèsne Ningatoloum dans son premier paragraphe : « Si d’emblée on pense à juste titre que l’intellectuel de façon globale est celui qui a une longueur d’avance dans la réflexion par rapport à celui ou celle qui ne l’est pas, au Tchad, la classe des intellectuels s’apparente à une jungle de calculateurs pour les postes de responsabilités bassement matérialistes. L’UNDR (Union Nationale pour le Développement et le Renouveau) qui compte dans ses rangs des cadres de bonne facture sur le plan professionnel notamment, a depuis toujours su utiliser judicieusement les compétences de ses militants- cadres. Si le Parti a obtenu de bons résultats sur la scène politique en termes de stratégie électorale dynamique, c’est en grande partie à cause de la pertinence de ses intellectuels qui ont su encadrer par des idées porteuses, la hiérarchie. Les succès électoraux de l’UNDR à tous les processus, malgré les fraudes, sont à imputer à la perspicacité de ses cadres qui ont démontré leurs multiples talents chaque fois que le Parti doit affronter les élections : présidentiels, législatives ou communales. Si un tel constat positif est fait de la trajectoire éthique de la majorité des intellectuels qui militent activement dans le Parti, il n’en demeure pas moins vrai qu’il existe des brebis galeuses au sein de cette classe d’intellectuels. Des professionnels souvent rompus et éclairés pouvait-on dire ont hélas terni l’image de nos cadres par la légèreté de leurs actes, quand, happés par l’appât du gain facile, certains ont préféré vendre leur âme au diable du pouvoir. C’est le cas de Paboung Dagou, un enseignant d’Université, retraité qui a ravalé sans pudeur sa dignité de septuagénaire pour tomber dans l’antre de l’idiotie politique.

 

Aussi, l’auteur de cet article pense avec justesse : « qu’il a en effet démissionné de l’UNDR.C’est qui en fait, est aussi son droit, puisque les textes du Parti le prévoient. L’article 11, alinéa 2 des statuts stipule que « la démission doit être notifiée par écrit et adressée au Président de la structure dont relève le militant… »En envoyant sa lettre de démission au Président National Saleh Kebzabo, Paboung Dagou ne l’a nullement motivé, rappelant bassement des griefs qu’il lui aurait reprochés en 1996 pendant la première législature où il était député à l’Assemblée Nationale. Contacté en réalité par les recruteurs du pouvoir, il a été reçu par Idriss Déby Itno et des promesses de postes juteux lui ont été faites de même que l’érection de la localité dont il est originaire en Département administratif, avec à la clé l’espoir d’être imposé comme futur candidat aux élections législatives annoncées pour cette année au Tchad. Devant la grande incertitude de se voir désigné par la base du Parti(UNDR) en raison de son impopularité criarde parmi les siens, Paboung Dagou a préféré trahir le Parti dans lequel il milite depuis 1992 pour quelques improbables strapontins dans l’administration tchadienne et cela, au crépuscule de sa vie. L’aspect immoral d’un tel comportement est simplement ahurissant. Se renier à ce point est condamnable dans la communauté moundang en particulier et dans la région du Mayo-Kebbi en général. Malheureusement, il n’est pas seul, Paboung Dagou à se comporter comme un traitre politique. Un autre septuagénaire, vient lui aussi de montrer à l’opinion sa face hideuse d’homme sans scrupules ravagé par l’indignité d’une attitude vile par rapport aux jouissances matérielles qui l’ont anéanti moralement. Il s’agit de Keba Ouado Evariste. Cet individu sans foi ni loi a quitté l’UNDR, tenez-vous bien…depuis 1996. Et c’est en 2019, qu’il déclare dans une lettre avoir démissionné du Parti. Toute honte et opprobre bues, Keba Ouado écrit dans sa missive qu’il n’a pas réussie à convaincre ses recruteurs politiques du Mouvement Patriotique du Salut (MPS) au pouvoir qu’il n’est plus militant de l’UNDR. À cause de cela, affirme-t-il piteusement, il n’a pas pu obtenir un placement dans les arcanes d’Idriss Déby Itno ».

Ahmat Zéïdane Bichara

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article