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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

En RDC, la Cour constitutionnelle a ignoré samedi les injonctions de l’Union africaine en officialisant les résultats de la CENI, rapporte le journal français Le monde ce dimanche 20 janvier : «La République Démocratique du Congo (RDC) a enfin un président. Restée sourde aux appels de l’Union africaine (UA) lui demandant de « suspendre » l’officialisation des résultats, la Cour constitutionnelle a officiellement proclamé, dimanche 20 janvier, Félix Tshisekedi vainqueur de l’élection présidentielle. A 55 ans, il succède au chef de l’Etat sortant Joseph Kabila, au pouvoir depuis l’assassinat de son père Laurent-Désiré Kabila en janvier 2001.

C’est officiellement la première transmission pacifique du pouvoir depuis l’indépendance de la RDC le 30 juin 1960. La Cour a validé tels quels les résultats provisoires annoncés le 10 janvier par la Commission électorale (Céni), donnant M. Tshisekedi vainqueur avec 38,5 % des voix, devant Martin Fayulu (34,8 %) et le candidat du pouvoir, Emmanuel Ramazani Shadary (23 %).La décision des neuf juges est sans surprise, car ils sont largement considérés comme étant acquis au président Kabila. Ils se sont toutefois montrés étonnamment sévères envers le recours de Martin Fayulu, en le considérant comme « non fondé ». Dans son arrêt, lu par le juge Noël Kilomba, la plus haute juridiction du pays a estimé que M. Fayulu n’a « pas apporté la preuve » que les résultats annoncés par la Commission électorale n’étaient pas conformes à la réalité. 

Mais Martin Fayulu ne l’entend pas ainsi. « Je me considère désormais comme le seul président légitime de la République démocratique du Congo », a-t-il déclaré, juste après l’annonce de la Cour constitutionnelle. « Dès lors, je demande au peuple congolais de ne pas reconnaître tout individu qui se prévaudrait illégitimement de cette qualité, ni obéir aux ordres qui émaneraient de lui », a-t-il lancé, revendiquant la victoire avec 60 % des voix. « Je demande par ailleurs à l’ensemble de la communauté internationale de ne pas reconnaître un pouvoir qui n’a ni légitimité ni qualité légale pour représenter le peuple congolais », a-t-il ajouté. M. Fayulu a appelé les Congolais à organiser des manifestations « pacifiques » pour protester contre la décision de la Cour constitutionnelle. « Ce n’est ni plus ni moins qu’un coup d’Etat constitutionnel car il porte à la magistrature suprême un non-élu », a-t-il insisté. «Par cet arrêt, la Cour constitutionnelle vient une fois de plus de confirmer qu’à l’instar de la Commission électorale, elle est au service d’un individu et d’un régime dictatorial qui ne respecte ni les lois de la République ni les règles les plus élémentaires de la démocratie et de la morale ». M. Fayulu accuse M. Tshisekedi d’être « totalement complice » d’un « putsch électoral » organisé par le président sortant Kabila.En confirmant les résultats de la CENI, la Cour constitutionnelle a pris le risque de provoquer un bras-de-fer entre le pouvoir congolais et l’UA. Elle a décidé de passer outre aux injonctions des poids lourds de l’UA, qui avaient appelé jeudi à la «suspension » de la proclamation des résultats définitifs, parce qu’ils considéraient que ceux annoncés par la CENI étaient entachés de « doutes sérieux ».

