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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Jacques Roumain (né les 4 juin 1907 à Port-au-Prince et mort le 18 août 1944 à Haïti), l’écrivain et homme politique haïtien, fondateur du Parti communiste haïtien est l’auteur de cette citation restée  toujours célèbre : « L’Homme est le boulanger de sa vie». N’a-t-il pas parfaitement raison? Bien sûr que oui! C'est d'autant plus facile à comprendre puisque personne sensée n'irait pas procurer du pain mal préparé chez un mauvais boulanger ?  En effet, même si par compassion ou humanisme certaines âmes charitables tenteraient de le faire, cela ne durerait pas longtemps. Surtout que nous vivons dans un monde de concurrence où des entreprises se livrent une bataille sournoisement pacifique, mais profondément rude pour arracher la clientèle. Normalement la citation de l’écrivain haïtien qui n’est plus de ce monde devrait servir de leçon aux dirigeants économiques et politiques de ce monde qui, malheureusement nous donnent l’impression d'«être des mauvais boulangers».Ils semblent être partout, sauf là où ils doivent normalement être pour accomplir leur devoir des premiers responsables.

D’ailleurs l’ancien chef d’Etat centrafricain Jean-Bédel Bokassa a bien confirmé l’idée que les personnes bien conscientes taxent ceux-là qui dirigent le monde des "mauvais boulangers" y compris lui-même quand il reconnait son irresponsabilité à diriger son pays en avouant que : «Je suis partout, et nulle part. Je ne vois rien et je vois tout. Je n’écoute rien et j’entends tout…tel est le rôle d’un chef d’Etat ». Tous sont certes partout et voient tout, mais pour quels résultats? Toutefois cette omniprésence quasi improductive n’a jamais empêché aux vendeurs d'illusions et hommes sans loi ni foi de semer troubles et désolations presque tous les jours sur l’ensemble de cette planète habitable, dominée par l’injustice et la violence. Certains acteurs politiques se servent du populisme pour imposer leurs doctrines machiavéliques etc… Pourtant comme le reconnaît honnêtement Henri-Frédéric Amiel (journal intime, le 23 février 1854) : «Qui n’a pas de devoir n’a aucun droit». Malheureusement, reconnaissons-le sincèrement que le monde ne va pas bien à cause de l'absence d'une justice équitable et du respect de l'être humain.  Les médias comme la RTBF et d'autres en rendent compte quotidiennement à travers la publication de nombreux articles dont notre Rédaction vous en sélectionne quelques uns ci-dessous.

En République Démocratique du Congo, l’ONG Human Right Watch (HRW) accuse la police d’avoir fait disparaître 34 jeunes, d’après l’information rapportée par l’agence Belga en date de jeudi 21 février : «Vingt-sept hommes sont décédés et sept autres ont disparu entre mai et septembre derniers en République démocratique du Congo (RDC), lors d'une campagne contre la criminalité menée par les forces de sécurité congolaises, a dénoncé l'organisation de défense des droits de l'homme américaine Human Rights Watch (HRW) dans un rapport publié jeudi. Les disparitions s'inscrivent dans une campagne anti-criminelle de la police congolaise nommée « Opération Likofi IV ». Elle visait des membres de gangs dans la capitale, Kinshasa, selon HRW, qui évoque une « campagne anti-criminalité abusive » ayant semé la terreur avant les élections du 30 décembre dernier. « Human Rights Watch a constaté que des agents de police, souvent habillés en civil, ont appréhendé sans mandat des membres de gangs présumés, appelés kulunas, la nuit à leur domicile ou dans d'autres lieux.

