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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

Géo-localisation

Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Cet un article de notre confrère Dylan Gamba, publié le jeudi 14 mars sur le site de la RTBF qui donne l’information selon laquelle le Ghana utilise aujourd’hui les matières fécales pour produire de l’électricité et de compost. Pendant très longtemps, les excréments d’Accra ont été déversés dans l’océan, au voisinage du village des pêcheurs. Depuis 2016, l’entreprise Sewerage Systems Ghana les utilise pour la production du biogaz. Elle ambitionne de s’implanter dans chaque région du pays. A Jamestown, un quartier pauvre de la banlieue ouest d’Accra, la capitale, le ballet des camions est incessant. Les véhicules prennent constamment la direction de l’entreprise Sewerage Systems Ghana, qui se situe en face de l’océan Atlantique. Quelque 200 camions rejettent quotidiennement les  matières fécales de la capitale Accra dans cette usine qui a ouvert ses portes en novembre 2016. Le  but, étant de générer de l’électricité à travers le biogaz, mais également produire du compost. Les effluves sont encore légèrement perceptibles, malgré la brise de l’océan. Mais rien de comparable aux décennies précédentes. Durant une dizaine d’années, les matières fécales étaient rejetées directement dans l’océan Atlantique, sur une zone que les habitants ont baptisé de manière laconique «Lovender Hill », la « colline de lavande ».En contrebas de cette zone intégrée la partie de l’Accra historique, avec notamment la prison de James Fort, où fut emprisonné le premier président du pays et leader de l’indépendance Kwame Nkruùma, s’étend un village de pêcheurs.

Le développement des excréments sur cette bande côtière pendant des décennies a entraîné une pollution et le développement de certaines maladies au sein des populations locales, comme le choléra. Quelque 200 camions déversent quotidiennement des excréments humains dans cette usine qui a ouvert ses portes en novembre 2016. L’entreprise Sewerage Systems Ghana ramasse quotidiennement 80% des matières fécales produites dans la capitale. La société ghanéenne a conclu un partenariat public-privé avec les autorités locales. Les 200 camions déversent les excréments dans d’immenses cuves. Le biogaz produit permet d’alimenter l’usine en électricité. «Notre objectif à terme est d’en fournir dans les foyers », indique Lola Ashitey, responsable de la communication. L’entreprise produit aussi du compost et l’eau récupérée au bout de la chaîne est vendue à l’académie de pompiers qui se trouve à proximité. Seul 5% de la population ghanéenne est reliée à un système d’évacuation des égouts. Le reste doit régulièrement faire appel à des sociétés pour évacuer les cuves des latrines. Durant la période coloniale, l’administration britannique a annoncé à plusieurs reprises sa volonté de mettre en place un système d’évacuation des égouts à Accra, qui comptait  17 000 habitants en 1992. Mais devant le coût évalué des travaux (environ un demi-million de livres de l’époque), les autorités abandonnent le projet. Actuellement, la région autour de la capitale compte quelque 3 millions d’habitants, soit 10% de la population. Beaucoup de Ghanéens, la plupart du temps venus du nord du pays, ont migré vers la capitale dans l’espoir de trouver un emploi. Une situation qui a aggravé la situation sanitaire. De nombreux habitants, dépourvus de domicile, sont contraints de faire leurs besoins près de la route. «Quand vous n’avez pas assez d’argent pour manger, vous n’allez pas le dépenser pour installer des toilettes chez vous », déclare Lola Ashitey.

Moussa T. Yowanga

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