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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

L’émoi suscité par le décès de deux enfants Guatémaltèques a fait réagir rapidement le président américain, qui semble faire de la récupération politique en amputant la responsabilité de ce double décès aux démocrates farouchement opposés au financement d’un mur anti-immigration à la frontière mexicaine, a rapporté l’AFP le samedi 29 décembre pour le compte de la RTBF. «Toute mort d’enfants ou d’autres à la frontière est strictement de la faute des démocrates et de leur politique migratoire pathétique qui permet aux gens de faire la longue traversée en pensant qu’ils peuvent entrer illégalement dans notre pays. Ils ne peuvent pas. Si nous avions un mur, ils n’essaieraient même pas », s’est justifié le président Trump via un message Twitter. Les deux enfants guatémaltèques, Jackelin Caal et Felipe Gomez, âgés respectivement de 7 et 8 ans sont morts à deux semaines d’intervalle en décembre, après avoir été arrêtés par les garde-frontières américains. Naturellement, ces décès ont suscité une vague d’émotion et d’indignation au sein de la société américaine qui est très divisée sur la politique en matière migratoire. Nombre des américains se posent de questions sur les conditions de détention des immigrés clandestins et en particulier des milliers des enfants qui sont retenus dans des structures surpeuplées.

Les autorités américaines ont annoncé mercredi qu’elles envisageaient de prendre des «mesures extraordinaires » face au nombre croissant d’enfants pris en charge à la frontière mexicaine. La ministre de la Sécurité intérieure Kirstjen Nielsen a fait le déplacement vendredi à El Paso, dans l’Etat de Texas et celui d’Arizona à Yuma  afin d’envisager d’autres réponses plus adaptées, notamment en matières des examens sanitaires, selon ses services. «Le système est clairement débordé et nous devons travailler ensemble pour répondre à cette crise humanitaire », reconnait Mme Nielsen. Evoquant le décès de deux enfants, le président Trump a précisé qu’ils « étaient très malades avant d’être remis aux garde-frontières ». Il accuse  clairement le père de la fillette de ne lui avoir pas donné d’eau depuis de jours pourtant plusieurs médias citant sa famille ont affirmé le contraire. «Les garde-frontières ont besoin du mur et tout ça va se terminer. Ils travaillent tellement dur et n’ont que peu de reconnaissance en échange ! », a expliqué le président américain. Le mur en question est au centre de tractations entre M. Donald Trump et la majorité démocrate. Cette impasse budgétaire a abouti à la paralysie partielle des administrations fédérales depuis huit jours. Donald Trump réclame une loi de finance à hauteur de 5 milliards pour la construction de ce mur alors que les démocrates ne lui proposent qu’un milliard pour mettre en place d’autres mesures de sécurité à la frontière mexicaine.

Le président américain a fait du mur le totem de sa politique pour lequel il promet de ne pas signer les lois de financement de 25% des administrations fédérales, paralysées depuis le 22 décembre dernier à minuit. Conscient de conséquences politique d’un tel blocage, le président Trump avait invité les démocrates à un accord susceptible de mettre un terme à ce «shutdown ». Il a tweeté : «Je suis dans la Maison Blanche, j’attends que les démocrates viennent et concluent un accord sur la sécurité à la frontière ». La ministre de la Sécurité intérieure a également tenu des propos similaires en disant : «Si le congrès agissait (…), nous pourrions régler cette crise dès demain, mais au lieu de cela nous continuons à faire plus avec moins ». Cela n’a pas empêché vendredi M. Trump d’évoquer la fermeture de la frontière si « les démocrates obstructionnistes » (sic) persistent à ne pas lui accorder le financement pour la construction du mur. Silencieux depuis Noël, les responsables démocrates au Congrès accusent l’administration Trump de présenter des demander fluctuantes rendant quasi impossible toute négociation sereine. Les yeux sont tournés vers le Sénat qui reprendra dès le 2 janvier, l’examen d’une loi budgétaire pour l’année  2019.

Moussa T. Yowanga

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