Dans de nombreux cas, la police a ligoté les victimes et leur a bandé les yeux, les a conduites vers des lieux non identifiés et les a tuées. Souvent la police a abandonné les corps des victimes près de leur maison tôt le lendemain matin. La plupart des victimes ont été étranglées dans une stratégie manifeste des autorités visant à détourner l'attention de la police », précise le rapport. Selon HRW, « des sources gouvernementales ont indiqué que l'un des objectifs de l'opération « Likofi IV » (« coup de poing » en linguala, l'une des langues nationales en RDC) était de semer la terreur dans la capitale pour dissuader les manifestations en lien avec les élections. Ceci a eu lieu dans un contexte de répression plus large contre l'opposition politique et les activistes pro-démocratie dans le pays ». « Likofi IV » n'est pas la première opération du genre. En 2014, l'ONG avait déjà dénoncé des meurtres de « kulunas" de Kinshasa commis par les autorités».

 

En France, l’ancien maire de Bordeaux Alain Juppé nommé au Conseil constitutionnel se fait adoubé par un vote favorable de la Commission des Lois de l’Assemblée nationale, ce qui vaut feu vert pour son entrée au sein de cette institution, rapporte l’agence Belga en date de jeudi 21 février : « Les députés de la commission des Lois ont donné jeudi leur feu vert à l'entrée de l'ex-Premier ministre Alain Juppé au Conseil constitutionnel, a-t-on appris de source parlementaire, les nominations des sénateurs Jacques Mézard et François Pillet étant aussi validées. Sur la nomination d'Alain Juppé, 21 députés se sont prononcés favorablement, et 4 défavorablement. Deux bulletins étaient blancs ou nuls. Un veto parlementaire, hautement improbable, aurait nécessité les trois cinquième des suffrages exprimés, aux termes de la Constitution. 

C'est le président de l'Assemblée Richard Ferrand (LREM) qui a proposé la nomination de M. Juppé, qui va ainsi pouvoir être rapidement confirmée et publiée au Journal Officiel. M. Juppé a déjà fait ses adieux à sa ville de Bordeaux. La nomination de l'ancien ministre de la Cohésion des territoires Jacques Mézard comme membre du Conseil constitutionnel, après sa désignation par le président de la République a, elle, fait l'objet d'un vote dans les commissions des Lois des deux chambres. A l'Assemblée, 13 députés se sont prononcés favorablement, un contre et deux ont voté blanc ou nul. Au Sénat, la nomination de l'élu du Cantal, radical de gauche, a recueilli 16 voix pour, une voix contre et un bulletin blanc. La commission des Lois du Sénat s'est également prononcée en faveur de la nomination du sénateur (divers droite) du Cher François Pillet à l'unanimité par 25 voix pour. Cet ancien avocat, réputé discret mais respecté, avait été choisi par le président LR du Sénat, Gérard Larcher.»

 

Selon l’AFP, toujours en France, un ancien Djihadiste français très recherché aurait été abattu lors des frappes aériennes menées par la coalition alliée : «Le Djihadiste français Fabien Clain, considéré comme la «voix» qui a revendiqué au nom du groupe État islamique (EI) les attentats du 13 novembre 2015 à Paris, a été tué en Syrie, a-t-on appris jeudi de sources sécuritaire et proche du dossier. Selon la radio France Inter qui a révélé l'information, son frère Jean-Michel, autre figure française du jihad, a été grièvement blessé lors d'une frappe de la coalition, alors que les forces anti-EI sont en passe de faire tomber l'ultime réduit de l'organisation djihadiste dans l'est de la Syrie. 

 

Fabien Clain, 41 ans, a été identifié par les enquêteurs français comme celui qui avait enregistré le message audio revendiquant les attentats du 13 novembre 2015, qui ont fait 130 morts et des centaines de blessés. Son frère Jean-Michel, 38 ans, a lui été identifié comme le psalmodieur des Anasheeds -chants religieux- entendus dans l'enregistrement. Estimant avoir démontré leur implication, les juges d'instruction français avaient émis un mandat d'arrêt contre eux en juin 2018. Converti à l'islam dans les années 1990, Fabien Clain, alias «frère Omar», et son frère se seraient radicalisés au début des années 2000. En 2009, il est condamné à 5 ans de prison, aux côtés d'un autre Djihadiste français, Thomas Barnouin, dans l'affaire d'une filière dite « d'Artigat » (sud-ouest de la France). Ces figures du groupe EI étaient des piliers de la mouvance de la région de Toulouse (sud-ouest) de Mohammed Merah, Djihadiste ayant tué en 2012 à Toulouse sept personnes, dont trois enfants juifs.  Ils ont aussi été proches de la cellule ayant perpétré les attentats de Paris et Bruxelles en 2015-2016.  Les frères Clain étaient considérés comme résolus à poursuivre le combat en dépit des nombreuses défaites militaires du groupe djihadiste aujourd'hui réduit à une ultime poche de combattants.»

