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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Sur internet, on retrouve ces informations publiées depuis hier vendredi 22 décembre 2018 par le Magazine The Economist qui considère que le président tchadien Idriss Déby est le pire dictateur du continent africain. Il a pourtant de très sérieux challengers, entre Omar el-Béchir et Denis Sassou-Nguesso. Mais qu’importe, il trône au sommet de ce classement sinistre, régnant en maître sur un pays perclus de peurs et de misères : « Toutes les organisations de défense des droits de l’homme, d’Amnesty International à la FIDH, ont unanimement condamné le régime tchadien pour ses atteintes répétées aux droits de l’homme. En 2008, le leader de l’opposition démocratique, le professeur de mathématiques à l’université d’Orléans, Ibni Oumar Mahamat Saleh, a été enlevé à son domicile par la garde présidentielle de Déby. Nous sommes restés sans nouvelles de lui depuis lors. En 2016, plus de 40 militaires ont été nuitamment exécutés. Leur seul tort ? Avoir voté aux élections présidentielles pour un autre candidat que le satrape local, le vote s’effectuant sans isoloir.

A l’occasion de ces mêmes élections, des leaders de la société civile, dont le secrétaire général de la Convention tchadienne pour la défense des droits de l’homme, Mahamat Nour Ibedou, ont été arbitrairement arrêtés et détenus sans inculpation pendant d’interminables semaines. A l’heure actuelle, une répression féroce se déroule contre les populations de l’extrême Nord du pays, coupables d’avoir réclamé leur dû dans l’exploitation de l’or dont regorge le sous-sol de leur région, le Tibesti.Le Tchad est béni des dieux, pourtant. Le pétrole coule à flots nourris au Sud et des centaines de milliers de têtes de bétail empruntent chaque année les couloirs de transhumance, dégageant un nuage de poussière qui bientôt, pour les éleveurs, se changera en espèces sonnantes et trébuchantes. Toutefois, ce pays, qui a vu naître le premier Homme, Toumaï, se traîne dans les bas-fonds des classements internationaux en matière de développement (186e sur 189 à l’indice de développement humain de l’ONU). La faute à une captation systématique de la richesse produite par l’élite au pouvoir, au détriment de l’immense majorité de la population. Pendant la quasi-totalité de l’année 2018, une grève générale a secoué le pays, les fonctionnaires protestant contre la réduction de leur salaire de 10 % à 40 % et la corruption endémique. Et les élèves ne purent se rendre en classe pour étudier, et les malades rentrèrent mourir chez eux, faute d’hôpitaux fonctionnels pour les soigner.

 

Le Tchad a toujours été le laboratoire de la Françafrique. Déjà, dans les années 80, l’Etat français a soutenu sans réserve Hissène Habré dans sa guerre contre la Libye, se rendant complice des exactions de masse que le dirigeant tchadien faisait subir à sa propre population. Les services de la DGSE ont favorisé l’accession au pouvoir d’Idriss Déby en 1990 et, depuis lors, il a été ardemment soutenu, jusqu’au plus haut sommet de l’Etat. A deux reprises, en 2006 et en 2008, les hélicoptères de l’armée française sont intervenus pour mettre en déroute des rebelles qui menaçaient le palais présidentiel. Malgré sa promesse de rompre avec la Françafrique, François Hollande a rendu visite à Déby en 2014. Son ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, aujourd’hui ministre des Affaires étrangères d’Emmanuel Macron, a même qualifié le dictateur tchadien d'«ami personnel», interrompant ses vacances pour se rendre à son investiture après les élections présidentielles de 2016. Certes, l’armée du pays de Toumaï a été d’un grand secours dans la lutte contre les jihadistes au Mali, se battant vaillamment contre Aqmi et subissant de lourdes pertes.

Il n’empêche : la nécessaire lutte contre le terrorisme islamiste au Sahel ne peut être, pour Déby et les autres dictateurs de la région, un blanc-seing pour opprimer leur peuple. Car, depuis l’apparition de la menace terroriste, les droits de l’homme et la bonne gouvernance sont sacrifiés sur l’autel de la politique du tout-sécuritaire. Or, le principal terreau de la haine ne sera jamais rien d’autre que la misère. Si Boko Haram a fait de la région du lac Tchad un de ses bastions, c’est en raison de l’extrême pauvreté qui y règne. A cause de la disparition de 90 % de la surface du lac et de l’absence de toute politique étatique, les pêcheurs kanouri, n’ayant plus de poissons à pêcher, finissent par se jeter dans les bras des jihadistes.La visite d’Emmanuel Macron au Tchad ne nous paraît donc pas opportune, d’autant qu’elle intervient en plein mouvement des gilets jaunes.

