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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

La polémique autour du franc CFA dont la France est accusée d’en tirer bénéfice, est loin d’être un fantasme, c’est ce que révèle le site Africa24 info : «La zone « franc » et sa monnaie le franc CFA constituent le seul système monétaire colonial au monde à avoir survécu à la décolonisation. La mise en place progressive de ce système est le résultat de choix stratégiques de la France mettant l’entreprise de colonisation au service des intérêts économiques français. Suite à la crise de 1929, la France accentue son repli sur l’empire colonial pour protéger son économie et son commerce extérieur. La puissance coloniale exploite les matières premières des colonies pour alimenter l’industrie française et utilise les colonies comme débouchés pour les produits français. Il ne fait aucun doute que la France ne lâchera jamais le FCFA car elle est très importante pour son économie. Nous avons contacté un Ex général français qui a décidé d’être anonyme et nous lui avons demandé quelle était sa pensée sur cette monnaie et voici ce qu’il a dit «Ecouter, le FCFA est très importante pour la France.

La France ne mettra jamais un terme à cette monnaie. 60% de son économie dépend d’elle. Je peux même dire que le FCFA est une question de sécurité de l’Etat et que tout pays qui oserait y mettre fin risquerait de subir de graves conséquences n’excluant pas une réaction militaire et nucléaire» L’Ex général dit que peu importe le bonne discours du président français Emmanuel Macron en Afrique sur le FCFA, n’importe quel chef d’Etat qui ose essayer de changer cette monnaie sera soit éliminé, soit expulsé par un coup d’état militaire dans son pays. «Pour un franc cfa battu, la France demande en garanti pour assurer sa convertibilité, presque 10 FCFA. Les africains sont loin d’être inutiles à la France. Ils n’ont pas seulement les élites pour le rappeler souvent aux néo-lepénistes de L’Elysée. Le franc des colonies françaises d’Afrique (CFA) rebaptisé franc de la communauté française d’Afrique reste toujours accroché à l’ancienne Métropole » Les pays de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA) ont choisi de déposer leurs réserves de change au trésor public français. Certains pays du Maghreb et la Mauritanie ont choisi de battre leur propre monnaie et de quitter la zone franc pour une organisation libre de leur économie à l’aube des indépendances. L’Afrique noire française est-elle restée dans le schéma qui a guidé la monnaie en 1945. Les économies restent toujours surveillées par la France à travers les accords de coopérations et les conventions d’opération. La prédation des ressources économiques et la confiscation de la souveraineté des pays africains de la zone franc s’éterniseront tant que le système néocolonial et impérialiste de l’Etat français ne sera pas démantelé.»

Le premier ministre canadien se sépare de son ambassadeur en Chine à qui il reproche des propos inappropriés et maladroits, selon la presse canadienne à Ottawa : «L’ambassadeur du Canada en Chine, John McCallum, quittera ses fonctions à la demande de Justin Trudeau. Selon une déclaration du cabinet du premier ministre publiée samedi, Justin Trudeau a demandé à M. McCallum de lui remettre sa démission vendredi soir. Ce dernier s’était mis dans l’eau chaude plus tôt cette semaine en déclarant que Meng Wanzhou, la directrice financière du géant technologique chinois Huawei, dispose d’arguments juridiques solides pour éviter l’extradition. Mme Meng avait été arrêtée à l’aéroport de Vancouver, le 1er décembre dernier, en vertu d’un mandat d’arrestation américain. Les États-Unis la soupçonnent d’avoir cherché à contourner les sanctions commerciales imposées à l’Iran. Son arrestation a provoqué une grave querelle diplomatique avec la Chine et l’ambassadeur McCallum s’était excusé publiquement pour ses commentaires, qui avaient soulevé des doutes quant à la politisation de ce dossier explosif. Or, Justin Trudeau avait initialement rejeté les appels à son congédiement. Bien que le premier ministre n’ait pas immédiatement expliqué son changement de cap, l’annonce du rappel de M. McCallum survient après que celui-ci s’est à nouveau exprimé sur cette affaire. L’ex-ministre libéral a déclaré que l’abandon de la demande d’extradition de Mme Meng serait « bien pour le Canada », selon des propos rapportés dans le journal StarMetro de Vancouver vendredi.

Il avait ajouté que si les États-Unis et la Chine concluent une entente sur le cas Meng, celle-ci devrait inclure la libération des deux Canadiens emprisonnés, Michael Kovrig et Michael Spavor. Le cabinet du premier ministre a refusé de préciser les motifs de cette volte-face de Justin Trudeau. Avant sa carrière diplomatique, John McCallum avait notamment occupé les postes de ministre de la Défense nationale, de ministre des Anciens Combattants et de ministre de l’Immigration, à l’apogée des efforts de réinstallation des réfugiés syriens. « Pendant près de vingt ans, John McCallum a servi les Canadiens avec honneur et distinction, a déclaré Justin Trudeau. Son travail demeure une source d’inspiration pour les Canadiens et un exemple pour le reste du monde. Je le remercie, ainsi que sa famille, pour ses nombreuses années de service. » Le chef de mission adjoint à l’ambassade du Canada à Pékin, Jim Nickel, le remplacera à titre de chargé d’affaires, a-t-on précisé. La décision de M. Trudeau de montrer la porte à John McCallum est survenue trop tard, a soutenu le chef du Parti conservateur Andrew Scheer, un de ceux qui avaient réclamé le départ de l’ambassadeur après sa première déclaration controversée. « Ça n’aurait jamais dû en arriver là. Justin Trudeau aurait dû congédier son ambassadeur au moment de l’ingérence dans cette affaire. Il n’a rien fait et a permis des dommages additionnels. Plus de faiblesse et d’indécision de la part de Trudeau avec la Chine. » Devant les journalistes à Ottawa, samedi, M. Scheer a accusé le premier ministre d’avoir nui à la réputation internationale du Canada. « Cela fait partie, je crois, d’un plus gros problème. Et c’est l’approche de Justin Trudeau sur la diplomatie, alors qu’il croit qu’il peut se fier à l’image plutôt que la substance sur les affaires étrangères. Et maintenant, les Canadiens paient pour ses erreurs », a-t-il soutenu.»

