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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

En Afrique, le journal numérique metrodakar s'est largement pensé sur l’affaire de l’ancien maire de Dakar jugé en appel ce jeudi : «L’ex-maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall, sera devant la Cour suprême, ce 20 décembre. Ceci, à quelques semaines de la date de validation des candidatures par le Conseil constitutionnel en vue de la présidentielle du 24 février 2019. Ses partisans dénoncent une procédure précipitée visant à l’exclure de la course. Au moment où, du côté de la mouvance présidentielle, l’on parle de “propos de politiciens”. L’affaire dite de la caisse d’avance de la mairie de Dakar est remise au goût du jour. L’ex-édile de la capitale sénégalaise fera face, jeudi prochain, au juge de la Cour suprême. Ce, plus de trois mois après sa condamnation en appel (30 août dernier). Ce qui ouvre une nouvelle phase d’un long feuilleton judiciaire. C’est le 11 décembre dernier, c’est-à-dire à la veille du démarrage du dépôt des dossiers pour la présidentielle, que les membres de la coalition Taxawu Sénégal avec Khalifa Sall, qui porte sa candidature, ont été avertis de la date d’ouverture de l’audience de leur leader. Ce qui pousse le conseiller politique du député à s’étonner de “la vitesse” avec laquelle ce procès a été enrôlé en cassation.  “Il y a des milliers de dossiers antérieurs à celui de Khalifa Sall. Mais on l’a extirpé pour le vider. C’est ce qui nous inquiète”, confie Moussa Taye à ‘’Seneweb” invitant ainsi les juges à “plus de courage” : « Nous espérons que, cette fois-ci, les magistrats de la Cour suprême seront beaucoup plus inspirés et beaucoup plus courageux que leurs collègues des juridictions inférieures et dire le droit conformément à leur serment. » Car, pour M. Taye, Khalifa Sall sera candidat, et comme tous les candidats, il a le droit de battre campagne. A ce titre, il exhorte l’État du Sénégal “à prendre ses dispositions” pour que son leader, “même en prison, puisse participer activement à la campagne”. Cependant, si on part du principe que la Cour suprême ne juge pas les faits (le fond du dossier), mais s’intéresse à la manière dont la loi a été appliquée (sur la base des décisions déjà rendues), on peut bien s’attendre à un procès rapide. Ce qui n’exclut donc pas une condamnation définitive de Khalifa Sall avant le 20 janvier, date prévue pour la publication, par le Conseil constitutionnel, de la liste des candidats à la présidentielle. “Le Sénégal est une démocratie assez mature. Affirmer que le gouvernement instrumentalise la justice dans le dossier Khalifa Sall, c’est trop dire”, commente, de son côté, Lamine Bara Gaye, membre des cadres républicains.

 

Ce cadre “apériste” rappelle que l’ex-édile de Dakar avait reconnu, durant son procès, le détournement de deniers publics. “Lui-même a intérêt à ce que son dossier soit vidé définitivement. Donc pourquoi se plaindre de la programmation du procès pour le 20 décembre ? Pour le reste, c’est la politique et il faut accepter les propos de ses avocats et de ses partisans aussi”, ajoute le coordinateur national de la Cellule initiative et alerte (Cia) des cadres de l’Apr. En tout état de cause, si condamnation définitive il y en a, son dossier de candidature, qui sera déposé lundi prochain, risque d’être invalidé. Un même sort qui guette aussi le fils de l’ancien président de la République Karim Wade, condamné par la Crei avant de bénéficier d’une grâce présidentielle, mais qui, selon le ministre de l’Intérieur, “ne s’est pas inscrit sur les listes électorales”. Et l’article L57 du nouveau Code électoral dispose, en substance, que seuls les Sénégalais “électeurs” (inscrits sur les listes) peuvent faire acte de candidature et être élus. La loi, notamment l’article L31 du Code électoral, ne permet pas d’être électeur, en cas de condamnation pour les chefs d’accusation pour lesquels il est poursuivi. Toutefois, précise le constitutionnaliste Ngouda Mboup, enseignant-chercheur en droit public à l’Ucad, “il sera très difficile d’empêcher Khalifa Sall d’être candidat, du moment qu’il a déjà son dossier au complet et que même avec une condamnation, il y a une possibilité de faire recours à un rabat d’arrêt”. En effet, ses avocats auront un mois pour faire une requête de rabat d’arrêt. Cela peut durer deux mois et dans deux mois, on sera dans l’élection présidentielle.

