Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

Géo-localisation

Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Dans l’objectif de provoquer des débats riches et contradictoires sur les réseaux sociaux autour du Fcfa, cette monnaie qui fut établie par la France pour les Africains depuis 1945, une quinzaine d'années avant les Indépendances des anciennes colonies françaises, mais circule toujours, malgré que sa valeur réelle soit indexée à l’Euro utilisé au sein de l’Union Européenne (dont l’Italie,  la France, la Belge et j’en passe. 1 euro est converti à plus de 655,96 FCFA ). J’eus décidé de poster au profit des internautes le samedi 26 janvier 2019 cette analyse, dont je suis l’auteur : « S'il y a réaction à faire, je la ferai contre les Italiens, eux-aussi, ne sont pas de Saints, car l'Afrique ils l'ont dépouillé tous ensemble (l’Italie ancienne mère colonisatrice de la Libye et de la Somalie, sauf erreur de ma part). Et là comme financièrement l'Italie ne va pas bien, ils s’insurgent par jalousie contre la France. Alors qu'ils sont tous membres de l'Union Européenne, l'Afrique ils la dirigent à partir de cette organisation avec à leur tête la France et l'Angleterre. Et puis, le vrai problème de l'Afrique ne se situe pas seulement sur la monnaie. Ils sont bien nombreux parmi lesquels la pluralité ethnique comme le cas du Tchad ou les différents groupes ethniques vivent malgré tout, sinon chaque ethnie vit pour elle et non pour le Tchad. Au Cameroun, au Rwanda, en Côte d'Ivoire, voir au Sénégal, c’est ce qui se passe, même si ailleurs les difficultés ne sont pas visuelles à l'œil nu, mais la souffrance est bien aiguisée par les Colonisateurs partout ailleurs d'une même façon. A cela s'ajoute la mauvaise gestion de nos ressources, le manque de transparence du pouvoir par des élections libres. Parler du Fcfa, c’est de la diversion populiste et puis, ces Italiens ce sont les plus grands racistes des Occidentaux, ce ne sont pas eux qui sauveront l'Afrique et les Africains? L’Abbé Pierre ne disait-il pas que ceux qui ont tout pris dans les assiettes, et qui reviennent dire « nous on est non-violents » ont plus de sang sur leurs mains que ceux qui prennent les armes ».

En réalité disons-le très rapidement de façon simple, la genèse  de toutes ces réactions publiées sur les réseaux sociaux provient des propos assez tranchés du Vice-président du Conseil italien  Luigi Di Maio qui ont été tenus le dimanche 20 janvier 2019 : « A partir d’aujourd’hui, ceux qui veulent débarquer en Italie, on va les emmener à Marseille. Je vais demander des sanctions contre les pays qui colonisent l’Afrique. La France imprime le franc dans les colonies pour financer une partie de sa dette : pour laisser les Africains en Afrique, il suffirait que les Français restent chez eux », avait-il lâché sur RTL. Le lendemain, il a surenchéri. «Tout ce que j’ai dit est vrai, a-t-il insisté. La France imprime une monnaie pour 14 Etats africains et, par conséquent, elle en empêche le développement. Au contraire, elle contribue aux départs des migrants, qui vont ensuite mourir dans la Méditerranée ou débarquer sur nos côtes. Il est temps que l’Europe ait le courage d’aborder le thème de la décolonisation de l’Afrique. »

En termes d’analyse, le Vice-président du Conseil italien Luigi Di Maio semble dire clairement que cette ancienne monnaie utilisée même de nos jours par une bonne partie de ce territoire de colonisation française maintient les économies des pays comme le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Niger, le Sénégal, le Togo, le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, Gabon, la Guinée équatoriale et en fin le Tchad dans une dépendance et servitude de la politique monétaire pilotée par l’Union Européenne sous le commandement de la France dominatrice. De façon claire si on ne tient que compte des sources des médias africains et occidentaux, 155 millions des africains et africaines francophones ou autres utilisent le Fcfa comme devise monétaire. Ce qui parait stupide aux yeux des Panafricanistes ou nationalistes de ce vieux continent. Et finalement monsieur Luigi Di Maio vient jeter l’huile sur le feu ».

 