 

Aux Etats-Unis, la police de la ville de Vallejo s’est encore illustrée en abattant de plusieurs balles, un jeune noir américain endormi au volant de sa voiture, selon l’information rapporté jeudi 21 février par l’agence Belga pour la RTBF :«Un jeune Noir américain endormi au volant de sa voiture sur le parking d'un fast-food a été abattu d'au moins 25 balles par des policiers dans le nord de la Californie le mois dernier, a-t-on appris mercredi auprès de l'avocat de la famille. Selon Melissa Nold, six policiers au total ont ouvert le feu sur Willie McCoy, 20 ans, le touchant au visage, à la gorge, à la poitrine, à l'oreille, dans les bras et les épaules, le 6 février dans la ville de Vallejo, près de San Francisco. « C'était excessif. Rien ne justifie un tel niveau d'usage de la force, et aucune raison n'explique qu'on tire autant de fois sur quelqu'un », a-t-elle dit à l'AFP. « C'est presque comme s'ils étaient au stand de tir », a-t-elle accusé. Aspirant rappeur, M. McCoy venait de finir un enregistrement chez un membre de sa famille lorsqu'il a décidé de se rendre dans un fast-food mexicain, tard dans la soirée. Selon la police de Vallejo, les employés du restaurant avaient appelé pour signaler qu'une voiture était à l'arrêt dans la file du drive-in, moteur en marche, avec un homme affalé sur son volant.

 

Les policiers ont dit avoir aperçu une arme de poing dans la voiture. Selon eux, M. McCoy s'est réveillé tandis qu'ils évaluaient la situation, faisant un geste vers son arme et ignorant leurs injonctions de lever « les mains en l'air». «Craignant pour leur sécurité, les six officiers ont fait usage de leurs armes de service », a déclaré dans un communiqué la police de Vallejo. Selon les autorités, l'arme retrouvée dans la voiture était chargée et signalée volée dans l'Oregon voisin. L'avocate, Melissa Nold, qui a elle-même appartenu aux forces de l'ordre, a estimé que si les policiers se sentaient réellement menacés, ils auraient dû s'abriter derrière leurs véhicules et utiliser leur sirène ou un mégaphone pour réveiller le jeune homme. Sa mort est l'un des derniers incidents en date d'une longue série aux Etats-Unis impliquant des policiers. La police de Vallejo notamment a déjà été à plusieurs reprises accusée de brutalités, comme en 2017, lorsqu'une vidéo avait montré un officier assis sur un homme couché à terre et lui portant plusieurs coups de poing au visage. L'an dernier, une autre vidéo avait montré un policier de Vallejo assénant des coups de lampe torche à un homme menotté et immobilisé par un de ses collègues.»

 

Au Cuba, explosion de vente des cigares malgré les lois anti-tabac, rapporte le mardi 19 février l’AFP pour le compte de la RTBF : «Les ventes de cigares cubain, produit phare du pays, ont atteint un nouveau record en 2018, à 537 millions de dollars (+7%), malgré des lois anti-tabac plus nombreuses et des règlementations fiscales défavorables. « Les revenus générés par les cigares sont de 537 millions de dollars, soit une augmentation de 7%, ce qui montre une consolidation de nos ventes malgré les difficultés apparues cette année », a annoncé Ernesto Gonzalez, directeur marketing d'Habanos S.A. Selon M. Gonzalez, le secteur du luxe a connu une croissance de 1% l'an dernier. «Cela montre la solidité de ce commerce», a-t-il ajouté. Dans ce contexte, la Chine est devenue le deuxième consommateur mondial de cigares cubains, devant la France, jusque-là en seconde position derrière l'Espagne. Habanos S.A. est une coentreprise regroupant Cubatabaco et Altadis, propriété de la britannique Imperial Tobacco Group et dont le siège est en Espagne. Elle n'a pas accès au marché des Etats-Unis en raison de l'embargo américain imposé par Washington à l'île socialiste depuis 1962.  En 2017, les ventes avaient déjà connu une hausse record de 12% (500 millions de dollars).

