Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

Géo-localisation

Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Eric Mocnga Topona a publié cette information signée depuis jeudi 13 décembre 2018 l’AFP parlant des élections  en RDC où dit-on : « Un incendie a détruit à Kinshasa 80% du matériel électoral destiné à la capitale, dont les controversées « machines à voter », au moment où les violences s'accentuent à travers la République démocratique du Congo avant la présidentielle du 23 décembre. Un jeune garçon de 17 ans a ainsi été tué par balle jeudi à Mbuji-Mayi, au Kasaï, pendant qu'il attendait l'arrivée d'un des deux principaux candidats de l'opposition à la présidentielle, Félix Tshisekedi, annoncé en campagne dans son fief.A Kinshasa, l'incendie d'origine criminelle a ravagé un entrepôt de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), selon les autorités.« Le feu a consumé le matériel destiné à 19 des 24 communes de Kinshasa », a déclaré dans une conférence de presse le président de Céni, Corneille Nangaa.La capitale-province représente quelque 11% des inscrits dans toute la RDC avec 4,4 millions d'électeurs enregistrés.Le feu a brûlé « près de 8.000 machines à voter sur les 10.368 prévues pour Kinshasa », a poursuivi monsieur Nangaa, qui s'est engagé à « garantir sans faille la poursuite du processus électoral » à Kinshasa. « Ce qui était prévu comme surplus ou réserve (de matériel électoral), une partie va devoir être ramenée à Kinshasa pour son déploiement dans la capitale et couvrir près de 8.000 bureaux de vote ».Les machines à voter sont devenues l'un des enjeux de la campagne et des élections.

 L'un des candidats de l'opposition, Martin Fayulu refuse l'utilisation de ces écrans tactiles qui doivent permettre aux électeurs de choisir leurs candidats et imprimer leur bulletin de vote.La coalition politique autour du président sortant Joseph Kabila a accusé monsieur Fayulu d'inviter « ses militants et sympathisants à détruire le matériel électoral de manière à empêcher la Commission électorale d'organiser les scrutins du 23 décembre ». « A qui profite le crime? », s'est interrogé au sujet de l'incendie sur Twitter l'un de ses soutiens au sein de la coalition Lamuka, Olivier Kamitatu. « Honte à ce régime #Kabila qui joue au Ponce Pilate, se lave les mains et verse des larmes de crocodile sur la perte du matériel d'une élection qu'il sait perdue d'avance ! », a-t-il ajouté. « Comment un dépôt aussi important, comment du matériel aussi important, peuvent être laissés ainsi à l'abandon, sans surveillance et être même incendiés? », s'est interrogé l'autre grand candidat de l'opposition Félix Tshisekedi, joint par l'AFP.

Il a mis en garde « le régime en place ». « Depuis un certain temps, nous avons remarqué une montée de tensions dans le pays, manifestement destinée à raviver les passions », a-t-il ajouté. L’incendie intervient alors que plusieurs personnes ont été tuées mardi et mercredi en marge des déplacements dans le Katanga (sud-est) de M. Fayulu. Et, ce jeudi matin, dans le centre du pays. « Un jeune homme de 17 ans qui chantait parmi les militants de l'UDPS a été tué ce matin par un policier qui a ouvert le feu sur lui », a déclaré le responsable fédéral de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS, le parti de monsieur Tshisekedi), Denis Kalombo.Le décès a été confirmé par la société civile et d'autres observateurs présents sur le terrain.Joint par l'AFP, le gouverneur du Kasaï-oriental Alphonse Ngoyi-Kasanji a déclaré qu'il attendait d'avoir tous les éléments de l'enquête pour se prononcer. « Les forces de l'ordre sont déployées pour sécuriser (le candidat) avant, pendant et après son séjour et empêcher les troubles éventuels », a ajouté le gouverneur Alphonse Ngoyi-Kasanji sur Twitter. M. Tshisekedi n'était toujours pas arrivé à 14h00 GMT.Les élections présidentielle, législatives et provinciales du 23 décembre doivent désigner le successeur du président Kabila, à qui la Constitution interdit de briguer un troisième mandat.Un peu plus de 40 millions d'électeurs ont été enregistrés dans le plus grand pays d'Afrique centrale qui n'a jamais connu de transition pacifique du pouvoir.Dans un rapport, une ONG congolaise, la Synergie des missions d'observation citoyenne des élections (Symocel) a recommandé au gouvernement de ne pas couper internet et les sms le jour du scrutin.La Symocel a aussi demandé à la Céni « d’anticiper les contestations électorales » avec « la publication des résultats provisoires bureau de vote par bureau de vote ». 

