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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Quarante ans après la mort en 1979 du ministre français Robert Boulin, dans des conditions mystérieuses, sa fille a obtenu la nomination d’un second juge pour mener l’enquête, a déclaré vendredi à la presse son avocate Marie Dosé. C’est une information rapportée le vendredi 22 février par l’agence Belga pour le compte de la RTBF.  Des Zones d’ombres avaient entouré la mort de cet homme politique : les enquêteurs à l’époque ont conclu au suicide comme étant la cause de son décès alors que la famille y pense à l’assassinat politique. Le décès de l’ancien ministre du travail, retrouvé mort dans une forêt au sud-ouest de Paris, objet de nombreuses publications, enquêtes ou reportages, suscite toujours controverses et débats en France. Après avoir essuyé deux précédents refus de réouverture de l’enquête et un non lieu en 1991, une nouvelle instruction pour «arrestation, enlèvement et séquestration suivis de mort ou assassinat », a été relancé en août 2015, à la suite d’une plainte de Fabienne Boulin, qui a toujours défendu la thèse assassinat politique de son père. Insatisfaite de la lenteur de l’enquête, la fille du défunt ministre avait demandé la nomination d’un second juge d’instruction le 9 novembre 2018, ce qui a abouti « début 2019 », a indiqué son avocate. «La lenteur des investigations menée dans un dossier comme celui-là est extrêmement préjudiciable », a expliqué l’avocate, précisant que les « témoins meurent » et que « les investigations se révèlent compliquées à réaliser si on laisse passer trop de temps ».

La demande a également été formulée « parce que la collégialité est synonyme de neutralité. C’est important que Fabienne Boulin puisse ressentir la neutralité du positionnement des magistrats, ce qu’elle ne ressent pas pour l’instant », a affirmé le conseil. Pour rappel, le corps de l’ancien ministre du travail avait été retrouvé le 30 octobre 1979 au matin, dans un étang d’eau de la banlieue parisienne. La version officielle admise à l’époque c’est que le ministre se serait suicidé après avoir absorbé des barbituriques. La veille de son décès, en quittant le bureau, il avait déposé des dossiers confidentiels dans son appartement de Neuilly-sur-Seine, en lisière de Paris, ensuite était repart pour une destination inconnue. En juin, lors d’une conférence de presse, sa fille Fabienne Boulin avait demandé à la justice d’accélérer l’enquête sur la mort de son père, se disant « inquiète ». Elle a ajouté : «J’ai l’impression qu’on passe à côté de l’essentiel, on passe à côté de témoins qui ne demandent qu’à être entendus », avait-elle regretté. Une quinzaine de témoins jamais auditionnés sont susceptibles de l’être, avait déclaré Me Dosé, ajoutant que la préfecture de police avait également mis à disposition de la justice plusieurs archives non classifiées des services de police de l’époque, dont des documents ne figurant pas au dossier. En février 1984, l’émission au nom de la Loi revient sur la mort suspecte de Robert Boulin, ministre du Travail de Valery Giscard d’Estaing.

Moussa T. Yowanga

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