En 2018, la hausse avait été moindre, à 10%, mais le total des ventes supérieur.  Habanos S.A a reconnu qu'elle avait dû surmonter cette année des difficultés dues au durcissement des lois anti-tabac, notamment en Europe, premier consommateurs (53% des ventes), et à de nouvelles réglementations fiscales. «Le marché du tabac évolue dans un contexte réglementaire toujours plus complexe », a expliqué José Maria Lopez Inchaurbe, vice-président pour le développement. «Dans les pays du Golfe, il y a eu un hausse fiscale de 100% pour les ventes aux particuliers. Vous pouvez imaginez l'impact que cela a eu», a-t-il ajouté.  En Europe, les ventes ont progressé de 13% en 2018, mais l'Asie est désormais considérée comme un marché prometteur. «En Asie-Pacifique, une région émergente, nous avons connu une croissance de 9%, tirée par le marché chinois (...), où la croissance en valeur a été de 55% », a indiqué M. Lopez En revanche, «les taxes en France ont augmenté de 17%. Pour répercuter une partie de cette taxe, nous avons dû augmenter les prix au détail entre 8% et 10%. Le marché français a donc connu une contraction en volume. Mais en nous adaptant, nous avons réussi à maintenir le chiffre d'affaires», a-t-il expliqué. Grâce à la qualité de la terre où poussent les plants de tabac, au climat favorable et à une main d'oeuvre qualifiée, les cigares cubains sont considérés comme les meilleurs du monde».

Au Venezuela, le président Nicolas Maduro annonce la fermeture totale de son pays avec la frontière brésilienne, selon l’agence Belga : «Le président du Venezuela Nicolas Maduro a annoncé jeudi la fermeture totale de la frontière terrestre avec le Brésil. Cette mesure est prise à deux jours de la date annoncée par l'opposant Juan Guaido pour l'entrée de l'aide humanitaire dans le pays. «J'ai décidé qu'à partir de 20h00 (01h00 vendredi) ce jeudi la frontière terrestre avec le Brésil restera totalement fermée jusqu'à nouvel ordre" , a déclaré le chef de l'Etat lors d'une réunion avec le Haut commandement militaire. Le gouvernement a déjà ordonné aux militaires de renforcer le blocage des frontières terrestres et maritimes: le pont de Tienditas, reliant Cucuta (Colombie) à Urena (Venezuela) est barré de conteneurs, et les vols et liaisons maritimes sont suspendus avec l'île néerlandaise de Curaçao, autre point de stockage de l'aide. De son côté, l'opposant Juan Guaido a quitté Caracas jeudi pour se rendre avec des partisans à la frontière avec la Colombie pour tenter de faire entrer au Venezuela l'aide humanitaire envoyée par les Etats-Unis et bloquée par l'armée fidèle au président Maduro. Il a choisi de parcourir par la route les 900 kilomètres séparant la capitale de la frontière avec la Colombie. Des manifestations pro-Guaido et pro-Maduro sont par ailleurs prévues dans tout le pays samedi, une journée qui s'annonce sous haute tension. Comme un symbole du bras de fer qui se joue entre Juan Guaido et le président Nicolas Maduro, deux concerts, l'un pour demander l'acheminement de l'aide, l'autre pour la refuser, auront lieu vendredi à quelque 300 mètres de distance, de part et d'autre du pont de Tienditas.»

Moussa T. Yowanga

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