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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

La phrase ci-dessus qui donne l’air  d’un cri d’alarme provient d’un Coup de Badangaï 513 donc l’auteur est bien connu des lecteurs tchadiens ou des internautes tout naturellement. Publiée depuis 04 novembre 2018, l’analyse du Docteur Djiddi Ali Sougoudi vient une fois de plus mettre à nue le système de Santé de son pays , ce jeune médecin de son état et Coordinateur du Programme National de Lutte contre le Paludisme. Titrée : les raisons d'une chasse aux blouses blanches å l'hôpital de la Mère et de l'Enfant de N'Djamena ! » Ce Coup de Badangaï met tous les Tchadiens dans le sac : « patients et professionnels de la santé publique ». En effet, d’après Docteur Djiddi Ali Sougoudi qui eut décidé de mettre en ligne son analyse, est parti d’un incident ayant eu lieu : « Il ya une dizaine de jours, une scène abracadabrante de chasse aux blouses blanches dans les couloirs de l"HME s'est déroulé suite au décès d'une femme parturiente qui serait morte d'hémorragie du post-partum alors que les parents étaient partis à la recherche du sang en dehors de l'hôpital. La tentative de sauvetage de la femme se solda par son décès et les ayant - droits due mirent à frapper toute personne habillée en blouse blanche et au personnel alors de troquer d'habits pour passer inaperçu devant des parents déchaînés et en légitimité de se rendre justice dans un milieu médical aux nombreux échecs dans les soins ».

 L’Hôpital Mère et Enfant (L’HME) raconte-t-il en affichant clairement un regard critique : « est le plus grand hôpital du Tchad en matière de prise en charge des enfants et des mères mais il est douloureux de savoir qu'il y manque les règles élémentaires d'hygiène mais aussi les médicaments et les produits de base. L'accueil est des plus maussades. Le personnel soignant se comporte comme une meute de loups enragés. Le contact y est très difficile. Pas de sourire ni un geste de bienveillance pour des patients en quête de compassion et de réconfort. Le manque des ressources et de produits de base vient exacerber ce climat déjà délétère de nos hôpitaux où la notion d'urgence est méconnue. Le sang, un produit d'urgence y manque et le service des urgences demandent aux parents de courir ça et là pour la quête de ce produit vital dont le retard d'accès cause plusieurs morts évitables. Le Tchad est le seul pays au monde où les parents des malades se hâtent à la place du personnel médical qui reste mal éduqué, non motivé et nonchalant par nature et par déception. Les scènes d'agression, d'incompréhension et de révoltes des patients et des parents sont courantes à causent des moyens qui manquent mais surtout à cause du laissez - aller qui prévaut dans nos hôpitaux. On y fait comme si on ne voit pas ce qui se passe ailleurs. L’Hôpital de la Mère et de l'Enfant est très mal géré depuis l'aube de sa construction. Les nominations népotiques et la gestion scabreuse des ressources ont négativement impacté la mise sur les bons rails et cela dès le début de son administration.

 « De nombreux matériels détournés pour meubler des cliniques privées, des milliards de subventions aussi détournés pour remplir des comptes et des poches personnels, L'HME est devenu de ce fait le cimetière des mères et des enfants ».Ce coup de phrase suffit largement pour comprendre que rien ne va plus au Tchad.Du secteur éducatif , au service de Santé en passant par l’économie et le social etc, le Tchad, ce pays de monsieur Djiddi Ali Sougoudi est presque à terre. En bon observation  et personnel de la Santé publication de ce grand pays d’Afrique centrale, Docteur Djiddi Ali Sougoudi termine son analyse en ajoutant aussi et sous forme d’une dénonciation que : « Pour faire décoller cet hôpital devenu épave et poubelle, il faut rendre payant de nombreux actes médicaux et chirurgicaux y compris la césarienne. Il faut encourager le personnel et bien les payer. Un personnel déchanté et démotivé ne fera que voler et tricher afin de causer des déperditions énormes à la structure. La gratuité des soins est une bêtise politique, brandie par les politiciens, qui pervertit tout le système de santé du Tchad et enrichit plutôt les véreux et les voleurs qui détournent les subventions et les produits de gratuité qui regagnent les marchés parallèles. Un grand hôpital ne peut que fonctionner avec des gros moyens et avec un plateau technique adéquat. Les cris que nous lançons souvent restent inaudibles et les bêtises continuent parce que la plupart de nos hautes autorités ne font pas accoucher leurs âmes-sœurs dans cet hôpital dont elles dédaignent la visite et dont ces autorités ignorent les conditions de travail. Et un système hospitalier fui par nos propres autorités ne fera que patauger dans le désordre, la gabegie et les insuffisances. A quand la prochaine scène désolante des parents qui pourchassent un personnel sans dévouement et sans moyens de Soigner? C'est un far-West de routine devenu comme un prurit qui fonde des grattouilles. Se faire tabasser est devenu une habitude. Pourtant, on peut bien changer les choses et positivement ! »

Ahmat Zéïdane Bichara

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