La controverse autour du FCFA né en Europe se propage en Afrique où des médias et personnalités s’en mêlent, c’est le site sputniknews qui en fat écho : «Luigi di Maio, vice-président du Conseil italien a appelé l'Union européenne à imposer des sanctions à la France pour sa politique en Afrique, accusant celle-ci de manipuler et de contrôler les économies des pays qui utilisent le franc CFA. Il n'en fallait pas plus pour relancer le débat en Afrique autour de cette monnaie.Dimanche 20 janvier, Luigi di Maio a appelé l'Union européenne (UE) à imposer des sanctions à la France pour sa politique en Afrique. Le vice-président du Conseil italien a déclaré que la France n'avait «jamais cessé de coloniser des dizaines d'États africains». Les propos de M. Di Maio sont intervenus au moment où l'Onu a déclaré que deux embarcations d'environ 170 migrants étaient clairement menacées de naufrage en méditerranée. «L'UE devrait imposer des sanctions à la France et à tous les pays comme la France qui appauvrissent l'Afrique et obligent ces gens à partir, parce que les Africains devraient être en Afrique et non au fond de la Méditerranée», a déclaré Luigi di Maio.

Le 21 janvier, le leader du Mouvement des cinq étoiles et ministre du Travail et de l'Économie a de plus accusé la France de manipuler et de contrôler les économies des pays africains qui utilisent le franc CFA. «La France est l'un de ces pays qui, en émettant une monnaie pour 14 pays africains, empêche leur développement économique et contribue au fait que les réfugiés partent et meurent ensuite en mer ou arrivent sur nos côtes.» Selon le dirigeant du Mouvement 5 étoiles, c'est en «appauvrissant» des pays toujours colonisés que la France empêcherait les Africains de s'épanouir dans leurs propres pays, les condamnant ainsi au funeste destin de migrants. Ces déclarations sur le franc CFA, cette monnaie datant de l'époque coloniale et garantie par le Trésor français, ne sont pas passées inaperçues sur la Toile africaine et dans l'opinion. Elles ont provoqué une vague de réactions vigoureuses chez plusieurs observateurs qui pensent que les États africains devraient sauter sur l'occasion pour arracher leur indépendance, en sortant du franc CFA. «Cette prise de conscience des hommes politiques européens nous réconforte dans la mesure où l'on se rend compte que le message des panafricanistes passe auprès d'eux», se réjouit Pierre Claver Nkodo, journaliste camerounais dans les colonnes du site d'information Camer.be. Avant de préciser: «Nous espérons qu'il y aura un effet boule de neige au sein de l'Union européenne. La France profite de la pratique de la langue française pour abrutir la population africaine et continuer à nous appauvrir. La France, c'est la puissance colonisatrice qui continue à aller en Afrique pour jouer dans la cour des grands. Il y a eu des puissances comme le Portugal, la Grande-Bretagne… mais elles ont quitté l'Afrique», poursuit le journaliste. «C'est malsain de s'ingérer, de se servir à gogo dans les affaires internes de 14 pays de tout un continent, sans que cela ne gêne personne. Dois-je rappeler que Paris contrôle l'économie de ces États de l'Afrique subsaharienne? Le plus intriguant, c'est qu'elle bombe le torse au niveau international. Elle se vante d'avoir pris tout un continent en otage. Cette situation a un impact négatif sur la marche du monde. L'immigration clandestine en Europe en est une preuve palpable», s'indigne Didier Ndengue, blogueur camerounais. Dans une tribune libre publiée sur JeuneAfrique.com, au lendemain des déclarations de Luigi di Maio, l'essayiste camerounais Yann Gwet déclare: «La mobilisation anti-franc CFA est en effet un des développements les plus positifs en Afrique ces dernières années. Mais il y a tout lieu de penser qu'elle est loin de son niveau optimal. L'ignorance domine encore.»

Il conclut son analyse en indiquant que: «Sortir du franc CFA exigera au préalable de remettre l'enjeu de la souveraineté au cœur du débat monétaire africain. Cela permettra de repolitiser la question monétaire, et d'emprunter les chemins fertiles tracés par nos leaders d'antan.» Le franc CFA est né le 26 décembre 1945, jour où la France ratifie les accords de Bretton Woods et procède à sa première déclaration de parité au Fonds monétaire international (FMI). Il signifie alors «franc des colonies françaises d'Afrique». Il prendra par la suite la dénomination de «franc de la communauté financière africaine» pour les États membres de l'Union Monétaire ouest africaine (UMOA), et «franc de la coopération financière en Afrique centrale» pour les pays membres de l'Union Monétaire de l'Afrique centrale (UMAC). En Afrique, les «zones franc» constituent des espaces monétaires et économiques. Ces ensembles, formés d'États et de territoires, sont issus de l'évolution et des transformations de l'ancien empire colonial français et d'États qui n'étaient pas des colonies françaises, comme le Cameroun et le Togo, la Guinée équatoriale et la Guinée-Bissau. Aujourd'hui, une polémique s'est installée sur la pertinence du maintien de cette monnaie. De nombreuses voix estiment qu'il s'agit d'une relique coloniale qui plombe les économies africaines.»

Sélection de Moussa T. Yowanga

 

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