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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

A l’instar de nombreux pays africains à fort potentiel en ressources naturelles, le conflit centrafricain semble manifestement lié à l’attribution des contrats de  leur exploitation accordés aux multinationales étrangères. C’est la situation dans laquelle est plongée aujourd’hui la République Centrafricaine, un pays d’Afrique centrale qui  regorge aussi d’inestimables ressources naturelle, comme le révèle le site Infoguerre.fr dans sa publication du mercredi 19 décembre 20180.  Pays où vivent 4 millions d’âmes dans un territoire de 623 000 km2 de superficie, la République centrafricaine partage ses frontières avec le Cameroun, le Tchad, la République Démocratique du Congo (RDC) et le Soudan. L’histoire du pétrole centrafricain remonte en 1973, l’époque à laquelle les travaux d’exploration ont commencé avec l’entreprise américaine CONOCO sur une étendue de 14.700 km2 située dans le bassin de Doseot et Salamat. Selon le résultat de ces travaux, 50% de la zone prospectée disposerait de 10 milliards de barils. Le gisement en question se trouve à cheval entre le Tchad et le nord de la  RCA. La faille inclinée en faveur de la RCA fait pencher le gros du gisement vers ce pays. La présence de l’entreprise américaine n’est pas du goût des Français qui réclame leur départ auprès de Bokassa. Ce dernier tarde à s’exécuter, ce qui irrite Paris qui le chasse du pouvoir en 1979.

L’entreprise américaine sera contrainte de quitter la République centrafricaine en 1985. En 1999,  après  six ans à la tête du pays, le président Ange Félix Patassé se tourne vers la société américaine de monsieur Greenberg. Le gouvernement lui accorde un permis de prospection d’une superficie de 55 000 km2 moyennant une somme de 10 000 000 de dollars. L’homme d’affaire américain rachète également au passage toute la partie explorée par CONOCO. Monsieur Greenberg qui n’était à l’époque qu’un simple courtier vient de saisir une belle opportunité malgré l’insuffisance de ses ressources à mener à bien l’exploration et l’exploitation de ce gisement. En 2012, le président François Bozizé Yangouvinda tombeur de son prédécesseur a décidé du gel de ce contrat et l’Etat centrafricain s’accapare du bloc. Dans la foulée, une rébellion voit le jour dans le pays et monsieur Greenberg fut accusé de l’avoir soutenue. La coalition rebelle SELEKA s’empare du pouvoir en 2013 après avoir évincé le président Bozizé. La RCA continue de souffrir encore des affres de ce conflit armé. Le président Bozizé avait cédé une partie du bloc soit 24 000 km2 sur 55 000 k2 à deux sociétés chinoises, au grand dam de Total qui voulait faire mains basses sur ce gisement sans accorder des conditions avantageuses en faveur de la RCA. Les sociétés chinoises PTI-IAS et PTI-AL ont repris leurs activités après le rétablissement de la démocratie qui a porté le président actuel monsieur Faustin-Archange Touadera à la tête du pays. Les Chinois avaient estimé le potentiel du gisement à 70 milliards de barils. Le pétrole centrafricain est source d’instabilité pour le pays depuis de nombreuses années alors que son exploitation devrait permettre au pays de disposer de revenus nécessaire pour amorcer son développement.

Moussa T. Yowanga

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