Au Pakistan, l’AFP rapporte que les réfugiés Afghans indésirables ne rêvent que de leur intégration dans la société pakistanaise ; «Commerçant au Pakistan, Shahzad Alam a tenté à maintes reprises de se marier : mais il s'est vu à chaque fois éconduire dès l'instant où la famille de la jeune femme a découvert qu'il était un réfugié afghan. Son horizon sentimental, bouché, pourrait toutefois s'éclaircir si le Premier ministre pakistanais Imram Khan concrétise une récente ambition d'accorder la nationalité pakistanaise aux Afghans nés dans le pays, soit potentiellement plus d'un million de personnes. Le Pakistan abrite l'une des plus importantes populations de réfugiés au monde, estimée à 2,4 millions de personnes, dont environ 1 million de clandestins. Certains sont là depuis quatre décennies, ayant fui l'Afghanistan lors de l'invasion soviétique de 1979. Mais nombre de Pakistanais les considèrent avec méfiance, les soupçonnant d'activités terroristes ou criminelles et appellent à les renvoyer dans leur pays. La Constitution pakistanaise prévoit que toute personne née sur le sol du pays après 1951 puisse obtenir la nationalité. Mais le ressentiment à l'encontre des réfugiés afghans est si fort qu'aucun responsable politique n'a osé à ce jour mettre en œuvre une telle mesure. La promesse faite par Imram Khan en septembre dernier en ce sens est une première.

Les intéressés l'ont accueillie avec allégresse et gratitude. « Que Dieu bénisse Imran Khan », lance Shahzad Alam. Pour d'autres, elle est au contraire scandaleuse. Certains éditorialistes ont accusé Imram Khan d'avoir ouvert « une boîte de Pandore ». Les chefs des principaux partis d'opposition se sont déclarés vent debout contre son idée. Tandis que l'acrimonieux débat se poursuit dans la presse et sur les réseaux sociaux, l'avenir du commerçant afghan reste en suspens. Rien ne le distingue à première vue d'un Pakistanais du cru: né à Peshawar (Nord-Ouest) de parents afghans, Shahzad Alam y a vécu toute sa vie, parle le pachtou avec l'accent local et s'habille exactement comme les Pakistanais. Ses efforts pour conquérir le cœur de jeunes femmes se heurtent systématiquement au problème de sa nationalité, se plaint-il. « La relation s'arrête net lorsque nous nous présentons comme Afghans. » Selon des estimations de l'ONU, près des trois quarts des 1,4 millions de réfugiés afghans officiellement répertoriés au Pakistan sont nés sur son sol. Beaucoup vivent dans des camps de déplacés, tandis que d'autres ont refait leur vie en ville. Des milliers d'entre eux s'affairent quotidiennement dans les bazars de Peshawar, gérant de petites échoppes regorgeant de fruits, légumes ou objets divers importés de Chine. « Je me sens comme si j'étais dans mon propre village, dans mon propre pays », relève l'un d'entre eux, Ashiqullah Jan, âgé de 43 ans. Mais leur statut reste précaire. Les réfugiés se voient régulièrement intimer de quitter le pays passée une certaine date-limite, généralement décalée ensuite par les autorités en raison de la mauvaise situation sécuritaire en Afghanistan.

Nombre d'analystes tablent sur une nouvelle dégradation en 2019 en dépit d'efforts diplomatiques pour relancer les négociations de paix. En 2016, une vague d'expulsions forcées de déplacés afghans avait donné lieu à des craintes de crise humanitaire. L'approche d'Imran Khan est résolument différente: « Si vous êtes né en Amérique, vous avez droit à un passeport américain (...) Alors pourquoi pas ici ? Comme c'est cruel pour eux! », s'était-il indigné peu après son arrivée au pouvoir l'été dernier. Ses adversaires avancent l'argument sécuritaire. Le Pakistan livre depuis des années une lutte sanglante contre les insurgés extrémistes sur son sol, et beaucoup sont originaires d'Afghanistan ou se cachent dans les camps de réfugiés afghans, selon l'armée. Suite au tollé provoqué par ses propos, Imram Khan ne s'est pas rétracté mais il s'est abstenu à ce jour de présenter le projet devant le Parlement. Pour l'analyste Rahimullah Yusufzai, une mise en œuvre, si elle était confirmée, prendrait quoiqu'il en soit beaucoup de temps. « Cela ne sera pas facile de leur accorder la nationalité, ou de trouver un consensus sur cette question au Parlement et dans le pays », juge-t-il. Le Haut Commissariat aux Réfugiés de l'ONU (HCR) s'est pour sa part félicité de l'annonce. « Il y a tant de jeunes réfugiés afghans nés ici qui ne connaissent que le Pakistan », déclare à l'AFP sa représentante dans le pays, Ruvendrini Menikdiwela. Mais la plupart des Pakistanais interrogés par l'AFP à Peshawar s'y disent férocement opposés. Le gouvernement devrait les renvoyer « dès que possible », estime Rehman Gul, 42 ans. Le réfugié Khayesta Khan fait de son côté valoir qu'il « ne reste rien » en Afghanistan « à part les talibans, Daech (l'Etat islamique) et les bombes ». « Je suis né ici (...). Le Pakistan est mon pays et je ne veux pas le quitter », déclare-t-il à l'AFP.»

