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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Les Démocrates sont déterminés pour parvenir à la modification de la Constitution américaine pour introduire le suffrage universel direct à l’élection présidentielle et augmenter le  nombre des juges de la cour suprême, ce qui est loin d’emporter l’adhésion des républicains. Cette information a été rapportée par l’AFP depuis le jeudi 21 mars dernier. Les Démocrates n’ont pas digéré les victoires de deux républicains malgré le vote populaire favorable à leurs candidats d’où l’idée d’abolir le système des grands électeurs qui fait son petit chemin. En 2000, c’est grâce à ce mécanisme que Georges W. Bush a battu Al Gore malgré ses 500 000 voix d’avance sur lui, et en 2016, Donald Trump l’avait emporté sur Hillary Clinton qui avait pourtant eu près de trois millions de suffrages de plus que lui. « Mon avis est que chaque vote compte », a réagi la sénatrice progressiste Elizabeth Warren, candidate démocrate à la présidentielle de 2020, en tournée dans le Mississipi. «Je pense que tout le monde devrait venir ici pour demander votre vote. Nous voulons un vote national, et ça veut dure se débarrasser du collège électoral », a-t-elle insisté.

 

Les grands électeurs ou « swings states » sont déterminants dans l’élection du président américain. Celui-ci est élu par 538 grands électeurs dont le nombre varie selon les Etats, en fonction de leur démographie. Un candidat doit obtenir la majorité absolue de 270 voix. Dans chaque Etat sauf deux (Maine et Nebraska), celui qui gagne le plus de voix rafle la mise totale du nombre de grands électeurs de cet Etat. Les candidats abandonnent certains Etats jugés ingagnables lors de chaque campagne électorale, c’est le cas de la Californie chasse-gardé des démocrates et la Mississipi favorable aux Républicains. Chaque camp se concentre sur une douzaine d’Etats susceptibles de basculer d’un côté ou de l’autre (« swing state »). Les plus convoités sont ceux qui disposent le plus grand nombre de grands électeurs comme la Floride (29), la Pennsylvanie (20) ou l’Ohio (18). En 2016, Donald Trump avait devancé sa rivale en raflant 304 grands électeurs contre 227, notamment en remportant l’Ohio et la Pennsylvanie. Mme Warren n’est pas la seule à militer pour la refonte du code électoral, car Peter Buttigieg, probable candidats aux primaires démocrates, a estimé que le nouveau système encouragerait la participation au niveau national. Toutefois, le chemin reste long avant que les Etats-Unis adoptent éventuellement le suffrage universel direct. Pour y parvenir, le vote d’un amendement à la Constitution devient indispensable.

 

Ce qui est loin d’être gagné au regard de la division qui subsiste au sein du Congrès actuellement. L’amendement constitutionnel doit ensuite être approuvé par 38 des 50 Etats. Néanmoins, une autre voie semble gagner du terrain. Plusieurs Etats classés démocrates comme la Californie, l’Illinois ou New York, rejoints récemment par le « swing state » Colorado, se sont associés à une initiative visant à attribuer le vote des grands électeurs au candidat ayant totalisé la majorité des suffrages au niveau nationale, et non plus au niveau de l’Etat. Mais les républicains sont farouchement opposés à un tel changement, arguant que le système actuel oblige les candidats à aller chercher des voix dans tout le territoire national, et pas seulement dans les grandes agglomérations.«Le désir d’abolir le collège électoral est mû par l’idée que les démocrates veulent faire disparaître politiquement l’Amérique rurale », qui vote majoritairement pour les conservateurs, a écrit sur Twitter le sénateur républicain Lindsey Graham. La Cour suprême dominée par les conservateurs avec l’entrée de deux juges nommés par Donald Trump, compte aujourd’hui neuf membres.Plusieurs candidats démocrates ont indiqué vouloir souhaiter l’augmentation du nombre de ces juges. L’idée de passer à 15 juges fait son chemin parmi les candidats démocrates. Le président américain a catégoriquement rejeté cette idée, dénonçant un calcul politique des démocrates pour faire revenir le temple du droit dans le giron progressiste. «Je ne soutiens pas » cette initiative qui n’a « aucun intérêt », a-t-il déclaré mardi. «ça n’aura pas lieu dans les six prochaines années », a-t-il ajouté, en comptabilisant les deux années restant de son mandat actuel et les quatre années supplémentaires qui s’ajouteront si les électeurs américains lui renouvellent son bail à la Maison-Blanche.

Moussa T. Yowanga

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