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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

En RDC, dans la région de Grands lacs, l’investiture du président élu aura lieu ce jeudi 24 janvier, toutefois le chercheur Thierry Vircoulon fait le constat amer selon lequel monsieur Tshisekedi sera un président mal élu, dans un article de la RTBF publié le dimanche 20 janvier sous la plume de Ghiziane Kounda : «La Cour constitutionnelle confirme la victoire de Félix Tshisekedi à l’élection présidentielle du 30 décembre. La CENI (la Commission électorale nationale indépendante) l’avait proclamé vainqueur avec 38% des suffrages, selon des résultats provisoires. La Cour avait trois options possibles : valider la victoire de Félix Tshisekedi, permettre le recomptage des voix ou annuler les élections. Elle a finalement validé les résultats et jugé irrecevable la requête de Martin Fayulu, arrivé second avec 34.8% des voix. Cette requête faisait valoir trois arguments. 1. Les Centres locaux de compilation (CLCR) n’avaient pas fini de compiler les résultats quand Corneille Naanga, le Président de la CENI a publié les résultats. 2. Martin Fayulu et son rassemblement politique Lamuka avaient déployé sur le terrain des témoins. Les PV dont ils disposaient donnaient Martin Fayulu vainqueur. 3. Les Villes de Béni, Butembo et Yumbi qui ont été privé d’élection, représentent 1,3 millions électeurs. Or la différence de voix entre Félix Tshisekedi et Martin Fayulu est de 680 000 voix. Si on avait laissé voter ces électeurs, les résultats auraient pu inverser l’ordre d’arrivée. N'ayant donc plus aucun recours possible sur le plan judiciaire, Martin Fayulu se tourne vers la Communauté internationale à qui il demande de ne pas reconnaitre le nouveau pouvoir congolais. Il se déclare « seul président légitime de la République démocratique du Congo », revendiquant la victoire avec 60% des voix. Martin Fayulu s'appuie sur les déclarations de la Cenco (la Conférence épiscopale nationale du Congo) et l’Union africaine qui a émis de sérieux doutes quant à la régularité des résultats proclamés par la CENI. Félix Tshisekedi, 55 ans, fils de l'opposant historique Etienne Tshisekedi, est donc président de la République démocratique du Congo, le 5ème depuis l’indépendance.

Il succède ainsi à Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001. Mais il devra cohabiter avec le FCC (le Front commun pour le Congo) le camp de Josph Kabila qui a obtenu 337 sièges sur 500 à l'Assemblée nationale, élue en même temps que le chef de l'Etat, et qui sera donc chargé de désigner le Premier ministre. « L'Assemblée nationale comme le Sénat seront dominés par le FCC. Félix Tshisekedi sera lui un partenaire minoritaire. On aura donc une situation inédite. Je n’ai pas souvenir qu’il n’y ait jamais eu de cohabitation dans les régimes d’Afrique centrale, voire d’Afrique. En règle générale, celui qui remporte la présidentielle remporte aussi les législatives », observe Thierry Vircoulon, chercheur à l’IFRI (Institut français des relations internationales). « Avec les déclarations de l’UA, il est évident que Félix Tshisekedi est mal élu. Tout le processus donne l’impression que cette élection n’est pas basée sur la vérité des urnes, mais sur des tractations politiques en coulisses. Par conséquent, il y aura une sorte de perplexité générale dans les chancelleries et peut-être une hostilité de l’Union africaine à son égard. La solution idéale aurait été de réorganiser des élections avec une Ceni transparente et neutre, mais cela n'était visiblement pas faisable ».Dans un premier temps, l’UA était restée discrète à propos des élections en RDC, mais après avoir émis des doutes sur la validité des résultats, elle a demandé aux autorités congolaises de suspendre les résultats définitifs. Une attitude totalement inédite de la part de cette organisation continentale. Cette prise de position de l’UA a été dénoncée par le gouvernement congolais et par les partisans de Félix Tshisekedi, comme une atteinte à la souveraineté de la RDC. L’UA peut-elle encore jouer un rôle dans ce processus ? Difficile à dire. Une délégation conduite par son président en exercice, le chef de l'État rwandais Paul Kagame devait se rendre à Kinshasa ce lundi, pour rencontrer Joseph Kabila, mais l'UA a annulé cette mission après la déclaration de la Cour constitutionnelle. Reste que la Communauté internationale se montrera très attentive aux relations qu'entretiendra la RDC avec ses voisins. « Le régime de Kabila n’a pas seulement fermé la porte aux occidentaux, il a aussi fermé la porte à un certain nombre de pays de la région, depuis dix ans, au premier rang desquels le Rwanda, l’Angola sans oublier le Congo Brazzaville avec qui les relations sont très tendues », analyse encore Thierry Vircoulon»