En Colombie, le dialogue de paix a été rompu hier par le président Ivan Dupe qui  a réactivé les mandats d’arrêt visant les négociateurs du mouvement de guérilla, l’ELN, suite à attentat meurtrier de Bogoto attribué à cette rebelle. C’est l’agence Belga qui en fait échos hier samedi 19 janvier pour le compte de la RTBF : «Le président colombien Ivan Duque a enterré vendredi le dialogue de paix avec l'ELN, en réactivant les mandats d'arrêts visant les négociateurs de la guérilla, au lendemain de l'attentat meurtrier de Bogota attribué à cette rébellion. "Aujourd'hui, j'ai ordonné (...) la levée de la suspension des mandats d'arrêts des 10 membres de l'ELN qui font partie de la délégation de ce groupe à Cuba et j'ai révoqué la résolution créant les conditions de leur séjour dans ce pays", a déclaré M. Duque dans la soirée, en référence aux pourparlers délocalisés à La Havane, au point mort depuis août. Ce président de droite exige de l'Armée de libération nationale (ELN) qu'elle libère ses otages, dont le nombre est évalué à 17, et cesse toutes ses activités criminelles avant de reprendre les pourparlers du cinquième processus de paix tenté avec la guérilla depuis le début des années 90. Le gouvernement a attribué à cette rébellion, inspirée du révolutionnaire Ernesto Che Guevara, l'attentat qui a fait 20 morts et 68 blessés jeudi dans l'école de la police nationale de Bogota, la principale du pays. L'attaque n'a pas été revendiquée. Le Haut commissaire pour la paix, Miguel Ceballos, avait affirmé dans la matinée que « l'ELN n'a aucune volonté de paix ». Selon le ministre de la Défense, Guillermo Botero, cet « acte terroriste » contre l'Ecole d'officiers Général Francisco de Paula Santander, située dans le sud de la capitale, a été commis par un expert en explosifs de l'ELN, José Aldemar Rojas Rodriguez, 56 ans, mort aussi dans l'attentat.