Une demande dont le juge peut rejeter le motif. C’est donc une guerre de procédure, si l’on sait que l’admission d’une requête en rabat d’arrêt suppose, en tout état de cause, qu’ait été commise une erreur de nature “procédurale” non-imputable à une partie et qui a eu une influence sur la solution du litige, mais ne peut en aucun cas être admise lorsque ce qui est dénoncé est en réalité un prétendu mal jugé, sinon une erreur de droit. À noter que le leader de la coalition Taxawu Sénégal avec Khalifa Sall aura un soutien de taille. Il s’agit des leaders du Front national de résistance (Fnr) qui comptent bien se faire entendre pour soutenir l’ex-maire de Dakar. Une grande manifestation est annoncée, dès le lendemain de l’ouverture du procès (vendredi 21 décembre). Mais, en attendant, l’opposition appelle à se rendre massivement au niveau de l’institution juridictionnelle pour “soutenir le député-maire et défendre l’État de droit”. “Nous allons profiter de cette journée pour dénoncer l’acharnement dont Khalifa Sall est victime. Mais nous profitons aussi pour réaffirmer nos positions par rapport au scrutin du 24 février. Nous récusons Aly Ngouille Ndiaye. Ce sera le début d’un processus jusqu’au jour du scrutin”, a promis Makhtar Sourang, le porte-parole du Front de l’opposition. L’ex-patron de Dakar, révoqué de ses fonctions de maire en août dernier, avait été condamné à 5 ans de prison ferme pour  escroquerie aux deniers publics, faux et usage de faux dans des documents administratifs et complicité en faux en écriture de commerce.   Il a été remplacé, le 29 septembre dernier, par Soham Wardini, qui était jusque-là, sa première adjointe à la mairie Dakar».

 

Au Etats-Unis, l’agence Belga rapporte que le réseau social Facebook est assigné en justice par l’Etat américain dans l’affaire de trafic de données personnelles : «Le procureur de la capitale fédérale américaine Washington a lancé des poursuites contre Facebook concernant sa gestion des données personnelles dans le cadre du scandale planétaire Cambridge Analytica  en mars, a indiqué le Washington Post mercredi. Le réseau social est accusé d'avoir laissé les données personnelles de dizaines de millions d'usagers arriver --à leur insu-- entre les mains de cette firme britannique d'analyse de données qui a travaillé pour Donald Trump lors de la campagne présidentielle de 2016. Ces poursuites contre Facebook interviennent alors que le réseau social aux 2,3 milliards d'utilisateurs se débattait mercredi avec une énième polémique concernant les données personnelles de ses usagers auxquelles il aurait laissé d'autres géants technologiques accéder en toute opacité, selon le New York Times. 

Empêtré dans des controverses de façon quasi-permanente depuis des mois, Facebook est aussi confronté depuis mardi à un appel au boycott lancé par l'association de défense des droits des Noirs, la NAACP. La NAACP et une trentaine d'associations de défense des droits civiques réclament des excuses à Facebook, accusé d'avoir cherché à les dénigrer via une agence de relations publiques aux méthodes musclées, appelée Definers. Cette entreprise a été accusée d'avoir diffusé de fausses informations pour tenter de discréditer plusieurs groupes critiques envers Facebook et d'avoir tenté de les lier au philanthrope-milliardaire George Soros, bête noire des républicains et cible d'innombrables attaques antisémites. Le groupe de Mark Zuckerberg n'en finit plus depuis presque deux ans de se débattre dans des scandales à répétition (données, piratage, désinformation...), qui entachent durement son image et mettent son cours de Bourse sous forte pression. Comme d'autres, ces associations demandent à M. Zuckerberg de renoncer à la présidence du conseil d'administration».