 Aux Etats-Unis, le président Donald Trump cherche désespérément la fin du «Shundown.», mais le combat est loin d’être gagné comme le rapporte hier mercredi 23 janvier l’AFP : «Le Sénat américain doit tenter ce jeudi de s'accorder sur un texte mettant fin au « Shutdown », la fermeture partielle de l’administration fédérale  faute de financement du Congrès qui est entrée mardi dans son second mois et pèse sur l'économie et le moral des Américains. Depuis le 22 décembre, une partie du gouvernement fédéral est paralysée  par un bras de fer entre les démocrates au Congrès et la Maison Blanche sur le financement d'un mur anti-immigration à la frontière avec le Mexique. Le président Donald Trump réclame 5,7 milliards de dollars pour construire le mur, sa principale promesse de campagne qui doit endiguer selon lui le trafic de drogue et l'entrée de clandestins. L’opposition refuse catégoriquement, jugeant ce projet «immoral », coûteux et inefficace, et demande la réouverture des administrations comme préalable à des discussions sur la sécurité des frontières et sur l'immigration. La proposition républicaine, qui assure un financement du gouvernement jusqu'en septembre, inclut l'enveloppe pour le mur ainsi qu'une concession accordée samedi par le controversé président des Etats-Unis : un sursis de trois ans pour un million d'immigrants directement menacés d'expulsion. Le texte démocrate n'évoque pas le budget pour le mur et propose la réouverture des administrations jusqu'au 8 février, pour relancer le débat sur la sécurité aux frontières. Pour être approuvé, un texte doit obtenir 60 voix au Sénat où les républicains détiennent 53 des 100 sièges. Et il faut aussi qu'il franchisse la Chambre des représentants, désormais aux mains des démocrates.

Selon un responsable républicain, le texte démocrate a peu de chances de passer et, si jamais il l'était, le président y opposerait son veto. Et il apparait peu probable que les sénateurs républicains puissent convaincre des démocrates de s'associer à leur proposition. Donald a réitéré mardi sur Twitter sa volonté de faire construire le mur au nom de la « sécurité nationale ». « Ne cédons pas », a-t-il dit à l'adresse des républicains, accusant l'opposition de « jouer à des jeux politiques ». La chef de la majorité démocrate à la Chambre des représentants Nancy Pelosi a répliqué en accusant le milliardaire et les républicains au Sénat de « prendre les Américains en otage ». Pour faire bouger les lignes, le président républicain a mis samedi dans la balance un sursis de trois ans pour les bénéficiaires d'autorisations de résidence abrogées par son administration : quelque 700.000 jeunes entrés illégalement dans le pays avec leurs parents et environ 300.000 titulaires du statut de protection temporaire (TPS). Mais les démocrates ont refusé cette « compilation de plusieurs initiatives déjà rejetées par le passé ». Le milliardaire s'est, dans le même temps, aliéné la frange de son électorat opposée à toute idée « d'amnistie » pour les clandestins. Si le « shutdown » touche directement 0,5% des travailleurs américains, il commence à affecter indirectement le moral de plus de la moitié des consommateurs, selon une enquête de l'université du Michigan. Il pèse aussi sur l'économie et la croissance, sur fond de ralentissement mondial, préviennent les experts. Environ 800.000 fonctionnaires fédéraux sont contraints au chômage forcé ou doivent travailler sans être payés avant la fin du blocage. Dans des ministères sensibles comme la Sécurité intérieure, la Justice ou les Transports, les effectifs ont été réduits au minimum.»

Au Venezuela, en Amérique du sud, le président du parlement fait sensation en s’autoproclamant « Président en exercice du pays » en guise de défiance au président Nicolas Maduro. L’information a été rapportée le mercredi 23 janvier par l’AFP pour le compte de la RTBF : «Juan Guaido, le président du Parlement vénézuélien contrôlé par l'opposition, s'est autoproclamé mercredi « président » par intérim devant des dizaines de milliers de partisans réunis à Caracas pour protester contre le président Nicolas Maduro. « Je jure d'assumer formellement les compétences de l'exécutif national comme président en exercice du Venezuela pour parvenir (...) à un gouvernement de transition et obtenir des élections libres », a lancé Juan Guaido depuis une tribune. Au même moment, la Cour suprême vénézuélienne, plus haute juridiction du pays, composée de fidèles au régime, a ordonné une enquête pénale contre les membres du Parlement, en les accusant d'usurper les prérogatives du président Maduro.  Nicolas Maduro a commencé le 10 janvier son second mandat de président du Venezuela pour six ans, après une victoire électorale décriée par l'opposition et par la communauté internationale. Opposants et partisans du président Nicolas Maduro sont descendus en masse dans les rues mercredi dans tout le pays, dans un climat de haute tension. Cinq personnes sont mortes dans des troubles précédant les manifestations. Les opposants, dont nombreux s'étaient vêtus de blanc, se sont réunis dans plusieurs quartiers de la capitale et d'autres régions du pays pour exiger un "gouvernement de transition" et de nouvelles élections.  De leur côté, les partisans du gouvernement, habillés de rouge pour la plupart, se sont retrouvés dans d'autres points de la capitale pour apporter leur soutien au chef de l'Etat et rejeter les revendications de l'opposition, qu'ils considèrent comme une tentative de coup d'Etat orchestrée par Washington.  Des heurts ont également éclatés entre manifestants et policiers. Les violences se sont produites quand des dizaines d'opposants ont bloqué une artère principale dans le quartier d'Altamira, dans une banlieue cossue de Caracas. Des membres de la Garde nationale ont alors tenté de les déloger en faisant usage notamment de gaz lacrymogène»

