Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

Géo-localisation

Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Le Nicaragua est toujours plongé dans l’incertitude politique qui se traduit par le durcissement de la police anti-émeute envers les journalistes et dizaines d’opposants au gouvernement du président Daniel Ortega. Selon l’agence Belga les policiers anti-émeutes ont violemment réprimé mardi à Managua des hommes de médias et des manifestants qui se préparaient à manifester pour réclamer la libération de tous les «prisonniers politiques », a indiqué l’AFP. Pourchassés par les policiers, les manifestants et les journalistes venus couvrir le rassemblement, s’étaient abrités dans les locaux d’une banque, dans le sud de Managua, lorsque les policiers ont pénétré sur le parking et ont fait usage de leurs armes. «Ils attaquent l’édifice avec des gaz lacrymogène et ils tirent », a expliqué un vidéaste de l’AFP, Luis Sequeira.Ce dernier avait déjà subi d’agressions une heure auparavant par des policiers qui lui ont volé son matériel et ont tenté de l’inculper. Malgré l’absence de blessés parmi les journalistes, dont des reporters de l’AFP, ont réussi à vider les lieux, mais la zone était toujours bouclée par la police, ont-ils exposé.

 

D’après l’opposition, minimum trente personnes ont été inculpées pour avoir osé lancer la manifestation à l’appel du bloc d’opposition Unidad Nacional Azul y Blanco (UNAB). Au nombre de personnes arrêtées figurent une ancienne guérillero sandiniste nommée Monica Baltodano et sa sœur Sofane Arce, d’après leur famille. Deux membres de la délégation de l’opposition, qui ont participent depuis le 27 février aux négociations de paix avec le gouvernement, ont également fait les frais de ces arrestations.Plusieurs centaines de policiers anti-émeutes ont été mobilisés tôt dans la matinée à Managua afin d’empêcher les participants de se joindre à la manifestation, la première organisée par l’opposition depuis octobre, date à laquelle les rassemblements d’opposants ont été interdits par la police. Les manifestants tenaient à obtenir à travers leur mouvement, la libération de tous les détenus emprisonnés pour avoir participé à des manifestations anti-gouvernementales. Plus de 600 «prisonniers politiques » sont toujours détenus dans le pays, selon l’opposition qui estime comme «insuffisante » la libération de 150 opposants depuis la reprise du dialogue. La police avait communiqué vendredi qu’elle n’autoriserait pas cette marche. Après trois jours de blocage, l’opposition a accepté jeudi de reprendre les pourparlers avec le gouvernement à la suite de la promesse du pouvoir de libérer des opposants. Seul le représentant des étudiants n’a pas rejoint la table des pourparlers, car ceux-ci réclament « des fruits ». Ce dialogue a pour but de trouver une porte de sortie à la crise politique qui secoure le pays depuis près de onze mois et a coûté la vie à plus de 325 personnes, essentiellement parmi les rangs de l’opposition.

Moussa T. Yowanga

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article