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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

« Nous travaillerons ensemble pour soutenir le courage là où il y a la peur, pour encourager la négociation là où il y a le conflit, et donner l’espoir là où règne le désespoir », déclare Nelson Mandela
Un article du journal France24 sous la plume de Julia Dumont, publié le 30 novembre tente d’expliquer les raisons pour lesquelles les attaques djihadistes sont en forte hausse dans la région du Lac Tchad : « La région du lac Tchad connaît une recrudescence des attaques menées par les organisations Boko Haram et État islamique en Afrique de l’Ouest. En deux mois, le Nigeria a perdu plusieurs centaines de soldats.  Les chefs d’État ou de gouvernement des pays de la région du lac Tchad se sont retrouvés, jeudi 29 novembre, à N’Djamena (Tchad) pour une réunion sur la situation sécuritaire de la zone. Le Nigeria, le Niger, le Tchad et le Cameroun connaissent depuis plusieurs mois une recrudescence des attaques des deux principaux groupes djihadistes de la région : Boko Haram et l'organisation Etat islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP, selon son acronyme anglais). Les deux groupes agissent indépendamment depuis la destitution en août 2016 d'Abubakar Shekau, le chef de Boko Haram qui avait fait allégeance à l’organisation État islamique (EI) au printemps 2015. Le jihadiste a depuis repris son titre de chef de Boko Haram et dispose d’environ 1 000 combattants, selon le Combating Terrorism Center (CTC), un think tank américain de référence sur le sujet. Pour le remplacer, le groupe EI a désigné Abu Musab al-Barnawi comme le nouveau chef de la branche ouest-africaine de l’organisation djihadiste.

Le CTC estime qu’il dispose de 3 500 à 5 000 combattants. « Aujourd’hui l’ISWAP est actif dans le nord du lac Tchad, dans la zone frontalière du Cameroun, du Tchad, du Niger et du Nigeria. Boko Haram est plutôt actif dans la forêt de Sambisa au sud du lac », détaille Wassim Nasr, veilleur-analyste à France 24 et auteur de « État islamique, le fait accompli » (éd. Plon).  Pour Wassim Nasr, la fusion en 2015 entre Boko Haram et le groupe EI est la principale raison de la recrudescence des attaques autour du lac Tchad. En s’affiliant cette année-là, Boko Haram a bénéficié des capacités d’organisation et de communication du groupe né en Irak, évoluant petit à petit des pillages de villages aux attaques sur des cibles militaires. « Alors que Shekau faisait plutôt du brigandage, Barnawi a élargi le champ d’action du groupe djihadiste, avec une visée politique derrière », explique Wassim Nasr. Depuis sa destitution, Abubakar Shekau et les combattants qui l’ont suivi adoptent eux aussi une ligne plus politique et visent de plus en plus de cibles militaires. « Certes, Boko Haram a reculé en 2016-2017, mais maintenant, l’organisation s’est adaptée et est devenue autre chose », affirme Vincent Foucher, chercheur au CNRS, spécialiste des questions politiques en Afrique de l’Ouest, joint par France 24. Pour le chercheur, la véritable montée en puissance des groupes jihadistes – ISWAP en tête – dans la région date de juillet 2018. « Depuis, il y a une grosse attaque de l’ISWAP sur une base militaire nigériane presque toutes les deux semaines », affirme-t-il.

Ces attaques permettent à l’organisation de récupérer du matériel militaire. « À chaque nouvelle attaque, le groupe récupère de l’armement et peut alors commettre des attaques plus importantes. Aujourd’hui, l’ISWAP a des véhicules blindés et même des chars d’assaut. » Pourtant, très peu d’informations sur les offensives des groupes djihadistes se retrouvent dans la presse et les gouvernements sont très peu enclins à communiquer sur les attaques subies par leurs armées. « Ce genre d’information est toujours minimisé par les autorités locales. Mais nous avons la preuve en vidéo que les groupes djihadistes, Boko Haram ou ISWAP, agissent de plus en plus librement et de manière de plus en plus violente et dommageable pour les forces gouvernementales ou certaines franges de la population », assure Wassim Nasr. Parmi les dernières offensives djihadistes les plus importantes de la région : l'attaque menée le 18 novembre dernier contre le bataillon 157 de l'armée nigériane à Metele, dans l’État du Borno (nord-est du Nigeria), qui a fait des dizaines de morts. Cette fois-ci, le gouvernement n’a pas pu garder le silence et un débat est né au sein de la société nigériane sur la capacité du gouvernement à venir à bout des groupes djihadistes, raconte Vincent Foucher. Muhammadu Buhari a été élu président du Nigeria en 2015 en promettant de réduire Boko Haram à néant. Un an plus tard, il disait le groupe djihadiste « écrasé », rappelle RFI. À quelques mois de l’élection présidentielle nigériane de 2019, le président sortant s'est de nouveau emparé de la question du djihadisme et a affirmé lors d’un sommet de l’armée nigériane que « des progrès remarquables [avaient] été faits pour rétablir la sécurité dans le nord-est depuis 2015 ». Il a ajouté : Nos troupes ne doivent pas perdre de vue leur tâche : éliminer Boko Haram de la surface de la Terre. C’est une guerre que nous devons gagner absolument. »

