Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

Géo-localisation

Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Comment la vie des gens ordinaires se transforme en espion ? De la CIA à la DGSE en passant par le FSB, le MI6, l’œil de Fabien a choisi de vous immiscer dans l’univers du grand secret. Le magazine « Figaro » paru du 4-5 août 2017 N°22701 et 22702, nous révèle quelques informations sur la vie des espions à la DGSE. Cet article est retranscrit d’une série d'espionnage français la plus réaliste et réussie.

L’article vise à répondre à la question importante : comment devient-on espion ? D’emblée, « C’est de loin la série française d’espionnage la plus réaliste et la plus réussie », renchérit Eric Denécé, directeur du centre français de recherches sur le renseignement (CF2R). Les décors du Bureau des légendes sont, en effet, saisissants de vérité, de la couleur des murs du siège de la DGSE aux cartes de la Syrie en guerre.». «Pour la DGSE, le Bureau des légendes constitue une opération de communication réussie. Après des décennies de réputation mitigée et de méfiance de l’exécutif à son égard, la Boite a regagné des galons et s’est professionnalisée. Aujourd’hui, elle emploie 6 500 agents-dont 63% de civils et 25% de femmes et continue d’embaucher à tour de bras : près de 600 arrivées sont prévues d’ici à fin 2019. «Nous recrutons des profils très qualifiés : par exemple, des ingénieurs et des linguistes, dans des secteurs concurrentiels confirme son porte-parole. Il y a une appétence croissante des jeunes pour le renseignement et la DGSE est attractive. Mais nous devons expliquer toujours mieux nos métiers et nos missions. Mais nous devons expliquer toujours mieux nos métiers et nos missions.» La série télévisée de Canal+ est tombée à point nommé pour conforter cette politique. « Une fiction, c’est un vecteur puissant d’image» dit-on boulevard Mortier, où l’on se félicite que la DGSE soit présentée «sans caricature » dans les bureaux des légendes. «Certains agents nous ont assuré que leurs enfants découvraient leur univers de travail grâce à nous », Alex Berger. Plus surprenant : désormais,  presque toutes les recrues récentes de la DGSE connaissent Le Bureau des légendes. Parmi ces espions en herbe, plusieurs ont dit avoir été motivés en visionnant la série !

Mais gare ! Car le vrai quotidien des espions est moins flamboyant qu’une fiction, aussi bien renseignée soit-elle. « Nous faisons un boulot exceptionnel, mais c’est un travail rude, compartimenté, minutieux, contraignant, parfois très administratif ou très technique. Nous sommes au service du pays tout en étant contraints au secret, ce qui est parfois difficile à supporter », raconte un ancien cadre de la Direction du renseignement. «Le fait de ne pas pouvoir communiquer avec nos proches pendant nos missions et de ne rien pouvoir dire à notre retour est lourd », ajoute un ancien officier du Service Action (SA), le bras armé de la DGSE, chargé des opérations clandestines les plus offensives à l’étranger. Au sein du SA, selon plusieurs sources concordantes, le taux de divorces aurait dépassé les 90% à certaines époques… La première mission de la DGSE, la collecte de renseignements relève, en réalité d’un véritable travail de fourmi. Au sein de la Direction du renseignement, près de 1500 agents trient et analysent des informations confidentielles recueillies partout dans le monde. Ils rédigent près de 7000 notes chaque année, dont l’essentiel est distribué dans les principaux centres du pouvoir, de Matignon à l’Elysée, en passant par les ministères de la Défense et de l’Intérieur.

Le but officiel est de « réduire l’incertitude », autrement dit « éviter à notre pays toute surprise stratégique, fournir à nos autorités une expertise de long terme », comme l’a rappelé le directeur général Bernard Bajolet dans la Revue défense nationale, début 2014. Mission complexe : les services français ont bien vu venir la chute du Berlin, la guerre d’Irak de 2003 ou la poussée djihadiste au Mali début 2013, mais ils ont moins bien anticipé les révolutions arabes de 2011, l’émergence de Daech en 2014 ou les attentats terroristes de 2015. Le renseignement n’est pas une science exacte, car il repose souvent sur des sources humaines. Dans le monde entier, plusieurs centaines d’agents de la DGSE, officiellement installés dans les ambassades de France sous la couverture de diplomates, collectent, en effet des renseignements auprès d’honorables correspondants (des personnes volontaires) ou manipulent des sources afin qu’elles livrent quelques secrets. «Durant un séjour de deux à trois ans dans un pays, si on a recruté une ou deux sources, ce n’est déjà pas mal» se souvient Guy, qui fut notamment en poste au Moyen-Orient dans les années 2000".

Choix et commentaire de Fabien Essibeye Fangbo,journaliste stagiaire

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article