Elle n’honore ni la France ni ses principes qui ont fait d’elle un «soldat de l’idéal», à mille lieues de toute realpolitik. Il est de notre devoir de s’interroger sur des éléments pour le moins troublants qui entourent ce déplacement présidentiel. Tout d’abord, le séjour à N’Djamena début décembre d’Alexandre Benalla, qui a rencontré le frère d’Idriss Déby, Oumar Déby, directeur de la Direction générale de la réserve stratégique, chargée des achats d’armes. Ensuite, un prêt de 40 millions d’euros et un don de 10 millions ont été consentis par l’Elysée au Tchad il y a quelques jours, afin que le régime puisse payer le salaire des fonctionnaires pour le mois de décembre. Quand on sait le degré de corruption qui règne au sommet de l’Etat, il n’est pas dit que cet argent public bénéfice directement aux populations. Enfin, la Centrafrique, plongée au cœur des ténèbres depuis 2012, sera au menu des discussions entre Macron et Déby.

Or, le Tchad a joué un rôle plus que néfaste dans la crise centrafricaine, armant et soutenant ouvertement la Seleka, une horde de mercenaires qui a semé et sème encore le chaos, alimentant les tensions interconfessionnelles tout en pillant les richesses du sous-sol.Nous appelons donc Emmanuel Macron à cesser ce pacte de Faust avec Idriss Déby et, plus généralement, avec l’ensemble des tyrans d’Afrique francophone. Par ailleurs, nous demandons à ce que l’opération militaire Barkhane au Sahel, la plus grande OPEX française, fasse l’objet d’une évaluation afin de déterminer si son action est véritablement efficace contre le terrorisme islamique ou, si en plus de poser un évident problème de souveraineté, elle permet le maintien au pouvoir d’autocrates qui n’ont cure de la souffrance de leur peuple.Autres signataires : François Ruffin, député La France insoumise de la Somme, membre du groupe d’amitié France-Tchad à l’Assemblée nationale ; Michèle Rivasi, députée européenne écologiste, vice-présidente de la délégation Afrique/Caraïbes/Pacifique ; Clément Boursin, défenseur des droits de l’homme ; Julie Dénès, auteure, cofondatrice de l’ONG Diplo 21 ; Yannick W. J. Nambo, auteur, consultant, cofondateur de l’ONG Diplo 21 ».

En RDC, le prix Nobel de la paix, Dr Mukwege appelle à la démission du président Kabila au lendemain du report de l’élection présidentielle, selon l’agence Belga dans sa publication de vendredi 21 décembre pour le compte du site de la RTBF :«Le co-lauréat du prix Nobel de la paix 2018, le gynécologue congolais Denis Mukwege, a demandé la « démission » du président Joseph Kabila et des sanctions internationales contre lui et ses « généraux corrompus », au lendemain d’un nouveau report des élections en RDC. « Le président Kabila doit démissionner, et son groupe de copains corrompus doit être remplacé », écrit le docteur Mukwege dans une tribune d'opinion publiée vendredi sur le site du quotidien américain New York Times. « Les Etats-Unis et d'autres puissances mondiales doivent mettre en œuvre des pressions contre le président Kabila maintenant, pour qu'il soit bien clair que les violences des forces gouvernementales contre des civils innocents est inacceptable », a poursuivi monsieur Mukwege. « Si M. Kabila et ses généraux corrompus ignorent cela », il plaide pour l'"approfondissement et l'élargissement des sanctions existantes » de la part des Etats-Unis et d'autres pays.

Déjà deux fois reportées depuis décembre 2016, les élections générales supposées désigner le successeur du président Joseph Kabila ont été retardées d'une semaine, à savoir jusqu'au 30 décembre, officiellement pour des questions logistiques. « Aussi longtemps que l'actuelle gouvernance reste en place, n'importe quel scénario électoral ne mènera qu'à plus de violence, plus d'instabilité et un plus grand risque de sombrer dans la dictature », selon lui. Le docteur Mukwege se trouve toujours en Europe depuis qu'il a reçu le prix Nobel de la paix conjointement avec la Yazidie Nadia Murad. Son entourage a fait savoir en début de semaine qu'il retardait son retour en République démocratique du Congo prévu ce jeudi 20 décembre, officiellement pour des questions d'agenda.Le gouvernement congolais avait salué son prix Nobel, mais regretté ses prises de position politique».

