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France

 

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Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Quelques rastas en tuniques africaines sont venus à l’inauguration décrit Valérie Hirsch dans cette information publiée depuis vendredi 14 décembre 2018, jeudi 13 décembre, de la première « Cannabis Expo » du continent Africain. L'exposition se déroule à Pretoria en Afrique du Sud et accueillera 20.000 visiteurs jusqu'à dimanche. L’Afrique du Sud a légalisé la consommation privée de marijuana, mais tarde à autoriser le cannabis médical. Et dans cette exposition, la fumette n'est pas autorisée: deux gardes, en tenue parodique de policiers, surveillent la vingtaine d’exposants et les visiteurs, d’ailleurs plutôt style entrepreneur que doux rêveur. Depuis le 18 septembre, les Sud-Africains ont le droit de cultiver du cannabis pour leur propre consommation. Mais il est interdit d’en fumer en public. Un stand propose tous les accessoires pour cultiver chez soi, mais rien à planter car le commerce des semences n'est pas encore autorisé.« Nous espérons convaincre le gouvernement sud-africain de changer la loi et aussi de permettre la vente de cannabis à usage médical », explique Silas Howarth, l’organisateur du Salon.  C’est dangereux car il n’y a aucun contrôle sur la qualité des produits. Les remèdes commencent toutefois à se vendre discrètement, surtout sur internet. « C’est dangereux car il n’y a aucun contrôle sur la qualité des produits »déplore Gerard Naude, de la société « Go Life ».Ce fabricant de suppléments alimentaires vient de planter 20 hectares de cannabis au Lesotho et Zimbabwe, les deux seuls pays africains à autoriser la production d’herbe et d’huile à usage médical. L’Afrique australe offre un terrain idéal pour la production de cannabis. La consommation de beuh (longtemps illégale) fait d'ailleurs partie de la culture traditionnelle. Mais il faut améliorer la qualité médicinale des variétés locales. A la foire, Matiti Trish Kabi, 52 ans, vend des remèdes qu’elle fabrique depuis un an dans sa ferme au Lesotho: 60 euros pour 100 ml d’une pommade contre l’arthrose, ce n’est pas donné.

La journaliste Valérie Hirsch continue à décrire cet événement sur le salon africain du cannabis avec des témoignages à l’appui : «Les tests en labo coûtent très chers », explique-t-elle. « On ne fait pas encore de profits mais on est inondé par des demandes de sociétés canadiennes et européennes (NDLR - l'usage médical du cannais est autorisé au Canada, Belgique, Pays-Bas, Espagne, Australie et dans de nombreux Etats américains) ».Toute la famille de Matiti utilise le cannabis pour se soigner, comme fortifiant sous forme de thé, pour prévenir les crises d’épilepsie du fils et les signes de démence de la grand-mère.Mais l’Afrique du Sud risque de rater le coche. Elle a fait un premier pas, le 1er décembre, en autorisant la production de chanvre (qui n’a pas d’effets psychotropes) dans 35 fermes. Dalu Kunene montre fièrement ses tissus et t-shirts en chanvre qu’il fabrique depuis 1999. Ce petit entrepreneur du nord de Pretoria va pouvoir planter 10 hectares. Il montre des briques, tôles ondulées, plastique et bois à base de chanvre. « C’est un produit biodégradable, avec de bonnes qualités d’isolant phonique et thermique. On pourrait éradiquer la pauvreté en Afrique du Sud », croit-il, « en se lançant dans la culture intensive de cannabis, qui demande beaucoup de main d’œuvre. »Pour le moment, les semences sont importées de France. « Je pense que notre gouvernement va autoriser la vente de semences et de cannabis médical d’ici un à deux ans », dit Rozayne Malyo, du Conseil sud-africain du développement du cannabis.« Si la loi n’évolue pas assez vite, nos entreprises seront désavantagées face à la concurrence internationale ». Déjà, une firme américaine et une canadienne ont investi au Lesotho. »

Ahmat Zéïdane Bichara

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