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France

 

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Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

« C'est donc un prêt de plus que la France octroie à notre pays;  un prêt qui viendra s'ajouter à la trentaine de milliers de milliards d'engagement internes et externes du Tchad; une ardoise salée que même nos arrières-arrières petits enfants auront du mal à éponger ; des chiffres qu'on dissimule au public à qui on sert toujours des statistiques fausses destinées à dissimuler les tares de la gestion d'Idriss Déby. Quoiqu'il en soit, ces prêt nous renseignent sur le fait que la France est désormais presque seule à soutenir Déby; l'Allemagne ayant depuis plus d'une année rompu toute relation économique bilatérale avec le Tchad », extrait de la déclaration de monsieur Mahamat Nour Ahmed Ibedou

Les membres ou les militants, militantes de la majorité du Mouvement Patriotique du Salut(MPS) diraient : « Quelle mouche l'a piqué ou qu’est ce qui pousse ce Mahamat Nour Ahmed Ibedou à dire des faussetés contre notre pays et sur ce pouvoir que nous détenons depuis plus de 27 ans.Le peuple tchadien ne se plaint de rien ». En revanche, une grande partie des  Tchadiens défendus par le secrétaire général de la Convention Tchadienne pour la Défense des Droits de l’Homme dira surement sans perdre une seule minute que : « cet homme engagé pour notre cause et pour l’instauration de la démocratie dans notre pays ne ment pas. Il ne relate que la vérité et rien que la vérité. Car, il ne réagit qu’en fonction de quelque chose ». Et cette grande partie de la  population tchadienne aura-t-elle tord si effectivement elle réagissait exactement tel que nous avons pensé à sa place ou nous décrivons profondément ses intentions? Bien sûr que non. D’autres ont même déjà eu à poser la question de savoir réellement : « Où va le Tchad ? »En réalité ce n’est plus le moment de poser des telles questions. Il est plus tôt de s’interroger : « Comment faire pour sauver ce pauvre peuple tchadien qui ne sait plus à quel Saint se vouer ? Et de qui proviendront les vraies solutions pour mettre fin à cette mauvaise gouvernance mettant en faillite le développement économique et sociale de ce beau et riche pays ? »Certes selon monsieur Mahamat Nour Ahmed Ibedou qui a apparemment mis en ligne cette déclaration à titre personnel : « Le gouvernement français a accordé dans le cadre d'une convention de financement, une aide budgétaire de 50 millions d'euros dont 10 sous forme de prêt à un taux d'intérêt « préférentiel » c'est à dire extrêmement avantageux pour le Tchad ». Mais jusqu’à quand, cette aide budgétaire durera-t-elle et à quelle fin ?

 

D’après l’auteur de cette analyse politique, monsieur Mahamat Nour Ahmed Ibedou : « Ce prêt, dit on permettra au pouvoir tchadien de payer le salaire des travailleurs et des pensions des retraités. Tous les responsables du pays et nous avec eux sommes tellement habitués à suivre à la télé ces cérémonies de signature d'accords de financement que nous en arrivons à les considérer comme normales. Or, ces événements récurrents traduisent à eux seul la d'échéance d'un pays aux bords du précipice ; surtout quand il est précisé dans les médias qu'une partie de cette aide budgétaire doit servir au paiement des salaires des travailleurs et aux pensions des retraités. Il est évident que sans l'aide budgétaire française, notre pays au stade actuel peut couler à tout moment ; c'est donc sous perfusion que notre état continue d'exister et tout le monde, la France y compris sait qu'il ne fonctionne plus depuis longtemps. Nous l'avions évoqué dans une de nos réflexions qu'un pays qui s'endette pour payer ses fonctionnaires est en soi une catastrophe ; cela signifie tout simplement que les agents économiques traditionnels d'un pays à savoir les ménages, les administrations et les entreprises ne produisent aucune richesse donc aucun Produit Intérieur Brut (PIB).

Quand on sait que nos ménages au Tchad en son réduits à une politique de survie ; quand ont sait que dans nos administrations, les bureaux sont quasiment vide à partir de 12 heures parce que les travailleurs partent chercher de quoi boucler leurs fins de mois, avec ce salaire drastiquement réduit par les « 16 mesures ». Quand aux entreprises ou ce qu'il en reste, elles sont depuis longtemps, à la faveur de la privatisation prônée à l'époque par les bailleurs, bradée aux membres de la famille de Deby qui les font fonctionner et placent systématiquement leurs bénéfices dans les paradis fiscaux à l'étranger. De toute façon, de part leur statut « d'intouchables » ils ne payent pas d'impôts et anéantissent ainsi les capacités financières de l'état. Conclusion, aucun des agents économiques précités n'est opérant et il est clair que parler d'un PIB pour le Tchad est tout simplement Superflu. Quand on sait Que la variation du montant des richesses(PIB) généré par les agents économiques d'un pays d'une période à une autre s'appelle croissance, ce terme chez nous paraît incongru. En réalité, il n'existe pas dans notre pays d'économie dans le vrai sens du terme.

 C'est donc un prêt de plus que la France octroie à notre pays;  un prêt qui viendra s'ajouter à la trentaine de milliers de milliards d'engagement internes et externes du Tchad; une ardoise salée que même nos arrières-arrières petits enfants auront du mal à éponger ; des chiffres qu'on dissimule au public à qui on sert toujours des statistiques fausses destinées à dissimuler les tares de la gestion d'Idriss Déby. Quoiqu'il en soit, ces prêt nous renseignent sur le fait que la France est désormais presque seule à soutenir Déby; l'Allemagne ayant depuis plus d'une année rompu toute relation économique bilatérale avec le Tchad ; ajouté à cela le fiasco du financement du PNUD suscité par la gestion «épicière » de nos finances et la justesse de notre plaidoyer sur la question ; les réticences apparentes de l'Union Européenne; l'influence de moins en moins importante de Christine Lagarde patronne du FMI sur le Conseil d'Administration de cette institution, il est permis de s'interroger sur les motivations réelles du gouvernement français à vouloir à tout prix soutenir cet état tchadien qui va en lambeaux et qui non seulement n'a aucune économie mais qui est incapable d'assurer le minimum c'est à dire payer les salaires de ses travailleurs et les retraites de ses pensionnés ».

La Rédaction

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