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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Entre le Tchad en Afrique et France en Europe, Mediapart continue le feuilleton Benalla en mettant sur la place publique et remettant à la justice des preuves accablantes qui tendent à démontrer les étranges relatons d’affaires d’Alexandre Benalla avec Iskander, un proche du président russe Poutine. C’est le site de la RT France qui en fait écho depuis hier mercredi 06 février à travers un excellent article de notre confrère Alexandre Keller : «L'enquête de Mediapart sur Alexandre Benalla a mis au jour des éléments à l'appui d'un «dossier russe», qui pourrait s'avérer très gênant pour l'Elysée. L'ex-chargé de mission apparaît très proche d'un milliardaire russe. Ironie du sort ? Une enquête au long cours de Mediapart a mis au jour, dès décembre dernier, un lien, assez direct, entre un sulfureux homme d'affaires russe, Iskander Makhmoudov, d'une part, et d'autre part Alexandre Benalla et Vincent Crase, tous deux mis en cause pour les violences filmées lors de la manifestation du 1er mai 2018. De quoi est-il question ?

Contrat entre Vincent Crase et le magnat russe Iskander Makhmoudov ex-gendarme réserviste, ex-salarié d'En Marche!, où Alexandre Benalla l'avait recommandé, Vincent Crase est promu en novembre 2017 comme réserviste de l'Elysée auprès du commandement militaire de la Présidence, là aussi sur recommandation d'Alexandre Benalla. Les deux hommes entretiennent une relation de confiance, Vincent Crase ayant formé le jeune Alexandre Benalla, alors âgé de 18 ans, lors d'une préparation militaire en 2009. En décembre dernier, Mediapart révélait l'existence d'un versement de 294 000 euros, le 28 juin 2018, depuis un compte appartenant à Iskander Makhmoudov vers la société de conciergerie de Vincent Crase, dénommée Mars. Une partie des fonds a, selon Mediapart, transité via une société de sécurité privée, du nom de Velours, dont Alexandre Benalla a été conseillé entre 2013 et 2015. Le contrat avait pour objet la protection de biens immobiliers du magnat russe, dont Forbes estime la fortune à 6,7 milliards de dollars.

L'affaire de la vidéo du 1er mai allait mettre un terme au contrat, renouvelable par trimestre. «J'ai signé ce contrat le 6 juin 2018 alors que j'ai quitté le palais de l'Elysée le 4 mai», s'est défendu Vincent Crase lors de sa dernière audition en date par la commission d'enquête sénatoriale, le 21 janvier dernier, affirmant en outre que les négociations elles-mêmes pour ce contrat avaient aussi commencé «après» son départ. Devant la même commission, ce même 21 janvier, Alexandre Benalla a martelé, sous serment, qu'il n'avait jamais contribué ni à la négociation, ni  à la conclusion du contrat entre Mars et Iskander Makhmoudov. Une thèse fragilisée par la publication, le 31 janvier dernier, dans des conditions que Mediapart n'a pas précisées, d'enregistrements audio de Vincent Crase et Alexandre Benalla.Thèse également mise à mal par une photo, prise en août 2018 à Fleurac, dans le château périgourdin de Vincent Miclet, discret homme d'affaires ayant fait fortune dans l’agro-alimentaire en Angola. On y voit Alexandre Benalla jouer au baby-foot avec le représentant d'Iskander Makhmoudov en France, Jean-Louis Haguenauer.Iskander Makhmoudov, un «proche» de Vladimir Poutine ?Sur la foi de l’enquête de Mediapart, le lien circulaire entre Vincent Crase, Alexandre Benalla, Jean-Louis Haguenauer et Iskander Makhmoudov semble bel et bien avéré. L'affaire se révèle même toujours plus tentaculaire.

Ce 6 février, Libération publiait de nouvelles révélations liant le sommet de l'Etat français au magnat russe. Selon le quotidien, Chokri Wakrim, compagnon du chef de la sécurité de Matignon, Marie-Elodie Poitout, serait également impliqué dans ce contrat. Mais le milliardaire russe Iskander Makhmoudov reste un quasi parfait inconn pour les médias en France. A titre d'exemple, la dernière apparition notable de l'intéressé dans les colonnes du quotidien Le Monde remonte à 2014, sur un tout autre sujet (les Jeux olympiques).En 2005, l'AFP affirmait déjà qu'Iskander Makhmoudov était «l'une des figures les moins connues du grand public parmi les milliardaires russes». C'est encore largement le cas aujourd'hui. Dans un article du 1er février dernier, France Info croit savoir que le magnat est un «industriel russe proche de Vladimir Poutine», sans pour autant donner sa source. La formulation retenue est en faite celle de Mediapart, reprise aussi par l'AFP, et qui, sur ce point, ne s'embarrasse pas de nuances. «Proche de Vladimir Poutine et à la tête d’un empire industriel, Iskander Makhmudov est aussi soupçonné par plusieurs magistrats européens d’accointances avec l’un des pires groupes criminels moscovites», écrit ainsi Mediapart dans un dossier consacré à la «panique pour un contrat russe».