Madame Annicette Kessely qui vit visiblement aux USA se compte parmi ceux-là, Fils et filles de l’Afrique qui ont du mal à  adopter définitivement le Fcfa. Dans leurs différentes réactions, on retrouve un ras-le-bol remarquablement prononcé, malgré la nonchalance de certains chefs d'Etat à prendre nettement position contre cette monnaie coloniale . Ainsi, selon madame Kessely qui eut posté sa réaction quelques minutes après la publication de mon analyse sur mon espace Facebook, ce même samedi 26 janvier 2019 : «Le vrai problème de l’Afrique Francophone se situe sur la monnaie. On devrait plutôt remercier le Vice Président du Conseil Italien Luisis Di Maio et le Député Italien Alessandra Di Battista. Il ne s’agit pas de racisme ou jalousie mais des faits. Le Fcfa a été créé par la France depuis 1945. C’est une propriétaire privée de la France. Le Fcfa est imprimé et gère en France. Nos devises sont logées dans la Banque Centrale Française. Conséquences on nous prive de toute industrialisation, puisque on pas accès à nos devises, pour transformer nos matières premières. En outre, dans la zone Fcfa, le taux de bancarisation est de - 23%. L’Afrique du Sud qui a sa propre monnaie nationale est à 150%. Dites-moi combien des personnes ont accès à des comptes bancaires dans vos villages ou vos quartiers ? La majorité des jeunes entrepreneurs qui veulent créer des biens et services pour embaucher des employés, n’ont pas accès aux crédits. Par suite, nous observons ces jeunes chômeurs quittent leur pays pour aller mourir dans le désert et la Méditerranée. De plus, le Fcfa n’encourage pas la production. Quand on ne produit rien. On fait que consommer, cela créer des endettements dans la caisse de l’état. La majorité des pays Francophones ont un déficit budgétaire puisque on n’exporte pas de produit local. Pourquoi ? Parce que le Fcfa est arrimé à l’euro. En réalité le Fcfa est un euro déguisé

Pour mieux préciser son analyse,cette Africaine et Tchadienne par ses origines s'est posée cette question assez pertinente pour beaucoup de personnes:«Comment des économies faibles peuvent avoir des monnaies fortes? Ça n’a pas de sens! Par exemple, un agriculteur Tchadien qui produit du riz et veut vendre au marché. Son riz est arrimé à l’euro. Par compte le riz vietnamien importé est moins chère, ça encourage la ménagère Tchadienne à acheter le riz de ce dernier. Ainsi, l’agriculteur Tchadien tombe en faite. Cela crée une faillite dans l’économie locale. Saviez-vous que l’indice de développement des Nations Unies a classé 11 du 14 pays Africain de la zone Fcfa parmi les pays les plus pauvres et endettés du monde? Saviez-vous que les échanges entre l’UEMOA et la CEMAC sont de moins de 3%? En fin de compte, je suis d’accord avec certains arguments sur la mauvaise gouvernance en Afrique. Mais les gilets jaunes ont également démontré qu’il y a la mauvaise gouvernance en France. Le Fcfa n’est pas une monnaie puisque qu’elle n’est convertible nulle par dans le monde. Cette monnaie nazie n’a pas d’avenir pour nous les Africains. On ne pourra jamais se développer avec le Fcfa. Tant que nous ne quitterons pas ce joug colonial, ce système continuera à nous maintenir dans l’esclavage et la précarité absolue. On doit plutôt dire Gloire à Dieu pour ces deux dirigeants italiens de sortir pour dénoncer cette monnaie coloniale. En conclusion ce combat de souveraineté monétaire doit rester dans la main des Africains car c’est un outil indispensable pour notre développement ».

Réactions parallèles à l’analyse faite par madame Annicette Kessely

Aboubakard Kone: Aussi longtemps que les Présidents de l'Afrique francophone travailleront pour la France au lieu de se soucier du bien être de leur propre population, nous verrons toujours cette vague de migrants sub-sahariens mourir dans le désert et la Méditerranée. Le développement est avant tout une volonté politique. Malheureusement cette volonté manque en Afrique francophone. Tous ces problèmes que tu mentionne sont réels et connus de la classe politique Africaine. Mais malheureusement cette classe préfère travailler dans l'intérêt de la France. Il y a-t-il plus esclavage que celui qui refuse de s'affranchir de la domination du maitre? Personne ne fera le combat pour notre liberté en dehors des Africains eux même. L'italien, le Russe, le chinois feront des discours par ci et par la, mais ceci est un combat typiquement Africains et personne autre que nous le fera.

Annicette Kessely : Exactement mon frère Aboubakard Kone, le combat doit appartenir aux Africains.

Kessely Dingamnaiwala Thierry:Moi je pense à mon humble que nous les peuples africains avec nos dirigeants, nous croyons toujours aux occidentaux comme nos sauveurs. Mais non, que nos dirigeants aient les 2 testicules bien en place et disent NON à ces hors la loi une fois, une 2ème fois et puis une 3ème fois. Et à force de faire partir du pouvoir ces dirigeants têtus qui n'obéissent pas; ces maffieux vont se lasser de nous et Ouf!!! Mais tant que nos dirigeants assoiffés de sang et du pouvoir continuent à exécuter leurs ordres. La fin de notre calvaire n'est pas pour demain.

Annicette Kessely :Mon frère Kessely Dingamnaiwala Thierry, ce combat appartient au peuple Africain. C’est au peuple de s’organiser pour éradiquer ce fléau qui nous maintient dans l’esclavage et la précarité. Les dirigeants n’auront aucun choix que de suivre la revendication du peuple.

Kessely Dingamnaiwala Thierry : Ah oui! Il va falloir qu'un courageux commence et on se met derrière lui comme Martin Luther King et nous voilà parti pour la lutte pour la liberté. Mais ce courageux n'existe pas encore.

Ahmat Zéïdane Bichara

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article