En France, Le journal suisse Le Temps a consacré un article sur le mouvement des gilets jaunes dans sa publication de vendredi  21 décembre : «Edouard Philippe, a choisi  la commune de Saint-Yrieix-la-Perche, au sud de Limoges, adossée au Parc naturel régional Périgord-Limousin pour évoquer le lancement officiel des «consultations citoyennes» qui seront organisées en janvier et février, auprès de panels composés à la fois d’élus et de citoyens tirés au sort. L’objectif? Impliquer davantage les Français dans «la vie et le débat public», avec dans le collimateur le «référendum d’initiative citoyenne» réclamé à cor et à cri par les protestataires.

Le contexte? L’espoir d’une accalmie finale des «gilets jaunes», après six samedis de manifestations et de violences. D’où le choix d’une commune rurale de 7000 habitants, dirigée par un maire socialiste, dépourvue de réel bassin d’emploi: «Le gouvernement a compris qu’une grande partie de cette colère «jaune» vient du petit peuple de gauche, attaché au rôle de l’Etat et aux services publics. Dans une ville comme la nôtre, le sentiment d’abandon est réel», expliquait hier aux journalistes l’entourage du maire, Daniel Boisserie, devant une rangée de cars de police déployés par précaution. L’idée présidentielle de remettre les 36 000 maires de France au centre de l’équation résulte d’un bras de fer. Le premier ministre, Edouard Philippe, lui-même ancien premier magistrat du Havre, a pu confirmer ce constat lors de son escale dans la Haute-Vienne.

Autour de la mairie, les centaines de «gilets jaunes» massés pour l’accueillir ont grimacé lorsque les élus locaux de la communauté de communes (une strate administrative française qui regroupe les collectivités locales) se sont engouffrés, seuls, dans la salle de réunion. «J’entends régulièrement des collègues m’avouer qu’ils sont débordés, note un élu du Val-de-Marne, un département de la ceinture parisienne. Certains ont choisi de mettre dans leur mairie un cahier de doléances. Et lorsqu’ils l’ont lu, la liste des revendications les a assommés. Des jeunes réclament la légalisation de la marijuana. Des habitants de la périphérie exigent des transports en commun le week-end.

D’autres, surtout les retraités, évoquent le sort des gares désaffectées. Or, sur tous ces dossiers, les compétences ne sont pas municipales, mais départementales ou régionales». A signaler comme une autre complication annoncée, pour Emmanuel Macron et son futur «grand débat national», est la rancœur des maires contre l’Etat. Au quotidien, beaucoup d’entre eux s’estiment trahis par une administration trop tatillonne, empêtrée dans ses règles et avant tout désireuse de ne pas prendre de risques. En août dernier, Philippe Rion, maire de Castillon (Alpes-Maritimes), a quitté ses fonctions volontairement. «Un maire est totalement désarmé. On n’a plus aucun moyen de travailler et l’Etat, qui devrait nous aider, joue dans le camp adverse et nous met des bâtons dans les roues», expliquait-il au Parisien, furieux des baisses de dotation décidées… dès le début du quinquennat Macron».

Aux Etats-Unis, l’absence d’accord entre président américain et le Congrès va paralysé le gouvernement fédéral à partir de minuit rapporte le journal Le Devoir : «La Chambre des représentants et le Sénat américain ont suspendu leurs travaux jusqu’à samedi sans être parvenus à un compromis budgétaire avec la Maison-Blanche, ce qui est assuré de provoquer la paralysie des administrations fédérales à la date butoir vendredi soir. La durée de cette paralysie restait incertaine mais les auspices n’étaient pas bons vendredi soir, alors que dès samedi des administrations devraient rester fermées et des centaines de milliers de fonctionnaires être placés en congé sans solde ou être forcés de travailler sans être payés. Malgré d’ultimes tractations pour éviter ce « shutdown » à l’échéance de vendredi minuit, ils ne sont pas parvenus à sortir de l’impasse autour du financement de la construction d’un mur à la frontière avec le Mexique, l’une des principales promesses de campagne du président Donald  Trump. Il exige, pour apposer sa signature, l’inclusion dans le budget d’une enveloppe de 5 milliards de dollars pour payer ce mur. Ce que les démocrates, qui vont reprendre le contrôle de la Chambre en janvier tandis que le Sénat restera républicain, refusent farouchement.