Le même Eric Mocnga Topona eut publié ce même jeudi cette  information portant la signature d’une plate forme d’informations générales Toubou Média,qui  rapporte donc que : « Le gouvernement Tchadien offre un permis d'exploration minière au groupe Israélien Beny Steinmez Group Ressources(BSGR) du milliardaire Beny Steinmetz.Selon nos sources au ministère des mines, un protocole d'accord concernant l'exploitation de l'or de Miski a été signé entre le premier Israélien Benjamin Netanyahou et Idriss Déby lors de la visite de ce dernier à Jérusalem. La société BSGR dirigée par Beny Steinmetz, un proche du Likoud, le parti au pouvoir en Israël et la société de monsieur Abdraman Mahamat Itno dit « Bedey » sont alliés dans ce montage. Une future co-entreprise sera mise en place avec BSGR détenant les actions majoritaires à hauteur de 51 %, la société de Bedey à 30 % et les 19 % restant seront cédés à la SONADIM, la nouvelle société d'État.Toujours selon nos sources à N'Djamena, les Israéliens auraient déjà envoyé une équipe qui loge au Hilton Hôtel depuis le 5 décembre et chercheraient un immeuble pour leur futur siège au Tchad. Il faut signaler que le gisement d'or de Miski, découvert par une équipe d'ingénieur Chinois en 2015, est considéré comme l'une des plus importantes mine d'or au monde. Dans une exploitation industrielle et intensive, la mine aura une durée de vie de deux cents ans. Le gisement de Miski, selon les prévisions de BSGR, pourrait produire 20 tonnes d'or par an les cinq premières années avant de monter en rythme. L’agenda de la visite de Deby en Israël était clair : avoir le concours des sociétés Israéliennes pour exploiter l'or de Miski ; les sociétés israéliennes étant vu par beaucoup de dictatures comme spécialisés dans le travail en « zone hostile ». L'autre agenda est l'achat d'arme et de drones mais aussi le recours à des mercenaires israéliens (nous reviendrons dans un prochain article sur les sociétés de sécurité Israéliennes approchées par le régime).L'opinion Tchadienne doit se lever comme un seul Homme pour refuser cette énième pillage du sous sol Tchadien après la catastrophe du projet Doba. Correspondant Toubou Média à N'Djamena ».

Enfin on retrouve sur le Facebook de monsieur Eric Moncga Topona cette information provenant de l’Agence de Presse Xinhua signée Laura  où il est clairement indiqué que : « le Tchad court un risque élevé de surendettement (Banque mondiale).Le Tchad court un risque élevé de surendettement extérieur, selon un rapport de la Banque mondiale publié lundi. Pour améliorer les perspectives de soutenabilité de sa dette, l'institution de Bretton Woods conseille de poursuivre l'apurement des arriérés, la mise en œuvre de politiques budgétaires saines et l'amélioration de la gestion de la dette. Le Tchad était fortement menacé de surendettement en août 2018. Ce pays d'Afrique centrale, dépendant du pétrole, a bénéficié d'un allégement de leur dette dans le cadre du plan en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE) et de l'Initiative d'allégement de la dette multilatérale. Selon la Banque mondiale, le niveau médian de la dette publique des pays d'Afrique subsaharienne a baissé après 2004, puis fortement augmenté depuis 2013. Le Tchad a connu l'une des plus fortes augmentations de la dette publique en Afrique subsaharienne, avec une hausse de 22 % entre 2013 et 2017.Plusieurs facteurs ont contribué depuis 2010 à l'évolution de la dette publique au Tchad, ainsi qu'au Mali, au Niger et en Guinée, les trois pays étudiés dans le rapport, un phénomène lié aux politiques nationales et à l'environnement international.

