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France

 

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Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Toujours difficile aux Congolais de la RDC de comprendre les raisons valables empêchant leur tout nouveau président de la République de nommer son premier ministre. Que se passe-t-il donc ?Pour l’instant rien, mais apparemment il se passera certainement quelque chose qui ne serait évidement pas bien apprécié par le peuple et surtout par le malheureux candidat Martin Fayulu en visite depuis quelques jours  à Bruxelles en Belgique. Déjà, un acte peu politique si on ne tient que cette information publiée depuis lundi 2019 par l’AFP selon laquelle ce média français rapporte que le nouveau président de la République Démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a nommé quelque 110 conseillers à la présidence, mais toujours pas de Premier ministre, un choix qui dépend d'un accord passé avec son prédécesseur Joseph Kabila.Au total 80 conseillers au cabinet du président ont été nommés dans 16 collèges à raison de cinq par collège, d'après une ordonnance en date du 6 mars reproduite lundi par le site d'information en ligne Actualité.cd.Ces nominations récompensent des fidèles du parti de Félix Tshisekedi, l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) ou de son directeur de cabinet Vital Kamerhe, chef de l'Union pour la nation congolaise (UNC).La semaine dernière, le président Tshisekedi avait composé son cabinet comprenant une trentaine de membres (quatre directeurs de cabinets adjoints, des conseillers « spéciaux » et « principaux », des ambassadeurs itinérants...).Tribalisme, pouvoir limité, sous-représentation des femmes, cabinet pléthorique...: la liste du cabinet lue à la télévision nationale RTNC avait fait réagir les internautes.

Selon toujours l’AFP, plusieurs d'entre eux ont accusé monsieur Tshisekedi de privilégier des membres de sa communauté Luba.Le mouvement citoyen Lutte pour le changement (Lucha), très actif sur les réseaux sociaux, a dénoncé sur Twitter un cabinet « scandaleusement pléthorique (=budgétivore) » et « une dizaine seulement de femmes (17%) ».Le nouveau chef de l'Etat « n'a que le pouvoir de nommer les services personnels de son bureau. Quand est-ce qu'il va former son gouvernement ? Voilà les conséquences d'un pouvoir limité », soulignait un autre commentaire de Denard Mobangwa.Le nouveau président n'a toujours pas nommé de Premier ministre depuis son investiture le 24 janvier. Sa coalition Cap pour le changement (Cash) doit former une « coalition gouvernementale » avec le Front commun pour le Congo (FCC) de Joseph Kabila, qui a gardé une large majorité absolue à l'Assemblée nationale, selon un communiqué des deux plates-formes la semaine dernière.L'investiture de Félix Tshisekedi le 24 janvier en présence de Joseph Kabila avait représenté la première transmission pacifique du pouvoir dans l'histoire de l'actuelle RDC. Toutefois l'autre candidat de l'opposition Martin Fayulu accuse les deux hommes d'avoir organisé un « putsch électoral » et revendique la victoire avec 61% des voix.La RDC est un pays riche en minerais et les 2/3 des 80 millions de Congolais survivent dans une grande pauvreté avec quelques dollars par jour. Le budget de l'Etat pour 2019 est de 5,9 milliards de dollars, moins que celui d'une ville comme Paris avec deux millions d'habitants.

Eric Mocnga Topona,correspondant spécial à Bonn en Allemagne

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