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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Au Soudan en Afrique, les autorités en prise avec le mouvement de contestation annoncent la libération de toutes les personnes détenues. C’est l’AFP qui en fait écho le mardi 29 janvier :« Le chef des services de renseignement soudanais a ordonné mardi la libération de toutes les personnes détenues depuis le début en décembre du mouvement de contestation contre le président Omar el-Béchir, a annoncé le ministère de l’Information dans un communiqué. Selon des ONG de défense des droits humains, plus de 1000 manifestants, leaders de l’opposition, militants et journalistes ont été détenus par le puissant Service national du renseignement et de la sécurité (NISS), organe qui mène la répression depuis le début des manifestations le 19 décembre. « Le chef du Service national du renseignement et de la sécurité a émis un ordre de libération de toutes les personnes détenues lors des incidents en cours », est-il précisé dans le communiqué. Les Etats-Unis et l’Union européenne avaient appelé le Soudan à libérer les activistes détenus à la suite des manifestations, les Américains mettant dans la balance de potentielles meilleures relations entre Khartoum et Washington. Les manifestations déclenchées par la décision du gouvernement de tripler le prix du pain se sont transformées en mouvement de contestation contre le président Omar el-Béchir, au pouvoir depuis trois décennies après un coup d’Etat soutenu par les islamistes en 1989. Trente personnes sont mortes depuis le début des protestations selon un bilan officiel. Des ONG évoquent toutefois plus de 40 morts. Répondant à l’appel à manifester quotidiennement de l’Association des professionnels soudanais, des manifestants se sont à nouveau rassemblés mardi au Soudan, notamment à Khartoum et dans la ville voisine d’Omdourman, où des policiers les ont dispersés faisant usage de gaz lacrymogène.».

En Afrique du sud du côté austral du continent , la forêt de Johannesburg est sous la menace d’un scarabée tueur d’arbres en provenance de Vietnam. L’information provient du site de la RTBF : «Le «scolyte polyphage euwallacea… fornicatus » ne mesure que 2 mm mais peut tuer un arbre en quelques années. Il a déjà fait d’énormes dégâts à Los Angeles et dans les plantations d’avocats en Israël. Sans doute arrivé par le port de Durban au début de la décennie, le scarabée n’a été identifié que l’an dernier. « Il a peut-être suffi d’une seule femelle enceinte à l’intérieur d’une palette mal séchéeexplique le professeur Wilhem de Beer de l’Université de PretoriaLe scarabée s’est d’abord attaqué aux jardins des quartiers aisés de Sandton, à Johannesburg. On le retrouve maintenant presque partout, même dans les forêts naturelles du Kwazulu-Natal. Quelque 80 espèces d’arbres sont touchées et certaines risquent de disparaître, comme les chênes anglais, les platanes et les érables de Chine. ». Si rien n’est fait, Johannesburg pourrait perdre une partie de sa forêt urbaine, la plus grande au monde (6 à 10 millions d’arbres). Wilhem de Beer montre un platane criblé de trous. En anglais, l’insecte s’appelle « polyphagous shothole borer beetle » (PHSB), à cause de ces trous qui font penser à l’impact d’une balle. Ce sont les portes d’entrée du scolyte. « Comme il ne peut pas digérer le bois, il transporte les spores d’un champignon, qu’il dépose le long des parois des galeries qu’il creuse sous l’écorce. Ces champignons sont son garde-manger. En grandissant, ils bouchent les canaux par lesquels transitent les nutriments de l’arbre, qui se dessèche et meurt en quelques années. ». Andrea Rosen regarde avec désolation deux arbres contaminés dans son jardin luxuriant proche de Sandton. «Au Vietnam, l’insecte a des prédateurs naturels, mais pas ici et aucun produit chimique n’est efficace, explique Julian Ortlepp de l’entreprise Tree works, venu constater les dégâtsLe plus sûr est d’abattre les feuillus atteints». 