L'incapacité à créer des réserves budgétaires lors de la hausse du prix des matières premières, le grave choc pétrolier suivi d'une profonde et longue récession de 2016 et 2017, et l'augmentation des emprunts commerciaux ont entraîné une augmentation de la dette publique. « La dette en monnaie nationale, dont une partie est détenue par des non-résidents, a considérablement augmenté ces dernières années », a déclaré Doerte Doemeland, spécialiste de la dette publique à la Banque mondiale, auteur du rapport. La majeure partie de cette augmentation, a-t-elle expliquée, est due à l'émission de bons d'État, la dépendance vis-à-vis des financements de la Banque centrale ayant diminué. « La dette extérieure du Tchad est actuellement considérée comme présentant un risque élevé de surendettement, et la vulnérabilité de la dette publique a augmenté. Suite à la restructuration de la dette commerciale envers Glencore achevée en juin 2018, et aux progrès réalisés dans l'apurement d'arriérés externes, la dette est devenue moins vulnérable », a indiqué Mme Doemeland.Selon la Banque mondiale, en supposant la mise en œuvre d'une politique budgétaire prudente, des progrès dans les réformes structurelles favorisant la croissance, des hausses modérées de la croissance des taux d'intérêt, des recettes pétrolières en hausse constante et un apurement des arriérés extérieurs en 2018, la valeur ajoutée de la dette par rapport au PIB devrait constamment diminuer sur le long terme. Elle devrait tomber sous le seuil de référence d'ici à 2020 et finir par se stabiliser à environ 17 % sur le long terme. « Cette perspective reste cependant soumise à plusieurs risques, en grande partie négatifs. La dette publique pourrait se creuser si l'on venait à découvrir des dettes et arriérés cachés, ou si les emprunts non concessionnels augmentaient, sans oublier les dépassements de l'enveloppe totale des salaires de la fonction publique », a prévenu Mme Doemeland ».

Toujours avec le Tchad , Dr Djiddi Ali Sougoudi a publié depuis le lundi 19 novembre 2018 grâce à son Coup de Badangaï 516 cette analyse où il estime : « Qu’il de la ferveur patriotique au Tchad! La fibre patriotique est en berne ces dernières années, comme dans un deuil sans fin. Le pays semble avoir perdu la ferveur d'antan faite des matchs de football entre quartiers et villes, de soirées dansantes, de sorties festives ou religieuses, semaines de jeunesse et ses disciplines sportives, les "samedis arrosés", les pique - niques et autres retrouvailles entre potes et copains qui jouent aux cartes...Point d'ambiance comme si tous les « ambianceurs » ont disparu, en émigrant vers d'autres pays, sans laisser leur savoir faire à la postérité. La génération Smartphone, dos tourné à elle-même, se craquemure dans un profond silence de sépulture et dans la solitude abyssale du naufragé à jamais. Un atmosphère sinistre s'empare de notre pays. Point d'aires de jeux ni de pétanque, ni d'enfants qui piaillent et jouent dans des jardins publics qui n'existent pas dans tout le pays. Les rares salles de jeu et de manèges ne suffisent pas ou ne sont pas à la portée de tous. Les adultes au regard hagard manquent de bienveillance et s'offusquent pour un rien. Tout devient trop sérieux et la constipation s'empare de toute notre société qui souffre de l'occlusion intestinale. Une société spumeuse, ventripotente et peu galante, caressant sa bedaine vide de bonté mais pleine d'amertume. Pas des salles de cinéma. Point des films sur grand écran. Seul cinéma Normandie rampe et glatit comme un dernier survivant d'un monde perdu. Tout un deuil dans un monde perdu des cinéphiles outragés dans leurs hobbies et habitudes contrariées. Pas de plages au bord d'un fleuve Chari aux berges sinistres. Pas de promenades faute d'endroits propice pour des flânes des amoureux qui se tiennent les mains. Les tourtereaux se taisent et meurent faute des branches pour leur pause et repos. On sent partout le regret d'une absence. Ça pue partout du moribond et l'odeur âcre des fleurs qui s'étouffent. Ça sent une déchéance sociale et une perte de valeurs humaines. Point d'empathie ni de chaleur humaine.

