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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Les divergences entre Paris et Berlin ont éclaté au grand jour, sur la conduite à tenir concernant la vente des armes à l’Arabie saoudite après l’assassinat ignoble de l’éditorialiste saoudien Jamal Khashoggi à Istanbul en Turquie. Si les autorités allemandes ont opté pour la fermeté en gelant les exportations des armes allemandes à l’Arabie saoudite, la France s’est accrochée mordicus au partenariat stratégique avec Ryad. C’est la position défendue par le ministre français de l’Economie Bruno Le Maire, lors d’une interview accordée au quotidien allemand «Welt am Sonntag », lorsqu’il avait déclaré : «Il est inutile de produire des armes en améliorant la coopération entre la France et l’Allemagne si vous ne pouvez pas les exporter». C’est une information rendue publique le 24 février dernier par Le Monde avec l’AFP. Les deux pays voisins qui sont engagés dans de grands projets industriels communs en matière de défense, sont en pourparler concernant les règles entourant leurs exportations d’armement. La mort troublante du journaliste saoudien à Istanbul, a conduit Berlin à décider unilatéralement en octobre 2018, de suspendre ses ventes d’armes à l’Arabie saoudite, son deuxième plus important client dans le monde derrière l’Algérie. Ce qui a eu pour conséquence immédiate d’agacer Paris qui redoute que cette décision ne perturbe le développement à l’export des futurs projets conjoints. Monsieur Le Maire a plaidé, dimanche 24 février, en faveur de l’assouplissement de la position allemande, jugée trop restrictive.

A la question si les discussions vont-elles aboutir? Il répond impuissant : «Je l’espère, car il est inutile de produire des armes en améliorant la coopération entre la France et l’Allemagne si vous ne pouvez pas les exporter». Il estime que : «Si nous voulons être compétitifs et efficaces, nous devons également pouvoir exporter vers des pays hors d’Europe ».Tirant leur légitimité des accords Debré-Schmidt de 1971 et 1972, les exportations d’armement entre les deux pays requièrent le feu vert du pays dont dépend leur fabricant.Cependant Berlin a une vision restrictive en matière d’exportation d’armement. «Je voudrais rappeler que la France a imposé et continuera d’imposer des conditions très strictes aux exportations d’armes.Nous espérons que nous parviendrons à un accord avec l’Allemagne sur ce point critique », a fait valoir monsieur Le Maire. «S’ils (Etats) veulent protéger leur population, ils ont besoin de moyens de défense, d’une armée forte et, d’un point de vue économique, de plus d’innovation, d’investissements, de protection. C’est exactement ce que nous voulons construire avec l’Allemagne et les autres Etats européens », a conclu le ministre français. Au nombre de projet en cours entre Paris et Berlin, il y a la volonté de développer ensemble un char de combat du futur (Système terrestre de combat, Main Ground Combat System-MGCS), ainsi qu’un système aérien de combat du futur (SCAF) qui associera avions de nouvelle génération, futurs missiles de croisière et drones évoluant en essaim. La politique allemande en matière de défense, qui maintient officiellement un cap restrictif tout en étant un des principaux exportateurs mondiaux, provoque la grogne croissante de ses alliés européens. La Grande Bretagne a dénoncé le gel allemand des ventes d’armes à l’Arabie saoudite. Ce gel, d’après le ministre britannique des Affaires étrangères, Jeremy Hunt, empêche leurs fabricants d’honorer des contrats d’armement pour Ryad à cause de la suspension des livraisons de pièces allemandes pour des avions de combat comme Typhon d’Eurofighter ou le Tornado.

Moussa T. Yowanga

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