 

Pour autant, l'exposé est un peu rapide. On retrouve effectivement une occurrence de la thèse d'une proximité entre le président russe et Iskander Makhmoudov dans un article publié en février 2018 sur le site The Insider. Le média, fondé par un opposant à Vladimir Poutine, Roman Dobrokhotov, est notamment en lien avec le très antirusse Bellingcat, mis à contribution, entre autres, dans l’affaire Skripal,«Vladimir Poutine a signé un décret attribuant à Iskander Makhmoudov la médaille de second degré de l'Ordre du mérite pour services à la patrie», peut-on lire sur son site. Une anecdote qui est loin de suffire à prouver une quelconque proximité entre les deux hommes : le fait que Lance Armstrong, Maurice Papon, John Galliano ou Bachar el-Assad aient reçu la légion d'honneur n'a pas pour autant fait d'eux des «proches» d'un quelconque président français.Ironie : sur fond de diabolisation de Moscou, régulièrement pointé du doigt par Emmanuel Macron pour ses supposées ingérences dans la vie politique française, une éventuelle connexion entre Alexandre Benalla et la Russie serait plus qu'embarrassante pour l'Elysée».

 

L’Image de l’Eglise catholique est loin d’être restaurée d’autant plus que le pape François vient de jeter une pavé dans la marre en admettant que des prêtres ont utilisé les religieuses comme « esclaves sexuelles » et que certains continuent encore à le faire, selon les révélations faites par Le Journal de Montréal daté de mercredi 06 février : « C’est la première fois que le pape, mais aussi l’Eglise en tant qu’institution, admet que ces abus ont lieu, et c’est extrêmement important », assure à l’AFP Lucetta Scaraffia, rédactrice en chef de «Women Church World», le supplément féminin du journal du Vatican, l’Osservatore Romano.  Interrogé dans l’avion qui le ramenait mardi des Émirats arabes unis, le pape François a reconnu que « des prêtres et des évêques» avaient commis des agressions sexuelles sur des religieuses.  Ce phénomène peut se rencontrer « partout », mais il est plus présent dans « quelques congrégations nouvelles et dans quelques régions », a-t-il précisé, ajoutant : « Cela fait longtemps que nous travaillons sur ce dossier ». Il a rendu hommage à son prédécesseur Benoît XVI, qui a eu «le courage de dissoudre une congrégation féminine» où «s’était installé cet esclavage des femmes, esclavage allant jusqu’à l’esclavage sexuel des femmes par des clercs et par le fondateur».  Jorge Bergoglio évoquait la congrégation française des Soeurs contemplatives de Saint-Jean, dont les supérieures ont été écartées après une enquête du Vatican sur des dérives sectaires et sexuelles.  Par «esclavage sexuel», il entendait une «manipulation, une forme d’abus de pouvoir qui se reflète aussi dans des abus sexuels», a précisé le Saint-Siège.

 

Le scandale des prêtres violant ou abusant des religieuses s’inscrit dans celui plus large des abus de pouvoir qui ont permis à des membres du clergé pédophiles de nuire en toute impunité pendant des décennies dans nombre de pays.  Dans le sillage des révélations sur les vastes abus contre les enfants et du mouvement #MeToo, des religieuses ont commencé ces dernières années à élever la voix à leur tour. Au point de voir «Women Church World » consacrer son dernier numéro aux religieuses violées, forcées à avorter ou à élever seules, chassées de leur communauté, des enfants jamais reconnus par leur prêtre de père.  Et la semaine dernière, un haut responsable d’un ministère du Vatican, accusé par une ancienne religieuse allemande d’avoir été trop pressant pendant une confession, avait finalement démissionné, quatre ans après un procès canonique qui lui avait valu un simple avertissement. «Tant de plaintes ont été envoyées au Vatican et n’ont pas été suivies d’effet», regrette Mme Scaraffia. «J’espère vraiment qu’une commission va être mise en place pour enquêter et que des religieuses expertes sur ce sujet vont être appelées à y participer». «Ils pourraient entamer rapidement des procès, et surtout en parler, parce que c’est le silence qui permet aux violeurs de continuer à violer », ajoute-t-elle. 