Les amitiés se perdent et se rompent dans les méandres de la cupidité mise au goût du jour. Les familles nantis s'isolent de celles pauvres. Les portes de parents riches se ferment sous les nez de collatéraux indigents. Les liens séculaires se rompent par des silhouettes qui s'éclipsent à la vue des visages familiers. Les habitudes grégaires d'autres mondes envahissent notre radieux pays devenu terne comme un phare qui s'éteint au milieu d'un océan des valeurs perdues. La radinerie élus domicile dans la société et certains tchadiens sont si enclins à l'individualisme qu'ils défendent leurs cacas contre les mouches volantes de la nature. La morosité est d'autant plus oppressante qu'on ne voit plus des enfants qui jouent et qui rient. Les rues se vident des cris puérils et deviennent insonorisées et c'est cela qui inquiète plus que tout. Un pays meurt quand sa jeunesse meurt car tout pays est un pays de jeunesse. Et une jeunesse meurt quand elle ne joue pas, ne danse pas, ne prie pas, ne crie et ne fait pas monter la clameur. Une jeunesse meurt quand elle perd son innocence et surtout quand elle perd son insouciance. Une jeunesse ayant perdu son insouciance se responsabilise prématurément et c'est ce qu'on en voit dans nos rues par ces gosses qui quémandent pour nourrir des adultes qui tirent les ficelles. Mon pays le Tchad fait peur par ces enfants qui ignorent les loisirs. Par ces adultes qui n'ont rien compris de l'importance des jouets et jouets et des jeux pour bâtir une nation. Un pays, c'est le pain puis les loisirs...dirait l'autre ».

Enfin pour finir avec ce pays d’Afrique centrale, Abu Lutuf a publié cette information ce jeudi 13 décembre 2018  signé Pierre Vhez que le président tchadien Idriss Deby Itno eut reçu 40 millions d’euros pour mettre fin au régime du président centrafricain Touadéra. Ainsi s’est-il posé cette question : « La France n’a-t-elle pas compris que les Africains n’ont plus peurs ? 40 millions d’euros officiellement pour payer les fonctionnaires, officieusement une partie de cette somme est destinée à alimenter les groupes armés en RCA.Toute l'Afrique veille au grain concernant la RCA, la France doit arrêter, c'est une honte de vouloir déstabiliser à chaque fois un président qui veut travailler pour son peuple. Non cela est un crime et nous finirons par nous venger si elle n'arrête pas. La RCA sera le point de chute de la Françafrique. Comment après que les groupes armés, surtout d'Ali Darrassa ont fini de faire tous ses recrutements venus directement du Tchad, logés en ce moment à l'intérieur du pays et à Bangui et tous dans l'attente des moyens pour reprendre les hostilités. La France en Père Noël, offre 40 millions d'euros à Idriss Deby Itno l'actuel parrain de certains groupes armées, pour soit disant payer les fonctionnaires. Non, Emmanuel Macron, pense qu'il est plus intelligent que les Africains parce qu'il est président ou parce qu'il est blanc. La communication qui a été faite autour des 40 millions d'euros par les médias occidentaux, montre la face cachée de la destination d'une partie de cet argent. Le ravitaillement financé des groupes armés est imminent, car le programme de déstabilisation prend du retard. Nous informons par la même occasion, tous les médias qui ont fait la propagande sur le motif des 40 millions d'euros destinés aux fonctionnaires Tchadiens, que bientôt les hostilités vont reprendre en RCA. Une partie de cet argent pourrait permettre la reprise des hostilités. La France pense mettre la poudre dans les yeux des Africains en parlant de salaire des fonctionnaires. Toute la communauté soit disant internationale est témoin de nos écrits. Notre droit et notre devoir en tant que panafricanistes est de dénoncer, tous les coups bas de la France . En faisant cela nous sauvons des milliers de vie humaine. La France doit changer son mode de fonctionnement en Afrique et elle doit arrêter d'avoir du mépris pour le peuple Noir. Nous demandons à tous de partager au maximum nos écrits cela est juste une contribution ».

