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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

«  Partout où il y a conflit, partout où vous êtes en face d'un opposant, triomphez de lui par l'amour ». 
Citation de Gandhi; Les lettres à l'Ashram (1937)

De Sofia à Bruxelles en passant par Berlin, le mouvement de protestation français a essaimé par-delà des frontières. Le journal Figaro fait le tour d’horizon de ce vaste mouvement de contestation qui diffère d’un pays à l’autre  par sa spécificité, son ampleur et son mode opératoire : « Alors que les images de l’Arc de triomphe pris d’assaut par plusieurs dizaines de manifestants samedi, sont relayées par de nombre médias à travers le monde, le mouvement des «gilets jaunes» fait-il des émules à l'international? Alors que le gouvernement français peine, pour l'heure, à organiser une concertation efficace avec ce mouvement populaire et multiforme, le phénomène fait «tache d'huile» dans plusieurs capitales européennes, dont Bruxelles, Amsterdam et Sofia. Le Figaro fait le point.

Des «gilets rouges» au Burkina Faso.Hors des frontières européennes, tout dernièrement, c'était au tour du Burkina Faso de se révolter, le 29 novembre dernier, contre la hausse de 12% du prix des carburants depuis le 9 novembre, dans ce pays parmi les plus pauvres de la planète. Si les manifestants n'étaient pas vêtus de gilets jaunes - et ne se revendiquent pas de ce mouvement - ils arboraient des vêtements de couleur rouge. Répondant à l'appel de la Coalition nationale contre la vie chère, ils scandaient «Non à la hausse des hydrocarbures», «Non à la paupérisation des citoyens», ou encore «Pain et liberté pour le peuple» dans les rues de Ouagadougou »

Les «gilets jaunes» présents en Belgique.L’évolution du Mouvement des « gilets jaunes » est particulièrement suivie en Belgique. Vendredi, entre 200 et 300 en gilets ont convergé vers les Institutions européennes  installées à Bruxelles .C'est la première fois que le phénomène se produisait hors de la région francophone de Wallonie. Les manifestants réclamaient la fin du «carnage social» et la démission du premier ministre Charles Michel. Comme en France depuis plusieurs semaines, des violences ont eu lieu en marge du cortège. Deux véhicules de police ont été incendiés lors d'incidents pendant lesquels la police a fait usage de canons à eau pour disperser des manifestants qui lançaient des projectiles. Une soixantaine de personnes ont été interpellées parce qu'elles transportaient des objets interdits, comme des cutters, des fumigènes ou des bombes lacrymogènes. «Le peuple c'est nous, Charles Michel, t'es fini», scandaient certains manifestants à l'adresse du premier ministre libéral en Belgique.

Comme en France, l'appel à manifester a été lancé via les réseaux sociaux, sans meneur revendiqué. Charles Michel a dénoncé sur Twitter des «violences inadmissibles à #Bruxelles. Les casseurs et les pilleurs devront être sanctionnés». En Wallonie, les «gilets jaunes» ont plusieurs fois été débordés par des casseurs la semaine dernière et la police a procédé à des arrestations par dizaines. Localement, comme en France, de nombreux blocages ont été organisés, notamment un barrage filtrant installé depuis une semaine à Courcelles, dans la région de Charleroi. Dès le 16 novembre, plusieurs dépôts de carburants ont également été bloqués, entraînant au bout de quelques jours des pénuries de carburant dans plusieurs centaines de stations-service. L'une d'entre elle a négocié avec les «gilets jaunes» et accepté de vendre l'essence à prix coûtant pendant deux semaines, rapportait RTL Belgique ».

Les Pays-Bas ont leurs «gilets jaunes».Aux Pays-Bas, environ 120 «gilets jaunes» ont paisiblement manifesté samedi devant le parlement à La Haye. Une cinquantaine de personnes ont également défilé à Maastricht, bloquant l'autoroute A2. Le responsable de l'action a été arrêté, selon le quotidien De Telegraaf . Ces manifestants souhaitaient alerter sur leurs difficultés à boucler leurs fins de mois. À La Haye, le mouvement semble prendre de l'ampleur ces derniers jours. Sur leur page Facebook, ils étaient environ 12.000 membres ce lundi, contre seulement 2000 la semaine dernière.