 

Si le problème est présent dans toute l’Église, il l’est tout particulièrement en Afrique, en Asie et en Amérique latine. Ainsi, des abus sur des religieuses ont été dénoncés du Chili à la République démocratique du Congo, en Italie, au Kenya, au Pérou ou encore en Ukraine. En Inde, une religieuse a récemment accusé un évêque de l’avoir violée à de nombreuses reprises.  Mais pour les victimes, «ce n’est pas facile de parler. Elles craignent que cela se retourne contre elles ou contre leur congrégation», explique Mme Scaraffia.  Pour elle, l’essence du problème réside dans le pouvoir des prêtres sur la vie des religieuses, de leur entrée dans les ordres aux détails de leur quotidien et jusqu’à leur salaire. «Elles ne sont pas reconnues comme des égales». Le fait que le pape reconnaisse le problème «représente un énième coup pour l’image de l’Église, mais aussi une occasion de montrer que le changement est réellement en cours», estime Mme Scaraffia. La clé ? «Retirer aux prêtres leur aura de pouvoir, qui leur permet de se comporter ainsi ». Et même s’il y a encore «une grande résistance », l’exemple de la levée progressive de l’omerta sur les cas d’agressions pédophiles montre que cela peut évoluer, a-t-elle conclu » 

 

Aux Etats-Unis en Amérique du nord, le président Donald Trump agacé par l’enquête sur ses liens avec la Russie, s’en est pris hier mercredi aux démocrates, qu’il accuse de «harcèlement » à son encontre, rapporte l’AFP au profit du média canadien Le journal du Montréal daté du 06 février : «Aucun autre homme politique n’a dû passer par ça. Ça s’appelle du harcèlement présidentiel. Et c’est malheureux. Et ça fait vraiment du mal à notre pays », a dit M. Trump à la Maison-Blanche. Il a qualifié Adam Schiff, président de la commission du Renseignement de la Chambre des représentants, qui mène une enquête de plus en plus large, de « politicard qui essaie de se faire un nom ». Donald Trump fait face à plusieurs enquêtes sur d’éventuels liens avec la Russie. La principale est celle du procureur spécial Robert Mueller qui examine notamment des allégations explosives selon lesquelles il y a eu collusion entre des agents russes et l’équipe de campagne de M. Trump en 2016.  Le président affirme n’avoir rien à se reprocher et qualifie souvent l’enquête de M. Mueller de « chasse aux sorcières ».

Dans le traditionnel discours présidentiel sur l’état de l’Union qu’il a prononcé mardi soir, M. Trump a promis d’aider à faire en sorte que Washington rejette les politiques de « revanche » et « embrasse le potentiel sans limites de la coopération ». Mais il a aussi mis en garde les démocrates, qui contrôlent la chambre basse, contre le fait d’élargir leurs enquêtes, assurant que « les enquêtes partisanes ridicules » menaçaient l’économie américaine. Adam Schiff a malgré tout indiqué mercredi que sa commission allait approfondir son enquête prévue sur les soupçons de liens illégaux entre des entités étrangères et le cercle de M. Trump. « La commission doit (...) fournir un compte-rendu global de ce qui s’est passé au peuple américain » et lui dire « ce que les États-Unis doivent faire pour se protéger de futures ingérences », a dit M. Schiff.»

 

Au Royaume uni en Angleterre, une britannique toxicomane est tombée gravement malade après avoir consommé du Krokodil, une des drogues les plus dangereuses au monde, rapporte Le journal de Montréal daté de mercredi 06 février : «Emma Davies, 41 ans, aurait eu des plaies ouvertes «horribles» après avoir consommé cette substance, qui serait 10 fois plus puissante que l'héroïne. La drogue dont le nom chimique est désomorphine a été qualifiée de «drogue la plus meurtrière au monde» après son apparition en Russie. Les experts disent que le krokodil peut faire pourrir de grandes quantités de chair en une seule injection. Cette drogue crée une forte dépendance et peut être «cuite» à l’aide de solvants tels que des diluants à peinture, de l’iode, de l’acide chlorhydrique et du phosphore, rapporte le New York Post. Les personnes qui s'injectent ce stupéfiant peuvent ainsi développer des ulcérations cutanées, des infections et de la gangrène.

La peau devient grise et squameuse, ressemblant ainsi à des écailles de crocodile, d’où le nom «krokodil». La femme qui était attendue en cour en août dernier n’avait pu s’y présenter, car elle avait pris du krokodil et était soignée à l'hôpital royal du Gloucestershire. Davies a finalement comparu devant le tribunal lundi et a reconnu le vol dont elle était accusée. Son avocat, Clare Buckley, a informé le tribunal des graves problèmes de santé liés à l'utilisation de diverses drogues. Après des années d'abus, Emma Davies avait eu deux crises cardiaques l'année dernière, ainsi qu'un accident vasculaire cérébral, l'hépatite C et une thrombose veineuse profonde. Elle a également des poumons cicatrisés, et une rate hypertrophiée. Malgré tout, la femme veut progresser et s’en sortir. «Elle est consciente que si elle continue comme elle le fait, elle rencontrera un décès prématuré, ce qui serait très triste», a indiqué son avocat. Originaire de Russie, le Krokodil semble être présent au Royaume-Uni après avoir fait beaucoup de dégâts en Colombie, en Russie et en Ukraine.»

Moussa T. Yowanga

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