Un article de 20minutes traite des crocodiles vieux de 3000 ans piégés dans des grottes gabonaises : « Au Gabon, connu pour sa diversité géologique et sa faune, des scientifiques ont eu l’incroyable surprise de découvrir des crocodiles de couleur orange, uniques au monde, vivant au milieu d’excréments de chauves-souris dans des grottes obscures. « Quand je me suis approché avec la lampe torche dans la grotte, j’ai vu des yeux rouges… de crocodiles ! C’était en 2008. Deux ans plus tard, nous avons sorti un premier spécimen de la grotte et nous avons remarqué qu’il était orange », se souvient le géoarchéologue Richard Oslisly. Une double découverte exceptionnelle faite alors qu’avec une équipe de chercheurs, il essayait de trouver des restes de traces humaines, dans les grottes d’Abanda. Ce « crocodile orange cavernicole », qui peut atteindre 1,70 mètre, est unique au monde et n’a été observé que dans ces grottes du Gabon, selon Richard Oslisly.  « Au début, nous avions pensé que la couleur pouvait venir de leur alimentation, car nous avons remarqué que ces reptiles mangent des chauves-souris orange », explique le chercheur français.

Mais après des études plus poussées, les chercheurs ont avancé d’autres hypothèses : une « dépigmentation » due au manque de lumière dans ces grottes ou encore la nocivité du « guano », une substance faite d’excréments de chauves-souris dans laquelle ces animaux marinent tout au long de leur vie souterraine. « L’urine des chauves-souris a commencé à attaquer leur peau et transformé leur couleur », explique Olivier Testa, spéléologue et membre de l’équipe scientifique. Depuis 2010, Richard Oslisly, Olivier Testa et le chercheur américain Matthew Shirley ont multiplié les expéditions scientifiques pour en savoir plus sur ces crocodiles hors du commun. En cartographiant les grottes, ils ont à ce jour recensé quatre crocodiles orange sur une quarantaine de cette espèce « cavernicole ». Des dizaines de crocodiles avec une coloration « normale » vivent dans des grottes voisines connectées à la surface, explique Olivier Testa, alors que les crocodiles orange croupissent dans des grottes accessibles uniquement par des puits verticaux. « On pense que ces dizaines de crocodiles se seraient installés dans les grottes d’Abanda il y a environ 3.000 ans, ce qui correspond relativement bien avec une période où le niveau de la mer avait baissé et où cette zone côtière est redevenue terrestre », explique Shirley. Les crocodiles orange, bloqués dans la grotte, se seraient « retrouvés piégés après être entrés par des couloirs quand ils étaient petits, puis ils ont grossi », selon Richard Oslisly. Plusieurs couloirs plus ou moins étroits et interconnectés forment un réseau de grottes à Abanda où ils se bouchent parfois avec la montée de la nappe phréatique.

Selon Matthew Shirley, les crocodiles se sont installés dans leur grotte parce qu’ils y trouvent leur compte et ils n’y sont peut-être pas tous bloqués depuis 3.000 ans. Dans le noir absolu, ces animaux survivent avec un régime alimentaire particulier. Dans les grottes, pas de poissons ni de crustacés. Ils se nourrissent de chauves-souris, de criquets, de grillons. «C’est un environnement particulièrement exigeant», indique Matthew Shirley. Selon les chercheurs, cette population cavernicole appartient au groupe des crocodiles nains Osteolaemus tetraspis et est «en mutation». L’ADN de cette population n’est pas assez différent de son cousin nain de la surface pour en faire une nouvelle espèce, explique Matthew Shirley, mais ces animaux ont développé leur propre « signature génétique ». Les crocodiles des grottes sont en effet dotés d’un groupe de gènes unique transmis de génération en génération, ont constaté les chercheurs, après comparaison de leur ADN avec celui de leurs cousins nains vivant exclusivement en surface au Gabon. Bien que le crocodile soit déjà une espèce protégée au Gabon, Richard Oslisly plaide pour que le site des grottes d’Abanda devienne un «sanctuaire», «intégralement protégé ». « Il reste encore beaucoup à découvrir dans les grottes d’Abanda », estime le géoarchéologue qui espère y développer le «tourisme scientifique ».

 

Au Togo, les visiteuses de prison sont victimes d’attouchements  : «Plusieurs femmes rencontrées dénoncent des traitements dégradants infligés par des gardiennes de prison à l'établissement pénitentiaire de Lomé.  Toute femme qui rend visite à un détenu est l’objet, depuis quelques semaines, de fouille intime. Des agents de l’administration pénitentiaires enfilent des gants et insèrent leurs doigts dans le sexe des femmes venus voir des proches détenus à la prison.  L’une d’entre elles témoignage sous couvert de l’anonymat. « On nous fait des attouchements, c’est à dire on nous déshabille totalement, on enlève même les sous-vêtements et les femmes nous touchent, nous palpent les seins, nos partis intimes pour voir si nous ne cachons rien. C’est tellement humiliant, ce n’est pas normal. Je ne suis pas la seule. Beaucoup de femmes se sont engagées à dénoncer cette situation. » Ces informations révélées sur les réseaux sociaux suscitent la colère au sein de l’opinion publique et des organisations de défenses des droits humains dénoncent ces pratiques. 