 

La propagation se fait par les femelles, qui volent d’un arbre à l’autre, ou par le transport de bois contaminé et la vente de bois de chauffage par les élagueurs. « Les scolytes sont ainsi arrivés à Soweto, où 250.000 arbres ont été plantés par le gouvernement, enchaîne de Beer. Pour lutter contre ce fléau, les troncs devraient être incinérés ou réduits en compost dans des décharges spéciales, qui n’existent pas pour le moment. ». Dans une rue du quartier, cinq arbres morts attendent depuis six mois d’être abattus par la municipalité. Un voisin les a entourés d’une banderole fluo, portant l’abréviation « PSHB ». « La Ville ne fait rien pour enrayer la contamination, déplore Rosen qui préside l’Alliance pour la forêt urbaine de JohannesburgAucune campagne d’information du public n’a été lancée. En septembre, nous avons alerté le maire de Johannesburg, Herman Mashaba. Il nous a dit que sa priorité était de construire des logements. ». Le scarabée fait le jeu des promoteurs, qui ont hâte de construire des lotissements bitumés autour de Sandton, devenu le centre économique de la Ville. « Mais la disparition de la forêt aura de lourdes conséquences pour l’environnement et la santé des habitants », constate Rosen. La municipalité devrait prochainement lancer un recensement des arbres malades, première étape avant de décider d’un plan d’action. « L’abattage coûte cher et il y a peut-être d’autres solutionsexplique De Beer, qui espère se rendre au Vietnam. On pourrait importer un prédateur. Mais il faudra au moins cinq ans de recherche.» En attendant, bon nombre d’arbres de Johannesburg auront dépéri.»

Au Japon en Asie, une jeune joueuse de Tennis métisse bouleverse en révolutionnant les mentalités en matière des préjugés raciaux, rapporte le site de la RTBF «En remportant ce samedi le second Grand Chelem de sa carrière aux Internationaux de Tennis d’Australie, la jeune joueuse japonaise Naomi Osaka s’est hissée au premier rang du tennis mondial féminin. Au-delà de sa nouvelle popularité internationale et de ses performances exceptionnelles, c’est surtout son parcours et ses origines atypiques qui dépassent les frontières du sport. Quatre mois après avoir remporté son premier trophée à l’US Open contre son idole Serena Williams, Naomi Osaka a signé ce samedi 26 janvier son deuxième titre d’affilée en Grand Chelem en dominant la joueuse tchèque Petra Kvitova en trois sets.Réputée pour son travail acharné et sa force de frappe, Osaka confirme avec cette nouvelle victoire son statut de grand espoir. Il ne s’agit là que du troisième trophée de sa carrière mais tout porte déjà à croire que la Japonaise de 21 ans est bien partie pour dominer le tennis féminin. C’est pourtant pour ses origines familiales que la joueuse déchaîne les passions, devenant indirectement le symbole de la lutte contre la discrimination des métis au Japon. Née en 1997 à Osaka, ville dont elle porte encore le nom, la joueuse a quitté son Japon natal dès l’âge de trois ans pour émigrer aux Etats-Unis avec Léonard François, son père d’origine Haïtienne, Tamaki Osaka, sa mère Japonaise, ainsi que sa grande sœur Mari.

La raison de cet exil est simple. Accusée de déshonorer sa famille par sa relation avec un homme d’origine noire, la mère de Naomi Osaka s’est vue contrainte de déménager avec sa petite famille aux Etats Unis dans les années 2000. Ce n’est qu’à ce moment-là que Léonard François, fasciné par le succès des sœurs Williams à l’époque, entamera l’entraînement de ses filles au tennis, avec le succès que l’on sait pour Naomi. Au Japon, la pureté raciale est un concept encore bien implanté et un terme existe déjà pour caractériser ces enfants issus de mariages mixtes : « Hafu ». Une désignation apparue dans les années 70 dont l’origine étymologique anglaise renvoie à la notion de « moitié ». Ces enfants métissés sont aujourd’hui encore la cible de préjugés raciaux au Pays du Soleil Levant et leur présence au Japon ne représente d’ailleurs que 2% des naissances annuelles. Paradoxalement, de nombreuses personnalités japonaises dites « Hafu » et qui ont pu mener des carrières dans le sport ou les médias se voient régulièrement occulter leurs origines étrangères pour être présentées comme étant 100% japonaises. Si son parcours et ses exploits sportifs en font aujourd’hui une cible privilégiée pour les médias et sponsors du monde entier avec qui les contrats se chiffrent en millions de dollars, l’image de Naomi Osaka n’est pas exempte de ces préjugés qui subsistent encore au Japon.

