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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

« Et il est à s’interroger sur ce qu’il faut faire pour que le Tchad, qui s’enlise au jour le jour puisse retrouver un tant soit peu, l’image d’une nation où coule le pétrole, où l’élevage et l’agriculture sont pratiqués, où l’affleurement de l’Or est à constater dans plusieurs régions et où vit une jeunesse forte et dynamique. C’est donc à cette question qu’il faudrait répondre, et rêver grand pour notre pays », s'interroge le journaliste Tchadien Juda Allahondoum, Directeur de Publication du journal Le Visionnaire.

Comme à l’accoutumée, Regards d’Africains de France publie pendant quelques jours ou semaines les derniers Éditoriaux des journaux africains  qui bouclent la fin de l’année permettant surtout aux différents lecteurs et lectrices de retenir les événements qui ont le plus marqué l’opinion nationale et internationale. Cette série de publications se fait naturellement avec l’accord des auteurs des Éditoriaux choisis. 

Voici donc ci-après l’Editorial du journal Le Visionnaire portant la signature de son Directeur de Publication : «Comme vous le constatez, le vol 2018 amorce tout doucement son atterrissage et libérera d’ici quelques heures, l’espace à une année nouvelle, dont la trajectoire semble connue d’avance au regard de l’actualité nationale, dominée par la sévère crise financière qui comme une sangsue, colle à la peau du Tchad. Evidemment, l’année qui s’écoule a vu s’amenuiser le rêve des Tchadiens, de voir leur pays, migrer vers le cercle des pays développés. Finalement, l’on se demande vers où allons-nous avec tout ce que nous vivons au Tchad, où les inégalités sociales sont de plus en plus constatées. Malgré la crise financière, les riches continuent par s’enrichir, et les pauvres réduits à la mendicité au quotidien. Aberrant.

Au nom d’une crise financière évitable par une gestion rigoureuse des ressources du pays, nos gouvernants ont soumis le peuple à la misère inexprimable pendant qu’à la haute sphère de l’Etat, le train de vie des administrateurs n’a guère ralenti. Ils mènent une vie de pacha. Incapable de répondre aux aspirations du peuple, le gouvernement n’a cessé de durcir le ton en cisaillant systématiquement les indemnités et primes des fonctionnaires, ainsi que d’autres avantages acquis au prix des âpres luttes syndicales plongeant le pays pendant un semestre entier, dans une paralysie aux conséquences fâcheuses suite à la grève dans le secteur public. Les élèves peinent à avoir une éducation de qualité, les centres de santé fermés, les portes de l’emploi fortement resserrées, etc., bref, rien n’a marché durant l’année 2018. Et c’est dans ce contexte, que toute honte bue, le président de la République, Idriss Déby Itno a invité les Tchadiens à un retour aux années d’avant l’exploitation du pétrole, pendant que lui-même refuse obstinément, de se replonger dans ces années-là pour réparer le tort combien énorme qu’il a causé aux millions de Tchadiens par sa gestion chaotique du pays.

On aurait fait un bond significatif en avant, si l’exemple venait de lui, par la réduction de son train de vie, une gestion saine et transparente des ressources du pays, une redistribution équitable des ressources du pays ainsi qu’une dépatrimonialisation de la gestion de l’Etat, entre autres, des chantiers sur lesquels, Déby est vivement attendu, pour faire de notre beau pays, un havre de paix et une nation dans laquelle, les Tchadiens de toutes les origines confondues, entonneront à l’unisson, l’hymne de la paix et la cohabitation pacifique. Dommage !Il est écœurant de constater que notre pays, continue d’année en année, d’être aux abonnés absent du grand rendez-vous de développement économique et social auquel se sont inscrites, les nations mêmes les plus jeunes aux potentialités économiques moins importantes que les nôtres. Et il est à s’interroger sur ce qu’il faut faire pour que le Tchad, qui s’enlise au jour le jour puisse retrouver un tant soit peu, l’image d’une nation où coule le pétrole, où l’élevage et l’agriculture sont pratiqués, où l’affleurement de l’Or est à constater dans plusieurs régions et où vit une jeunesse forte et dynamique ? C’est donc à cette question qu’il faudrait répondre, et rêver grand pour notre pays. Que l’année nouvelle qui commencera dans les heures qui suivent, avec ou sans nous, ne puisse pas ressembler aux autres qui n’ont vu que défiler les souffrances du peuple tchadien. Bonne année 2019 à tous! Shalom ! »

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