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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

L’Affaire Benalla envenime au plus haut sommet les institutions de la 5e République française. Et pour cause la décision du bureau du Sénat de saisir le parquet au sujet d’Alexandre Benalla et de Vincent Crase, n’a pas été apprécié par l’exécutif qui a lancé aussitôt une contre-attaque. C’est un article du journal Le Monde, rédigé par Salomé Dionisi qui en fait l’écho. Elle indique que la saisine vise également trois personnalités clés de l’Elysée à savoir le directeur de cabinet Patrick Strzoda, le secrétaire général Alexis Kohler ainsi que le chef du groupe de sécurité de la présidence française Général Lavergne. Cette annonce est une onde de choc qui s’est transformée en conflit ouvert entre le Sénat et l’exécutif, déjà en froid depuis la première audition de Benalla par la commission d’enquête parlementaire. Pour protester contre la décision du bureau de Sénat, le Premier ministre Edouard Philippe a volontairement séché la séance de questions au gouvernement prévue jeudi après-midi au Sénat. Le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand du parti au pouvoir, a de son côté décidé de «ne plus participer » à une conférence commune prévue vendredi avec son homologue du Sénat. «Nous assistons à une attaque qui est d’une agressivité inédite et une atteinte directe à la séparation des pouvoirs », a réagi M. Ferrand dans une interview au Figaro. «Nous sommes entrés dans une sorte de danse de scalp autour du président de la République que l’on cherche en vain à affaiblir (…). La mission de contrôle du Parlement est faite pour piloter l’action publique, pas pour pilonner la République.».

Du côté de l’opposition, on note une certaine satisfaction en défendant le vote du bureau du Sénat. La sénatrice Europe Ecologie Les Verts (EELV), Esther Benbassa, membre de la commission d’enquête  a manifesté sa satisfaction après l’annonce de cette nouvelle par ses collègues, et a encouragé le « Parlement libre et indépendant » sur Twitter. «C’est à l’autorité judiciaire de dire ce qu’elle a à dire, et pour cela il faut naturellement qu’elle soit saisie (…). Il faut que tout cela aille à son terme, et qu’on en finisse », a déclaré Guillaume Larrivé, secrétaire général délégué du parti Les Républicains (LR), sur l’antenne de la Radio Classique.Quant à  son camarade du même parti et président du groupe au Sénat, Bruno Retailleau, s’est dit « très fier » de l’institution avant d’ajouter : « Et tant pis si l’idée même de contre-pouvoir n’est pas encore une notion familière pour certains. Ils finiront par s’habituer ». Un peu plus tard, c’est au tour du sénateur et ancien ministre socialiste Patrick Kanner d’estimer que la décision prise était « sage ».  L’unanimité à gauche comme à droite dans les rangs de l’opposition, a conduit le centriste Hervé Marseille à dénoncer une « alliance de circonstance » entre Les Républicains et le Parti socialiste. Les réactions du côté de la majorité ne se sont pas fait attendre peu après l’annonce de la décision du Sénat. «Les députés LRM dénoncent l’instrumentalisation de l’affaire Benalla par le bureau du Sénat, qui s’érige une nouvelle fois en tribunal politique », a publié sur son compte Twitter Gilles Le Gendre, président du groupe à l’Assemblée. Pour le délégué de LRM, Stanislas Guerini, il a qualifié ce nouvel épisode de «procès politique contre l’Elysée ». Cela semble à un élément de langage repris par Aurore Berger, porte-parole dudit mouvement, et habituée à apporter la riposte pour défendre le gouvernement. Elle estime via Twitter que la décision du Sénat « détournait les institutions. Répondant à une question d’un Sénateur au Palais du Luxembourg, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a donné de façon synthétisée la position de la majorité en s’attaquant frontalement au bureau du Sénat : « Nous avons affaire à une décision politique qui ne repose sur aucun fondement, ni en fait, ni en droit (…). Nous ne sommes ni dans la raison, ni dans la mesure. Nous sommes dans un coup politique.». L’Elysée a confié à l’AFP qu’elle ne souhaitait pas s’exprimer pour le moment.

Moussa T.Yowanga

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