Au Cameroun le site LeBledParle  publie le 29 novembre, une information selon laquelle Le Cardinal TUMI  recadre gentiment l’Archevêque de Yaoundé au sujet de l’élection présidentielle : « Un mois après le « clash » entre l’Archevêque de Yaoundé et son confrère de Douala au sujet du déroulement de l’élection présidentielle 2018, le Cardinal Tumi, archevêque émérite de la ville de Douala est finalement sorti de son silence sur la question, estimant en filigrane que son confrère de Yaoundé a manqué de maturité sur le coup. L’Archevêque de Yaoundé avait fait une déclaration pour contredire l’Archevêque de Douala qui a mis en doute, la crédibilité des résultats et la transparence dans l’organisation de la Présidentielle 2018. Dans une déclaration publiée le vendredi 26 octobre 2018 au journal 13h de la Radio d’État, Monseigneur Jean Mbarga  invitait les camerounais à féliciter le Chef de l’État Paul Biya pour sa réélection. « Avec la décision du Conseil constitutionnel, tout débat cesse » a déclaré sentencieux, le patron de l’église catholique à Yaoundé, répliquant à une sortie médiatique de son homologue de Douala, Mgr Samuel Kleda, mercredi 24 octobre 2018, qui avait mis en doute la crédibilité et la transparence des résultats de la Présidentielle 2018, proclamés le 22 octobre dernier par le Conseil constitutionnel. En réponse à ces deux sorties, le Cardinal Tumi estime dans un premier temps, que c’est leur opinion chacun, mais relève tout de même, que en leur temps  « celui de Jean Zoa : quand un évêque disait quelque chose comme dans cette situation, l’autre ne devait plus dire quelque chose pour le contredire. Même si on n’était pas d’accord on gardait le silence »  a t-il déclaré au micro de Dipita Tongo ce jeudi 29 novembre dans Entretien avec sur STV. « Ce sont des jeunes aujourd’hui »  dit-il,  pour expliquer ce "désordre" au sein de l'église Catholique. Le Cardinal Tumi est également revenu sur la Conférence générale anglophone dont il est le porteur et qui a été reportée pour une date inconnue.  « L'Etat n'a pas dit non à notre rencontre, il n'a pas dit oui non plus.»

Les gilets jaunes continuent de mener des actions pour faire plier le gouvernement français. C’est ce que Thomas Deschamps a observé le samedi 1er décembre pour le compte de RTBF : «Le troisième week-end consécutif de mobilisation des gilets jaunes s'est ouvert ce samedi dans la capitale française, donnant lieu à de violents heurts entre des manifestants et les forces de l'ordre. Après de premières échauffourées près des Champs-Elysées, la mobilisation des « gilets jaunes » a donné lieu à une explosion de violence samedi après-midi dans plusieurs quartiers de Paris, en proie aux dégradations et à des scènes de chaos.  Vers 17h, le bilan officiel était d'ores et déjà bien plus lourd que lors de la précédente mobilisation parisienne du 24 novembre: 92 blessés étaient recensés, dont 14 parmi les forces de l'ordre. Une voiture de police a par ailleurs été incendiée. Un peu avant 19h, 224 personnes avaient été interpellées à Paris.  Véhicules et restaurants incendiés, magasins saccagés et pillés, forces de l'ordre et de secours prises à partie: du quartier de l'Opéra à la prestigieuse avenue Foch en passant par la rue de Rivoli, les scènes de guérilla urbaine se sont répétées dans plusieurs quartiers huppés de la capitale. Le Premier ministre français Édouard Philippe a dénoncé des scènes d'une "violence rarement atteinte". "Très tôt ce matin, des individus équipés et déterminés (...) ont fait preuve d'une grande violence. Les forces de l'ordre ont fait l'objet d'attaques qu'elles ont qualifiées elles-mêmes d'une violence rarement atteinte", a déclaré le chef de gouvernement Edouard Philippe depuis la préfecture de police de Paris, faisant état de "5.500 manifestants" sur les Champs-Elysées. Selon un bilan du ministère de l'Intérieur, aux alentours de 15h 75.000 manifestants étaient recensés sur tout le territoire français. Depuis tôt ce matin, les Champs Elysées sont interdits à la circulation et le secteur est cadenassé pour la journée par environ 5000 policiers déployés sur la zone. Toutes les personnes désirant se rendre sur la célèbre artère parisienne doivent se plier à une fouille en règle. En fin de matinée, les échauffourées se concentraient au pied de l'Arc de triomphe, plongé dans un nuage de gaz lacrymogène. Les forces de l'ordre faisaient usage de canons à eau contre les manifestants, pour certains encagoulés et masqués. Plusieurs d'entre eux ont lancé des pavés sur des camions de gendarmes mobiles, avenue de la Grande armée, où presque tous les commerces sont fermés.