Michèle Aguey, secrétaire générale du Groupe de réflexion et d'action Femmes, démocratie et développement (GF2D) et porte parole d’une plateforme de défense des droits de la femme, s'insurge: « C’est une pratique inadmissible. C’est une pratique dégradante qui touche à la dignité de la femme. Aucune question sécuritaire ne peut justifier le fait qu’on puisse faire ces fouilles approfondies sur les femmes, toucher des parties des femmes en expliquant qu’il y a des questions de sécurité au niveau de la prison civile. » Au sein de l’administration pénitentiaire, on se déclare surpris par ces informations. Akibou Idrissou, son directeur, invite les victimes à saisir la justice. « Cela a été une surprise parce que ça n’existait pas de la sorte. Mais ce qui est évident, c’est que nous savons que les femmes sont porteuses de produits prohibés qu’elles dissimulent parfois dans leur sexe. Je crois que les victimes, si elles décident de porter plainte, alors l’administration et l’Etat vont prendre leurs responsabilités pour ouvrir une enquête. » Le GF2D se dit disposé à assister les victimes, surtout celles qui voudront saisir la justice. «Si elle veulent porter plainte, si elle veulent rentrer dans leurs droits, nous sommes là pour les accompagner. Donc elles n’ont pas à avoir peur », ajoute Michèle Aguey ».

 

Un article du journal  numérique Actucameroun.com  fait état d’une décision de Paul Biya ordonnant l’arrêt des poursuites contre 289 détenus anglophones : « Cette décision du chef de l’Etat a été prise en lien avec le processus de désarmement, démobilisation et réintégration des miliciens camerounais. Le président de la République du Cameroun, Paul Biya, ordonne l’arrêt des poursuites pendantes devant les Tribunaux militaires contre 289 activistes anglophones arrêtés pour des délits dans le cadre de la crise anglophone. L’annonce a été faite ce jeudi par le secrétaire général de la présidence de la République, Ferdinand Ngoh Ngoh. J’ai décidé ce jour de l'arrêt des poursuites pendantes devant les Tribunaux Militaires contre 289 personnes arrêtées, pour des délits commis dans le cadre de la crise dans les Régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Le ministre délégué à la présidence chargé de la défense veillera de la mise en œuvre de cette décision. L’arrêt des poursuites ordonné intervient après la création d’un Comité national de désarmement, démobilisation et réinsertion (CNDDR) qui devait œuvrer auprès des combattants sécessionnistes du Sud-Ouest, du Nord-Ouest et des repentis de Boko Haram. « Cette décision du chef de l’Etat procède de sa volonté de permettre à ceux de nos jeunes compatriotes de ces deux régions désireux de renoncer à la violence et de revenir dans le droit chemin de pouvoir nouveau participer à la grande oeuvre de construction nationale », indique Ferdinand Ngoh Noph dans un communiqué rendu public jeudi, 13 décembre 2018. Dès qu’elle sera appliquée, la libération des détenus anglophones qui s’en suivra sera la deuxième d’envergure qui sera opéré depuis le début de la crise anglophone en octobre 2019. Comme cela a été le cas en août 2017, l’identité des personnes devant bénéficier de cet acte présidentiel ne sera pas connue d’avance. La décision elle-même coïncide de nouveau avec la détention des personnalités reconnues comme leaders des contestations anglophones. L’arrêt des poursuites décrétée l’année dernière avait conduit à la libération de Fontem Neba et Felix Agbor Nkongho Agbor, respectivement secrétaire général et président du Consortium à l’origine des villes mortes dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest. Peut-être parviendra-t-on à la libération des membres du gouvernement de l’Ambazonie détenus depuis un. Laquelle libération avait été demandées à force de violence dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest »

Sélection de la Rédaction

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article