 

En Asie, Une dizaine de facs chinoises ont été condamnées pour falsification des processus de sélection selon l’agence Belga : « Une enquête du gouvernement japonais dans les écoles de médecine du pays a mis au jour des pratiques abusives de sélection à l'entrée de dix établissements, dont quatre s'ingéniaient à exclure des femmes, indique vendredi un rapport du ministère de l’Éducation. Ce document est l'aboutissement d'une investigation lancée après que l'Université médicale de Tokyo a avoué avoir systématiquement abaissé les notes des candidates. Le ministère de l’Éducation a précisé avoir épluché les concours d'entrée de 81 écoles publiques et privées et découvert des procédures répréhensibles dans dix d'entre elles. Il a qualifié la situation de "grave" et de "profondément regrettable" et sommé les universités de prendre des mesures correctives et d'apporter un soutien aux personnes affectées. Le document rapporte que les candidates ont fait l'objet de discriminations dans quatre universités: l'Université médicale de Tokyo, l'Université Juntendo, l'Université Kitasato ainsi que l'Université de médecine Ste Marianna. Trois de ces institutions ont admis les faits et présenté des excuses. Sainte Marianna a démenti. L'Université Juntendo a précisé cette semaine avoir placé la barre plus haut pour les femmes aux examens d'entrée, afin de "réduire l'écart avec les étudiants de sexe masculin". Les femmes ont "des capacités de communication supérieures" et avaient donc un avantage par rapport aux hommes dans les entretiens compris dans les concours, a argué l'établissement.

 

L'enquête a constaté par ailleurs une série d'autres mauvaises pratiques dont la discrimination vis-à-vis des étudiants ayant raté par le passé l'examen d'entrée et un avantage accordé aux enfants d'anciens élèves. Tout a débuté avec la découverte d'une ségrégation à l'Université de médecine de Tokyo, scandale largement médiatisé. Elle avait admis en août avoir régulièrement changé les notes des candidates de sexe féminin, afin de leur bloquer l'entrée. Elle avait agi de même envers des candidats qui, hommes ou femmes, avaient déjà échoué trois fois. Le comité de sélection s'arrangeait pour que les femmes ne représentent pas plus de 30% du nombre total d'élèves reçus, au motif que, même si elles deviennent médecins, elles quittent ensuite souvent leur poste pour se marier et avoir des enfants. Un groupe de 24 femmes ont demandé à l'école 100.000 yens (770 euros) chacune, en compensation du "préjudice moral" provoqué par cette situation et pour se faire rembourser leurs frais d'examen et de déplacement. Cette université a décidé d'admettre 44 candidats des deux années passées après avoir contacté 101 candidats pour leur demander s'ils souhaiteraient s'inscrire l'an prochain ».

 

En Europe, l’agence Belga avec Agences font état des déboires du leader du parti Travailliste pour avoir traité de femme stupide Mme Theresa May : «Le chef de l'opposition travailliste Jeremy Corbyn s'est attiré les foudres des députés conservateurs mercredi pour avoir apparemment murmuré les mots "femme stupide" à l'adresse de Theresa May, pendant un échange animé sur la décision de la Première ministre de reporter un vote sur le Brexit. M. Corbyn a été surpris par les caméras déployées dans la chambre des Communes bougonnant ces mots face à une Theresa May en train de se moquer de sa tentative d'organiser un vote de défiance contre elle, qu'elle a qualifiée de "pantomime". Les cris de "honte ! " et "scandaleux ! " ont émergé des bancs conservateurs, tandis que Mme May a réagi en soulignant que "100 ans après l'obtention du droit de vote des femmes (au Royaume-Uni) tout le monde dans cette chambre devrait user d'un vocabulaire approprié en se référant à un de ses membres féminins". Le président de la Chambre des Communes John Bercow, appelé à taper sur les doigts de M. Corbyn, s'est retrouvé à son tour pris dans la tourmente quand il a refusé parce qu'il n'avait "rien vu ni entendu", avant d'ajouter que toute personne coupable de ce genre de propos se devait de s'excuser. La ministre chargée des relations avec le parlement Andrea Leadsom est alors intervenue, lui demandant pourquoi dans ce cas il ne s'était pas lui-même excusé après qu'un membre de l'opposition l'avait entendu la qualifier de "stupide" il y a quelques mois. "La question a été traitée et je n'y reviendrai pas", a répondu M. Bercow, régulièrement accusé de partialité par les conservateurs, sa famille politique d'origine. Ayant accédé il y a neuf ans à la fonction non-partisane de speaker, il se doit depuis d'observer une stricte neutralité. Un porte-parole du Labour a nié que M. Corbyn ait prononcé les mots « femme stupide » (stupid woman), affirmant qu'il avait dit « gens stupides » (stupid people). « Il a clairement signifié qu'il n'avait pas dit 'femme stupide' et qu'il n'a pas le temps pour des abus misogynes de quelque nature que ce soit », a-t-il ajouté ».

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