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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Comme vous le constateriez par vous-même, cette réaction titrée : « Miski, c’est aussi le Tchad » provient d’une femme et publiée sur sa page Facebook depuis vendredi 14 décembre 2018. Clarie Mbaidoum une Tchadienne installée à Paris en France depuis plusieurs années et l’une des responsables d’une association dénommée Kon Nangran, avec comme mission première, l’éducation des enfants dans son pays issus des familles défavorisées et de façon ciblée les filles. Mais, cette femme Tchadienne ne se limite pas qu’à ses gestes de bienfaisance au profit de ses semblables qu'elle côtoie régulièrement, sur le net également elle ne baisse pas les bras, malgré que sa participation aux débats reste dans un cadre social et non dans le populisme collectif ambiant. En effet les preuves ne manquent pas, puisqu'il suffit juste de grignoter un peu de  son temps pour analyser dans le fond le continu de sa réaction ci-après pour comprendre le bien-fondé de son engagement. Ainsi  elle semble convaincue que : «Ce problème dont beaucoup des Tchadiens ne veulent pas s’y prononcer doit aussi être dans tous les débats. Miski comme la zone de Doba est une terre Tchadienne. Les minerais qu’elles contiennent, appartiennent à tous les Tchadiens sans distinction et seront sous la protection de L’État pour le droit de jouissance de tous les Tchadiens. Pour l’exploitation du pétrole, personne ne s’était opposée à l État dans la zone. Un protocole était signé, sans pour autant impliquer les Tchadiens par un référendum. Les Tchadiens n’ont pas eu l’explication du protocole d’exploitations et l’impact que le pétrole aurait sur le niveau de la vie des gens. Ceux qui avaient céder leurs terres se retrouvent devant des sous de compensation sans accompagnement. On n’a pas expliqué aux Tchadiens que leur niveau de vie augmenterait où diminuerait en fonction du prix du pétrole sur le marché international. Les pourcentages du gain sur l’exploitation du pétrole octroyés à la région pour la construction des écoles sont partis en grande partie dans la poche des dirigeants de la région. Alors il y a eu des gaspillages, des vols, des profils, la mal gérance...Il y a eu quelques infrastructures réalisées, il faut le reconnaître et d’autres inachevés ».

On ne doit pas non plus pousser la population de Miski à une révolte en l’incitant à prendre les armes pour s’opposer à l’État, estime-t-elle. Elle persiste dans son analyse en y apportant des arguments de fond. Clarie Mbaidoum figure dans la catégorie des femmes qui n’ont pas leur langue dans la poche. Terminons la lecture de sa réaction par une alerte qu’elle a évoqué en conclusion : «On ne doit pas non plus encourager des individus à exploiter l’or pour leur propre compte personnel. Nous sommes entrain de voir des mines posées autour des mines d’or: Est-ce que c’est l’État pour persuader certains exploiteurs inégaux ? Est-ce que c’est une certaine catégorie des exploiteurs clandestins qui posent des mines ou est-ce que ce sont les rebelles qui le font pour les attribuer au gouvernement ? Surtout que cette catégorie d’armes circule aisément dans cette partie du Tchad depuis la chute du Guide de la Libye. Chaque partie essaie de tirer la couverture sur lui. Finalement on va vers un conflit inextricable ! Quiconque exploite un minerai du sous sol de l’État s’expose à des sanctions pénales. Alors à voir l’exemple de Doba, je pense que l’exploitation de cet or ne doit pas se faire à la hâte sans consulter le peuple État doit fait faire une évaluation du gisement, sa rentabilité, sa durée et le faire savoir au peuple. Le peuple doit voter un budget avec l’État pour la réalisation des infrastructures dans la zone du minerais et aussi partout au Tchad dans les domaines structurels qui manquent et cruciaux pour le peuple Tchadien or de Miski est pour les Tchadiens, il n’est ni pour un individu, ni pour les membres du gouvernement individuellement, ni pour une communauté, ni pour une ethnie. Miski c’est aussi le Tchad tout comme Doba, Mangara, et d’autres zones minières du Tchad ».

Ahmat Zéïdane Bichara

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