En atteste un récent spot publicitaire animé pour la société japonaise de nouilles Nissin dans lequel on voyait Osaka avec une peau blanchie. Accusée de « whitewashing » sur les réseaux sociaux, la société en question a dû renoncer à la diffusion de sa publicité. Et si M. Okabayashi, le porte-parole de Nissin, a indiqué vouloir représenter la joueuse « dans un style qui correspond au mieux au monde de l’animation japonaise », la pratique est suffisamment équivoque pour ne pas illustrer un certain manque de tolérance dans ce pays très conservateur. Toute cette agitation autour de son identité et son parcours n’empêchent pourtant pas Naomi Osaka de jouir d’une popularité très importante dans l’archipel, elle qui ne parle même pas japonais couramment et qui dispose encore aujourd’hui de la double nationalité nippo-américaine. « Je ne pense pas vraiment au fait que je sois un mélange de trois différentes origines […] J’ai joué au tennis toute ma vie et c’est le monde dans lequel j’ai grandi donc je ne peux pas dire que j’ai subi des brimades mais si je peux aider d’une manière ou d’une autre, je suis partante ». Si Naomi Osaka poursuit son ascension sportive avec la même réussite et détermination, elle aura probablement encore l’occasion de bousculer la notion d’identité et le problème de l’homogénéité raciale dans un pays qui ne démontre que peu d’empathie pour les enfants de mariages mixtes mais qui tend petit à petit à plus d’ouverture.»

 

Aux Etats-Unis, Donald s’en prend de nouveau aux chefs de renseignement qu’il accuse d’être naïfs, rapporte le Journal de Montréal citant l’AFP : «Les mots surprennent dans la bouche d’un président américain: Donald Trump a accusé mercredi les chefs de ses propres services de renseignement d’être « naïfs », après avoir été contredit par ces derniers sur plusieurs axes majeurs de sa politique étrangère. Si ce n’est pas la première fois que Donald Trump s’en prend à ces grandes agences fédérales très respectées aux États-Unis, cette salve de tweets se distingue par son ton particulièrement agressif et ironique.Mardi, devant le Sénat, Gina Haspel, directrice de la CIA, et Dan Coats, directeur du renseignement, tous les deux nommés par Donald Trump, avaient dressé un tableau des grandes menaces mondiales reflétant un désaccord marqué avec l’analyse du locataire de la Maison-Blanche sur la Syrie, la Corée du Nord ou encore l’Iran.  «Les membres des services de renseignement semblent être extrêmement passifs et naïfs concernant les dangers que représente l’Iran. Ils ont tort! », a tweeté M. Trump mercredi matin. Selon Mme Haspel, l’Iran respecte toujours « techniquement » l’accord conclu en 2015 avec les grandes puissances pour l’empêcher de se doter de la bombe atomique, dont les États-Unis se sont retirés l’an dernier comme l’avais promis Donald Trump pendant sa campagne.

