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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

C’est à retenir, surtout l’essentiel de cette information livrée depuis le vendredi 15 février 2019 par l’Agence de presse Belga pour le compte de la RTBF selon laquelle le perfectionnisme favorise le développement et le maintien de difficultés psychologiques. Les problèmes de santé mentale comme le burn-out, la dépression, l’anxiété ou encore les troubles alimentaires sont fréquents chez les perfectionnistes, et cela tient à la manière avec laquelle ils gèrent leurs émotions en cas d’échec. A l’heure où des études démontrent une augmentation significative du perfectionnisme chez les étudiants, l’UCLouvain a mené des recherches pour mieux comprendre ces mécanismes dans le cadre de ses consultations psychologiques spécialisées (CPS), qui ont aujourd’hui vingt ans. Un programme pour aider les perfectionnistes a été développé.

Chercheuse à l’Institut de recherche en sciences psychologiques de l’UCLouvain, Céline Douillez indique que si le perfectionnisme peut être associé à une série de bénéfices en matière de réussite (académique notamment), il peut s’accompagner de conséquences psychologiques importantes : troubles dépressifs,troubles anxieux,troubles alimentaires et insatisfaction corporelle, burn-out, idées suicidaires, syndrome de fatigue chronique…Il apparaît des recherches menées à l’UCLouvain que ce n’est pas la poursuite d’exigences élevées qui semble problématique rapporte Belga avec la collaboration de la RTBF, mais plutôt la manière dont les émotions sont gérées par les perfectionnistes en cas d’échec. Céline Douillez a en effet démontré que les perfectionnistes réagissent avec des émotions négatives plus intenses aux situations d’échec, et ont recours à des stratégies de régulation des émotions plus dysfonctionnelles.Les perfectionnistes ont en effet tendance à beaucoup plus « ruminer » leurs échecs passés et à plus se préoccuper du risque d’échecs dans le futur. Ils ont aussi tendance à considérer que leur valeur personnelle dépend de leur capacité à atteindre les exigences qu’ils se sont fixées. « Le piège dans lequel sont pris les perfectionnistes les amène à poursuivre la perfection non plus par choix mais par obligation en vue d’éviter l’échec auxquels ils ne sont pas en capacité de faire face », concluent les chercheurs de l’UCLouvain. Ayant compris ce mécanisme, ils ont développé un programme qui aide les patients à poursuivre leurs buts par choix et pas par peur, à accepter l’échec et à se désengager des ruminations négatives.

Ahmat Zéïdane Bichara

 

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