Au Japon, en Thaïlande, plus de 80 000 canettes de bières ont été renversées en pleine rue, selon le constat fait par notre consœur Laura Vandormael de la RTBF : «Ce mardi 22 janvier, un camion transportant une cargaison de 86.400 canettes de bière s'est renversé à Phuket, en Thaïlande, raconte The Independent. L'accident n'a fait aucune victime. Le conducteur du camion, appartenant à la compagnie de livraison « Siri­mong­kon Logis­tics » aurait perdu le contrôle de son véhicule en sortie de virage, sa vitesse étant de 60 km/h. Le camion s'est alors couché sur le flanc avant d'aller s'encastrer dans des étals de street-food installés en bordure de route. Quant aux canettes de bière déversées sur la rue, les témoins de l'accident n'ont pas hésité deux fois avant de les ramasser. Si certaines personnes étaient là dans l'intention d'aider à libérer la voie publique des boissons, d'autres en ont profité pour s'emparer des canettes et les ramener chez eux. Une enquête a été ouverte par les autorités locales pour vol. Quatre personnes auraient déjà été arrêtées. « Ceux-ci ont avoué qu'en voyant d'autres personnes piquer des canettes, ils s'étaient servis à leur tour », a déclaré le chef de la police de Phuket, Sompong Thiparpakun.  Au total, le camion transportait une cargaison d'une valeur de près de 2.400 euros.» 

En Australie, un million des poissons d’eau douce ont été découverts au rivage des fleuves, rapporte depuis le 14 janvier l’AFP : «Un million de poissons ont été retrouvés morts ces derniers jours dans des fleuves du sud-est de l'Australie, une hécatombe imputée par le gouvernement à la sécheresse, et par des universitaires à la mauvaise gestion des cours d'eau. Les berges de l'immense bassin hydrographique Murray-Darling empestent désormais la pourriture, et on ne compte plus le nombre de vidéos tournées par des élus locaux ou des riverains pour alerter l'opinion sur cette catastrophe écologique. Les autorités ont évalué le bilan à plusieurs centaines de milliers de poissons morts, et le chiffre du million pourrait même être déjà dépassé, alors que le gouvernement de l'Etat de Nouvelle-Galles du Sud redoute une aggravation de la crise, avec des températures annoncées cette semaine à la hausse. Outre la sécheresse, la baisse du niveau des cours d'eau et la montée des températures pourrait avoir aussi favorisé la propagation d'une algue qui priverait les poissons d'oxygène et libérerait des toxines. « Nous nous attendons à voir davantage de poissons morts dans certains secteurs de l'extrême-ouest (de l'Etat de Nouvelle-Galles du Sud) et sur le (plateau de) Northern Tablelands », a déclaré le ministre de l'Eau de l'Etat, Niall Blair. Bien que localisée dans le sud-est de l'île-continent, cette catastrophe a un retentissement national. « C'est un désastre écologique », a déclaré lundi le Premier ministre australien Scott Morrison. « C'est un spectacle bouleversant. »

Le gouvernement de M. Morrison a attribué l'hécatombe à la sécheresse, tout en défendant certaines politiques qui, selon les riverains, ont généré la pollution et la baisse des niveaux des cours d'eau. « Il y a une sécheresse et c'est une des conséquences de la sécheresse », a déclaré M. Morrison. Voilà cependant des années que des chercheurs mettent en garde contre l'extraction sauvage et non contrôlée d'importantes quantités d'eau des fleuves, pour l'irrigation ou à d'autres fins. « La mort des poissons et des cours d'eau n'est pas le fait de la sécheresse. C'est dû au fait que nous puisions beaucoup trop d'eau de nos fleuves », affirme John Williams, spécialiste de la question de l'eau à l'Université nationale australienne. Le chef de file de l'opposition travailliste, Bill Shorten, a appelé le gouvernement à créer un « groupe de travail d'urgence » sur cette catastrophe écologique. « On ne peut fermer les yeux sur la mort d'un million de poissons », a-t-il dit. Le Premier ministre a affirmé de son côté que la gestion du Bassin Murray-Darling, qui est le plus vaste bassin hydrographique du pays, avait été bipartite, et que son gouvernement n'avait fait que suivre les politiques menées auparavant par les travaillistes. « Je m'inquiète aujourd'hui de ce que certains politisent cette question », a-t-il dit. Mais au vu de l'ampleur de la catastrophe en cours, des universitaires demandent désormais des comptes aux hommes politiques. « Des milliards ont été dépensés dans la rénovation des infrastructures d'irrigation », a rappelé Quentin Grafton, de l'Université nationale australienne. « Mais la population n'en a tiré aucun bénéfice. » « C'est une honte et il est temps que les responsables rendent des comptes sur la catastrophe qui se déroule.»

Choix de Moussa T. Yowanga

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