L’agence Belga a publié le samedi 1er décembre, un article dans lequel la justice égyptienne accuse une actrice d’incitation à la débauche pour avoir porté une robe transparente : «L'actrice avait défilé jeudi sur le tapis rouge habillée d'une robe moulante en haut et droite et transparente en bas laissant voir ses jambes. Un avocat égyptien Amrou Abdessalam a déposé une plainte devant un tribunal du Caire, accusant l'actrice "d'incitation à la débauche", un délit passible de cinq ans d'emprisonnement, selon un responsable judiciaire. L'affaire sera examinée le 12 janvier prochain, selon la même source judiciaire ayant requis l'anonymat. Un autre avocat, Samir Sabri, connu pour avoir porté plainte contre plusieurs célébrités, a de son côté déposé une plainte auprès du procureur général évoquant les mêmes accusations à l'encontre de l'actrice. « L'apparence de Rania Youssef est contraire aux traditions, aux valeurs de la société et à ses mœurs, et cela a nui au festival et à l'image de la femme égyptienne », a déclaré cet homme à l'AFP. Le syndicat des artistes égyptiens a dénoncé dans un communiqué, sans citer de nom, « l'apparence de certaines invitées du festival qui n'est guère conforme aux traditions de la société... «  Assurant qu'il »croit en la liberté personnelle des artistes », le syndicat a appelé ces derniers à « prendre en compte leurs responsabilités envers un public qui respecte leur art ». Après le tollé déclenché sur la toile, l'actrice s'est excusée auprès du public. « J'ai probablement fait un mauvais calcul quand j'ai choisi de porter cette robe », a-t-elle écrit sur son compte Twitter assurant qu'elle « ne pensait pas que (la robe) déclencherait autant de colère ». Plus tôt cette année, une chanteuse égyptienne, accusée « d'incitation à la débauche », a été arrêtée et maintenue en détention pendant quatre jours après la diffusion d'un vidéo-clip incluant des scènes de danse orientale sensuelle et une gestuelle suggestive »

 En France, les députés ont voté une loi mettant fin aux châtiments corporels infligés aux enfants, rapportent le 30 novembre  le site franceinfo avec AFP : « Les fessées et gifles pour les enfants seront-elles bientôt interdites  ? L'Assemblée nationale a adopté, dans la nuit du jeudi 29 au vendredi 30 novembre, une proposition de loi visant à interdire les « violences éducatives ordinaires ». Ce texte du MoDem, co-signé par des élus d'autres groupes, a été adopté en première lecture par 51 voix contre 1 et trois abstentions. La proposition de loi ne prévoit pas de nouvelles sanctions pénales, car elles existent déjà. Elle a surtout une « visée pédagogique », a expliqué la rapporteuse centriste Maud Petit. Il s'agit « d'affirmer un choix de société », a renchéri Alice Thourot, de La République en marche. Le texte prévoit l'inscription dans le Code civil, à l'article lu lors des mariages, que « l'autorité parentale s'exerce sans violences physiques ou psychologiques ». Dans l'Hémicycle, les débats ont été relativement policés. Seul représentant de son groupe, Raphaël Schellenberger (Les Républicains) s'est abstenu, se demandant ce que « vont penser les Français » du temps passé sur ce texte. Il part « d'une bonne intentio » mais n'est « que symbole et communication », a-t-il jugé. A l'offensive, Emmanuelle Ménard (extrême droite), seule à voter contre, a pointé un risque de « dépouiller les parents de leurs prérogatives » et un texte qui « revient à prendre les Français pour des imbéciles ». La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a apporté un franc soutien au texte, arguant notamment qu' « on n'éduque pas par la peur » et que cette violence « prétendument éducative »a des « conséquences désastreuses sur le développement de l'enfant ». Le texte n'est pas « exclusivement symbolique », car il permettra « de rompre avec l'appréciation parfois souple de la jurisprudence » d'un « droit de correction », a-t-elle affirmé. L'interdiction formelle, si elle est actée au terme du parcours législatif, permettrait à la France d'être en conformité avec les traités internationaux, alors que le pays a été épinglé à plusieurs reprises par les instances internationales. La France deviendrait ainsi le 55e Etat à interdire totalement les châtiments corporels »

