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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Les ennuis de l’ancienne présidente Cristina Kirchner continuent de plus belle avec sa 3e convocation lundi dernier par le juge Claudio Bonadio, qui voulait l’entendre sur une affaire de versement de pots-de-vin mise en place par son administration entre 2003 et 2015. C’est une information relayée lundi 25 février par l’AFP pour le compte du site RTBF. Aujourd’hui, âgée de 66 ans, Mme Kirchner s’est présentée lundi matin au tribunal de Comodoro Py à Buenos Aires, où elle a remis au magistrat plusieurs documents, refusant de répondre à ses questions, comme la législation l’y autorise. Meilleure opposante bien placée dans la course à la présidentielle du 27 octobre, l’ex-présidente a tweeté avant d’entrée au tribunal, qu’elle était victime « d’une persécution et d’un acharnement, auxquels seuls des gouvernements totalitaires osaient se livrer, en deux temps où l’Etat de droit était suspendu». Le juge Bonadio a intimé l’ordre à Cristina Kirchner de s’expliquer dans le cadre de huit affaires tombant sous sa juridiction. L’ancienne présidente a fustigé «une sorte de séance de cinéma continue ». «Je dois reconnaître qu’en matière cinématographique, ce film mériterait un Oscar pour son originalité».

 

L’affaire dite des Cahiers de la corruption, d’une grande ampleur, éclabousse les gouvernements de Nestor et Cristina Kirchner, et des chefs d’entreprise, parmi les plus puissants du pays, qui affirment avoir été rançonnés. Au nombre d’éminents patrons figurent Paolo Rocca, le patron de Techint, première entreprise du pays, et un cousin du président argentin, Angelo Calcaterra. Selon le juge Bonadio, Cristina Kirchner dirigeait un réseau de corruption, dans lequel des ministres ou des hauts fonctionnaires ont encaissé pour au moins 160 millions de dollars de pots-de-vin en échange de l’attribution de marchés publics dans le secteur du bâtiment et des travaux publics. Contesté, Claudio Bonadio est salué par les partisans du pouvoir comme un valeureux chevalier anticorruption et accusé par les militants kirchnéristes de faire le jeu du gouvernement de Mauricio Macri. L’ex-présidente argentine devrait être jugée à partir de mardi, pour favoritisme dans l’octroi de marchés publics dans la province de Santa Cruz, son fief politique, mais le procès a été reporté au 21 mai. Actuellement, sénatrice, Cristina Kirchner est protégée par l’immunité parlementaire d’une incarcération préventive, qui a été réclamée par le magistrat. Malgré l’accumulation des accusations de corruption, Cristina Kirchner conserve un capital politique important, entre un quart et un tiers de l’électorat.

Moussa T.Yowanga

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