La contestation contre la cherté de l'essence s'étend en Bulgarie.De son côté, la Bulgarie était à son tour gagnée par le phénomène des «gilets jaunes», dès le 11 novembre, même s'il reste, pour l'heure, très mesuré. Dans un premier temps, des milliers de Bulgares ont manifesté sans gilets jaunes - mais avec un vêtement bleu - dans plusieurs villes du pays pour protester contre la flamber du prix des carburants et l'augmentation des taxes, à compter de 2019, sur les véhicules les plus vieux et les plus polluants dans un contexte de mécontentement dû au faible niveau de vie dans ce pays le plus pauvre de l'Union européenne. Le 19 novembre, ils étaient plusieurs milliers - avec parfois le fameux gilet jaune sur les épaules - à bloquer les principaux axes routiers et les postes-frontières entre la Bulgarie et la Turquie et entre la Bulgarie et la Grèce. Depuis, de nombreux automobilistes mécontents bloquent régulièrement la circulation à Sofia, la capitale, en scandant «mafia» et «démission». Une manifestation a rassemblé plusieurs centaines de personnes à Sofia le 29 novembre dernier ».

L'extrême droite allemande a ses «gilets jaunes».En Allemagne, l'extrême droite s'est trouvé un nouvel uniforme. Pour la première fois, trois de ses organisations, dont Pegida, ont appelé samedi dernier à un «rassemblement en gilets jaunes» devant la porte de Brandebourg, à Berlin, pour protester contre le Pacte des Nations unies «pour des migrations sûres, ordonnées et régulières», qui avait été approuvé la veille par le Bundestag et doit être adopté, les 10 et 11 décembre, à Marrakech. Environ un millier de personnes ont répondu à cet appel aux revendications loin de celles des «gilets jaunes» français. Pourquoi porter un gilet jaune? Un manifestant cité par Le Monde l'affirme: «Notre combat rejoint celui des “gilets jaunes” français. Ici, nous voulons nous débarrasser de Merkel. En France, ils veulent que Macron démissionne, mais au fond, notre objectif est le même: redonner le pouvoir aux peuples européens, en finir avec ces politiques inconséquentes qui donnent tous les droits aux étrangers alors que les Européens de souche, eux, sont traités comme des citoyens de seconde zone».Mais outre-Rhin, d'autres formations politiques considèrent le combat des «gilets jaunes» français comme légitime. C'est notamment le cas de Die Linke (gauche radicale). La co-présidente du groupe au Bundestag, Sahra Wagenknecht, a déclaré le 29 novembre dernier au parlement que leur lutte était «absolument justifiée».

 

Un député serbe revêt un gilet jaune.Les «gilets jaunes» français font des émules en Serbie: un député de l'opposition en a revêtu un mardi au parlement pour protester contre les prix de l'essence dans son pays. «Nous voulons des prix normaux de l'essence, ou vous aurez des gilets jaunes dans les rues de Belgrade et de Serbie», a prévenu Bosko Obradovic, patron de la formation de droite nationaliste Dveri  Bosko Obradovic a relevé que le président français Emmanuel «Macron, grand ami» de son homologue serbe Aleksandar «Vucic, négociait avec les gilets jaune, qui ont mis à feu la moitié de Paris, alors que le pouvoir (serbe) n'a pas voulu parler à ses citoyens qui avaient pacifiquement exprimé leur mécontentement en raison des prix de l'essence». En juin dernier, la hausse du prix de l'essence en Serbie avait provoqué un bref mouvement de protestation dans plusieurs villes de Serbie, se traduisant par des blocages de route ».

 