A Guatemala en Amérique centrale, l’Agence Belga rapporte le 27 novembre qu’un ex-ministre et des ex-policiers sont accusés de torture et de meurtre par la justice : «Une juge guatémaltèque a inculpé lundi l'ancien ministre de l'Intérieur du Guatemala, Carlos Vielmann, pour torture et plusieurs ex-policiers pour exécution extrajudiciaire de sept détenus évadés d'une prison en 2005, a annoncé la magistrate. La juge Claudette Domínguez a décidé de poursuivre pour torture l'ancien ministre, soupçonné d'avoir frappé trois détenus capturés. Elle a aussi ordonné sa détention préventive pendant l'enquête du procureur. La magistrate a estimé en revanche que les poursuites pour exécution extrajudiciaire contre l'ex-ministre, qui a officié pendant le mandat d'Oscar Berger (2004-2008), n'étaient pas fondées. Cependant, elle a ouvert une procédure pénale pour exécution extrajudiciaire à l'encontre des ex-responsables de la police Stu Velasco et Victor Ruiz, ainsi que de deux anciens policiers. Les cinq accusés, arrêtés le 29 octobre, ont été envoyés dans une caserne militaire reconvertie en prison. Le 22 octobre 2005, 19 détenus s'étaient échappés de la prison de haute sécurité "El Infiernito", située au sud de la capitale guatémaltèque, selon l'enquête du parquet. Sept d'entre eux ont été exécutés hors du cadre légal et 12 recapturés. Un mandat d'arrêt a également été émis contre l'actuel vice-ministre de l'Intérieur, Kamilo Rivera, mais celui-ci n'a pas été localisé et il est désormais considéré comme un fugitif par la justice. L'enquête est soutenue par la Commission internationale contre l'impunité au Guatemala (Cicig), une entité onusienne qui vise à contrer les contournements de l'Etat de droit et à raffermir le système judiciaire de ce pays d'Amérique centrale.

En Haïti, les manifestants en colère demandent la démission du président et la police, selon l’agence Belga dans sa publication datée de vendredi 23 novembre dernier : «Les centaines de manifestants qui ont défilé dans la capitale haïtienne Port-au-Prince vendredi, pour réclamer la démission du président, ont multiplié les affrontements avec les policiers qui ont dispersé le défilé avant son arrivée dans les quartiers aisés. Partis des quartiers populaires du bas de la ville, les manifestants avaient annoncé dès mercredi vouloir « donner une leçon au secteur privé ». Cet appel implicite aux violences avait été dénoncé par les autorités de Pétionville, la commune concernée. « On veut que Jovenel (Moïse, le président de la République, ndlr) et le secteur privé nous écoutent enfin: les riches sont complices d'avoir mis cet incompétent au pouvoir » a déclaré Biron Odijé en tête du petit cortège. Le long du parcours, des participants à la marche ont tenté, en vain, d'incendier plusieurs stations services. A l'aide de camions équipés de canons à eau, la police a bloqué la foule avant qu'elle n'arrive à destination. Face aux nombreux jets de pierres reçus, les forces de l'ordre ont fait un large usage de grenades lacrymogènes. « La police n'est pas au service du peuple haïtien mais à la solde du pouvoir et de l'élite économique » a dénoncé le manifestant Pierre Richard Alexis, le visage encore en larmes. « On vit dans la crasse, dans la misère, dans les égouts et quand on revendique pour une vie meilleure, on reçoit du gaz lacrymogène » a-t-il regretté. Dans l'après-midi, Pétionville a finalement été le théâtre de nombreuses échauffourées entre plusieurs petits groupes de contestataires et les forces de l'ordre. Selon l'opposition, 11 personnes ont été tuées lors de ces manifestations; la police annonce elle un bilan de trois morts par balle »

Sélection et commentaire de la Rédaction

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