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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Rien ne semble arrêter la folie meurtrière des hommes en RDC. L’information publiée le mardi 12 mars par la RTBF rapporte que des crimes auraient été perpétrés en République démocratique du Congo, selon les Nations unies qui ont achevé leur enquête réalisée dans l’Ouest du pays mi-décembre. Il est question des attaques dirigées contre les habitants de Yumbi Bongende et Nkolo ayant fait 535 morts et 111 blessés minimum. C’est exactement le 16 décembre dernier que les tensions latentes durant plusieurs semaines se sont explosées. Un chef coutumier de la communauté Banunu  a trouvé la mort et le lieu de son enterrement pose problème. Les populations Banunu de la région ont fait l’objet d’attaques par des membres de la communauté rivale, les Batende avec lesquels ils sont en conflit au sujet des terres depuis fort longtemps. En deux jours, à l’aide de fusils de chasse, de machette, d’arcs, de flèches et d’essence, les habitants sont massacrés, les maisons détruites, les réserves calcinées. Quelque 535 personnes ont péri et 111 autres blessées. «Nous avons pu vérifier de manière exhaustive qu’au moins 535 hommes, femmes et enfants ont été tués et 111 autres blessés dans les rues de Yumbi, Bongende et Nkolo.

 

Ces chiffres sont très probablement sous-estimés, le nombre de victimes est sans doute beaucoup plus élevé, car on pense que les corps de centaines de victimes ont été dans le fleuve Congo », a expliqué lors d’une conférence de presse Ravina Shamdasani, porte-parole du Haut-commissariat de l’ONU aux droits de l’Homme. Depuis la capitale suisse, où se tenait la conférence de presse, les Nations unies encouragent les autorités congolaises à mener des enquêtes indépendantes et impartiales sur l’ensemble des attaques. « La violence a été facilitée par l’absence d’action de l’Etat pour empêcher les attaques, les autorités provinciales semblent avoir échoué dans leur mission de protection de la population. Malgré des signes évidents de montée de tensions et un risque accru de violence, aucune mesure n’a été prise pour renforcer la sécurité avant les attaques », indique le porte-parole. Ces attaques intercommunautaires ont été planifiées et exécutées, d’après les enquêteurs de l’ONU. Avec l’aide de chefs coutumiers précisent-ils, ce qui pourrait constituer des crimes contre l’humanité. Ils n’ont pas été en mesure de préciser le nombre de personnes toujours disparues suite, à ces massacres. Environ 19 000 personnes ont fini de l’autre côté du fleuve Congo et se sont réfugiées au Congo Brazzaville. Nous les avions rencontrées sur place.

Moussa T. Yowanga

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