Le parquet a dénoncé le fait que des guérilleros de l'ELN se réfugiaient au Venezuela voisin, avec lequel Bogota a rompu ses relations. M. Duque a plusieurs fois accusé son homologue Nicolas Maduro d'être à la tête d'une « dictature ». Il a reçu vendredi le soutien du président brésilien Jair Bolsonaro, autre fer de lance de la pression menée par les Etats-Unis sur Caracas, et qui a appelé le Venezuela à « ne pas donner abri, protection à ces terroristes de l'ELN ». Bogota a toutefois déclaré ne pas avoir de preuves de responsabilités vénézuéliennes dans l'attentat, condamné par de nombreux pays et le Conseil de sécurité de l'ONU. Diosdado Cabello, personnalité du régime vénézuélien, a nié l'implication de Caracas et condamné l'attaque. « Les laquais de l'impérialisme montrent du doigt le Venezuela. Nous n'avons rien à voir dans cette guerre », a-t-il affirmé. Selon M. Botero, l'auteur de l'attentat, de nationalité colombienne, était membre depuis plus de 25 ans de la rébellion et se rendait régulièrement « au Venezuela pour former au maniement des explosifs des membres de l'ELN présents dans ce pays ». Connu sous le nom de guerre de « Mocho Kiko » (Le Manchot, car il avait perdu la main droite dans une explosion), il appartenait au front Domingo Lain, opérant dans l'Arauca, département frontalier. Le ministre a désigné les rebelles de l'ELN comme les cerveaux de l'attaque, ajoutant qu'elle « était planifiée depuis plus de dix mois ». Les autorités se sont refusé à parler d'un attentat suicide, qui serait une première en Colombie. « Jusqu'à présent, il n'y a (...) aucun élément qui nous permette de conclure que cette personne s'est suicidée », a déclaré M. Botero. L'auteur de l'attaque a fait irruption jeudi matin dans l'enceinte de l'école de police, la principale du pays, au volant d'une camionnette grise Nissan Patrol, chargée de 80 kilos de pentolite. Repéré par un chien formé à la détection des explosifs, ont raconté des policiers, il a forcé l'entrée et son véhicule est allé percuter le bâtiment du dortoir des filles.

Monsieur Duque a décrété un deuil national de trois jours à la suite de cette attaque, la plus meurtrière depuis 2003 dans la capitale d'un pays peinant à sortir de plus d'un demi-siècle de conflit armé. Il a appelé les Colombiens à participer à une marche contre le terrorisme prévue dimanche. Des experts avaient averti vendredi que l'attentat porterait un coup fatal aux négociations entamées en 2017 avec son prédécesseur Juan Manuel Santos (2010-2018), mais que M. Duque a laissées en suspens depuis son arrivée au pouvoir en août. Avec environ 1.800 combattants, l'ELN est considérée comme la dernière guérilla du pays, depuis le désarmement des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) et leur transformation en parti politique à la suite de l'accord de paix de 2016. En février 2003, un autre attentat à la voiture piégée, organisé par les Farc, avait fait 36 morts et des dizaines de blessés au Nogal, un club huppé du nord de Bogota. Bien que l'intensité du conflit ait diminué depuis l'accord de 2016, la Colombie reste affectée par une guerre fratricide, qui, au fil des décennies, a impliqué guérillas, paramilitaires et forces de sécurité, faisant plus de huit millions de victimes - morts, disparus et déplacés.»

Aux Etats-Unis, une célèbre présentatrice américaine officiant pour une télévision iranienne PressTV se fait arrêté par le FBI, selon RTBF avec Agences qui publient le 17 janvier ladite information : « Une célèbre présentatrice américaine de la télévision d'État iranienne PressTV a été arrêtée mercredi par le FBI pendant une visite aux États-Unis, rapporte l'agence AP. Marzieh Hashemi, qui travaille pour le service anglophone de PressTV depuis 25 ans, a été arrêtée et détenue à Saint-Louis (Missouri), où elle avait tourné un documentaire sur le mouvement Black Lives Matter. « Nous n'avons aucune idée sur ce qui se passe », explique Hossein Hashemi, son fils, tout en précisant que lui et ses frères et soeurs avaient été convoqués devant un jury. Marzieh Hashemi, qui est citoyenne américaine, n'avait jamais été contactée par le FBI jusqu'à présent et aurait été « absolument » volontaire pour coopérer, selon son fils.  La journaliste aurait été arrêtée alors qu'elle s'apprêtait à monter dans un avion pour Denver. Pour l'instant, la famille n'a pas réussi à savoir ce qui était reproché à Marzieh Hashemi, et n'ont donc pas la possibilité d'engager un avocat. Cet incident survient alors que l'Iran a de son côté arrêté des Irano-Américains et d’autres personnes qui auraient des liens avec l’Occident. Ces cas avaient servi de monnaie d'échange lors de négociations avec d'autres grandes puissances.

Sélection de Moussa T. Yowanga

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