À défaut de ces 5 milliards, le président réclame qu’un montant substantiel soit consacré à la sécurité aux frontières. Il avait prévenu jeudi qu’il ne promulguerait pas un compromis de court terme du Sénat permettant de financer le gouvernement jusqu’au 8 février car il ne comprenait pas suffisamment de moyens pour le contrôle des frontières. Le milliardaire a reporté son départ prévu vendredi après-midi pour ses vacances de fin d’année à Mar-a-Lago, en Floride. « J’ai annulé mon voyage à bord d’Air Force One en Floride pendant que nous attendons de voir si les démocrates nous aideront à protéger la Frontière Sud de l’Amérique », a-t-il gazouillé environ une heure avant l’annonce de la suspension de séance de la chambre basse du Congrès américain. La Chambre des représentants et le Sénat devraient reprendre leurs travaux samedi à midi. Des sénateurs ont expliqué à la presse que les responsables des deux partis au sein du Congrès avaient négocié en coulisses avec la Maison-Blanche, en particulier avec le vice-président Mike Pence ainsi qu’avec Jared Kushner, gendre et conseiller de monsieur Trump, ou encore avec le prochain secrétaire général par intérim de la Maison-Blanche Mick Mulvaney. L’un des principaux sujets abordés a été l’enveloppe de 1,6 milliard de dollars qui figurait dans le projet du Sénat, a expliqué à l’AFP le sénateur républicain John Cornyn. Il s’agissait notamment d’éviter un « shutdown » pendant les fêtes de fin d’année».

Au Nicaragua, un journal cesse de paraître par manque d’encre et de papier révèle l’agence AFP hier vendredi 21 décembre : «Le quotidien populaire nicaraguayen Q'Hubo a annoncé vendredi qu'il était contrait de cesser « provisoirement » sa parution, faute de pouvoir acheter encre et papier. Ces difficultés sont dues à la crise politique et à « des obstacles extérieurs qui limitent notre accès aux matières premières d'importation », a expliqué la direction du journal, refusant de préciser la nature de ces « obstacles ». Q'Hubo fait partie du même groupe de presse qu'El Nuevo Diario, un quotidien de référence distribué dans tout le Nicaragua. En raison des difficultés dues à la crise politique, sociale et économique qui secoue ce pays depuis plus de huit mois, El Nuevo Diario a décidé voici un mois de cesser de paraître pendant les week-ends et a réduit sa pagination. Q'Hubo a annoncé qu'il continuerait à publier des informations sur son site internet www.qhubo.com.ni : « Il y a toujours des histoires à raconter », a souligné sa direction dans un communiqué. « Quand les conditions économiques seront meilleures et quand aucun facteur étranger ne fera obstacle aux (livraisons de) matières premières, ce journal (Q'Hubo) sera de nouveau distribué dans les rues de toutes les villes » du Nicaragua, a-t-elle ajouté. Q'Hubo, imprimé en couleurs, paraît depuis 2015 et a conquis un public populaire grâce à son traitement de l'information et à un prix plus accessible que ses concurrents».

En Chine, l’agence Belga rapporte que les écoles ont doté leurs élèves d’uniformes intelligents capables de lutter contre l’absentéisme : «Plusieurs écoles du sud de la Chine utilisent des uniformes « intelligents » équipés de puces pour surveiller leurs élèves et enrayer l'absentéisme scolaire, a rapporté un média d'État. Les uniformes sont équipés de puces qui suivent la localisation des élèves et peuvent enregistrer leurs entrées et sorties de l'école, selon la société qui a mis au point ce service. « Quand les élèves arrivent à l'école, les uniformes intelligents permettent de les prendre en photo ou en vidéo », a expliqué Ran Ruxiang, directeur d'une école primaire de la province de Guizhou qui utilise ces uniformes depuis novembre. Au moins 10 écoles dans le Guizhou et dans la région autonome voisine de Guangxi ont adopté cette technologie, a rapporté jeudi le quotidien Global Times. Si les élèves sortent de l'école sans autorisation, une alarme vocale se déclenche automatiquement. Associé à un dispositif de reconnaissance faciale installé aux portes de l'école, les uniformes intelligents peuvent également détecter si les élèves échangent leurs uniformes. Mais pour le moment, l'efficacité du dispositif contre l'école buissonnière reste à prouver. Ces uniformes ont contribué à augmenter le taux de présence, « mais pas tant que ça », selon Ran Ruxiang. Il a ajouté que les écoles qui ont choisi les uniformes l'ont fait principalement pour envoyer aux élèves des notifications et des devoirs via une application connectée aux puces de leurs uniformes».

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