Et si les Iraniens envisagent de « prendre leurs distances » avec ce texte, c’est, a-t-elle noté, en raison de l’absence de retombées économiques, Washington ayant rétabli des sanctions draconiennes contre Téhéran après son retrait, qui avait suscité la colère des alliés européens des États-Unis. «Quand je suis devenu président, l’Iran causait des problèmes dans tout le Moyen-Orient et au-delà. Depuis notre retrait du terrible accord sur le nucléaire iranien, ils sont TRÈS différents, mais restent une source potentielle de danger et de conflit », a poursuivi M. Trump sur Twitter. «Méfions-nous de l’Iran. Les membres des services de renseignement devraient peut-être retourner à l’école! », a-t-il encore écrit. « Nos évaluations continuent de montrer qu’il est peu probable que la Corée du Nord abandonne toutes ses armes nucléaires », ses missiles et « ses capacités de production », avait souligné Dan Coats devant le Congrès. Malgré la suspension des essais nucléaires et balistiques « depuis plus d’un an » et « le démantèlement réversible de certaines parties des infrastructures », « nous continuons à observer des activités non compatibles avec une dénucléarisation totale », avait-il ajouté. Dans un tweet, M. Trump a lui évoqué mercredi matin « une bonne chance » d’aboutir à la dénucléarisation. « Les relations entre les États-Unis et la Corée du Nord n’ont jamais été aussi bonnes », a-t-il écrit. « Pas de tests, rapatriement des dépouilles (de soldats américains morts durant la guerre de Corée, NDLR), retour des otages », a-t-il ajouté, réaffirmant sa volonté de rencontrer une nouvelle fois le leader nord-coréen Kim Jong Un, après leur premier sommet de Singapour en juin 2018. Sur la Syrie aussi, Donald Trump a tenu à répondre, par courts messages interposés, aux conclusions du renseignement américain.«D’énormes progrès»ont été accomplis depuis deux ans, a-t-il souligné, sans cependant être aussi catégorique que lorsqu’il avait lancé, le 20 décembre: « Nous avons gagné contre le groupe EI, il est temps de rentrer ». Le groupe État islamique «contrôle encore des milliers de combattants en Irak et en Syrie», avait mis en garde la veille Dan Coats. Le 45e président des États-Unis avait suscité un tollé au sein de son propre camp lorsqu’il avait, lors d’une conférence de presse à Helsinki avec Vladimir Poutine, semblé accorder plus de valeur aux propos du président russe qu’aux conclusions des agences de renseignement américaines sur l’ingérence de Moscou dans la campagne présidentielle de 2016.»

 

En Europe, au Royaume-Uni, les autorités britanniques cherchent à protéger les étudiants ERASMUS en cas de Brexit sans accord, selon l’information rapportée par Belga pour le compte de la RTBF : «La Commission européenne a adopté mercredi une nouvelle série de mesures en cas de Brexit sans accord le 29 mars, à destination notamment des étudiants du programme Erasmus afin qu'ils puissent achever leur séjour sans interruption après cette date. Sa proposition vise à faire en sorte que les étudiants et les stagiaires en séjour Erasmus+ à l'étranger au moment du retrait « puissent terminer leurs études et continuer de recevoir les financements ou les bourses correspondants ». A la date du 30 mars, 14.000 jeunes ressortissants des 27 pays de l'UE seront présents au Royaume-Uni dans le cadre de ce programme et 7000 ressortissants britanniques le seront dans un Etat membre, est-il précisé dans un communiqué. Or, en cas d'absence d'accord de divorce, ces étudiants ne seront pas en mesure d'achever leur semestre et « pourraient ne plus bénéficier de bourses », souligne la Commission.

Cette proposition doit encore être adoptée par le Parlement et les Etats membres. La Commission a également adopté des mesures concernant la sécurité sociale et les projets financés par le budget de l'UE en cas de divorce brutal. Pour la sécurité sociale, « les autorités des Etats membres continueront de prendre en compte les périodes d'assurance, d'exercice d'un emploi indépendant, ou de résidence au Royaume-Uni avant le retrait de ce dernier, dans le calcul des prestations, telles que les pensions de retraite ». Enfin, pour les bénéficiaires britanniques d'un financement européen, la Commission propose de permettre à l'UE « d'honorer ses engagements et de continuer à effectuer des paiements en 2019 en faveur de bénéficiaires britanniques au titre des contrats signés et des décisions prises avant le 30 mars 2019 ». Cette mesure permettrait d'atténuer l'impact d'un "no deal" "pour un grand nombre de secteurs bénéficiant d'un financement de l'UE, tels que la recherche, l'innovation ou l'agriculture", fait valoir le communiqué. La Commission publie depuis le mois de décembre une série de propositions visant à atténuer l'impact d'un Brexit sans accord pour un retrait ordonné le 29 mars, dans le cadre de préparatifs "à tous les scénarios". Mercredi, le président de l'exécutif européen Jean-Claude Juncker s'est inquiété d'un risque accru de « retrait désordonné » du Royaume-Uni de l'UE après un vote du parlement britannique la veille demandant de rouvrir les négociations sur l'accord de retrait.»

Sélection de Moussa T. Yowanga

 

 

 

 

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