Les sénateurs directement informés par la directrice de la CIA concernant l’affaire Jamal Khashoggi, publient le Point avec l’AFP :  «Des sénateurs républicains américains ont affirmé mardi, après avoir été informés à huis clos des conclusions de la CIA, n'avoir "aucun doute" sur le fait que le prince héritier saoudien avait "ordonné" le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi. Cette position contredit directement le président américain Donald Trump, qui avait déclaré que le service de renseignement n'avait "rien trouvé d'absolument certain" et avait réaffirmé l'alliance "inébranlable" entre Washington et Ryad. "Je n'ai aucun doute sur le fait que le prince héritier" saoudien Mohammed ben Salmane, surnommé MBS, "a ordonné le meurtre et a été maintenu au courant de la situation tout le long", a déclaré à des journalistes Bob Corker en sortant d'une réunion avec Gina Haspel, directrice de la CIA. Ce sénateur, chef de la puissante commission des Affaires étrangères, a affirmé n'avoir pas entendu, au cours de cette réunion d'environ une heure, l'enregistrement audio de l'assassinat de Jamal Khashoggi au consulat d’Arabie Saoudite à Istanbul, début octobre. Lindsey Graham, pourtant un allié du président Trump au Sénat, a confirmé penser que MBS était "complice du meurtre de M. Khashoggi au plus haut niveau possible". Journaliste critique du pouvoir saoudien, M. Khashoggi vivait depuis 2017 aux Etats-Unis , où il collaborait pour le Washington Post  .

 

MM. Corker et Graham ont reconnu l'importance de l'Arabie saoudite pour les Etats-Unis, notamment face à l'Iran. Mais aucun n'est prêt pour autant à fermer les yeux. "L'Arabie saoudite est un allié stratégique et cette relation vaut la peine d'être sauvée, mais pas à tout prix", a martelé Lindsey Graham. "Notre position dans le monde et notre sécurité nationale seront plus affectées si nous ignorons MBS que si nous nous occupons de lui." Mohammed ben Salmane "est fou, il est dangereux, et il a mis cette relation en danger" car il n'est pas "fiable", a-t-il également lancé. L'ambassade d'Arabie saoudite à Washington a une nouvelle fois "rejeté catégoriquement toutes les accusations liant prétendument le prince héritier à cet horrible incident". "A aucun moment Son Altesse Royale le prince héritier n'a eu d'échanges avec un quelconque responsable saoudien visant à faire du mal à Jamal Khashoggi", a insisté sur Twitter sa porte-parole, Fatimah Baeshen. Quelques sénateurs seulement avaient été conviés à cette rencontre avec Gina Haspel, parmi lesquels les chefs républicain et démocrate du Sénat, ainsi que les responsables des commissions liées aux questions de sécurité. La réunion était très attendue par les parlementaires, qui s'étaient indignés la semaine dernière lorsque la directrice de la CIA n'avait pas répondu à leur invitation.

 

Les sénateurs avaient alors riposté avec un sévère coup de semonce en direction de Ryad, passant outre la position de la Maison Blanche. Une résolution pour cesser tout soutien militaire à l'Arabie saoudite dans la guerre au Yémen avait franchi avec une nette majorité, le 28 décembre, un premier vote au Sénat. Mais son approbation définitive reste incertaine, et dépendra notamment des actions de l'administration Trump face aux dirigeants saoudiens. Il serait plus simple que le gouvernement "s'exprime directement" que de trouver un texte de consensus, a souligné Bob Corker, qui réserve son vote sur la résolution. "La loi est un objet tranchant qu'il est beaucoup plus difficile d'équilibrer parfaitement, mais c'est ce que nous devons faire puisque l'administration n'a pas, jusqu'à maintenant, adressé la question de façon appropriée". Comme lui, plusieurs élus préféreraient un texte se centrant uniquement sur le rôle de Ryad dans le meurtre de Jamal Khashoggi. Les sénateurs travaillent encore à l'élaboration d'un texte qui rassemblerait un plus grand consensus, a-t-il précisé. Plusieurs autres textes circulent, notamment la proposition d'un gel des ventes d'armes à Ryad. Selon plusieurs médias américains, la CIA estime que l'assassinat a été commandité par le prince héritier. L'agence aurait comme preuve un échange de messages avec un proche conseiller supervisant l'opération, Saoud al-Qahtani, dans les heures précédant et suivant le meurtre. Donald Trump n'a pas exclu que Mohammed ben Salmane ait été au courant du meurtre, mais il répète que "les Etats-Unis entendent rester un partenaire inébranlable de l'Arabie saoudite". Après une rencontre avec les mêmes sénateurs américains, le 28 novembre, son secrétaire d'Etat, Mike Pompeo, avait affirmé que le rapport de la CIA ne contenait "aucun élément direct liant le prince héritier à l'ordre de tuer Jamal Khashoggi" ».

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