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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Malheureusement tout le monde n’a pas le même réflexe de poser de questions difficiles, comme c'est le cas ici où Dr Djiddi Ali Sougoudi fait preuve d'exception en se préoccupant des enjeux  socio politiques via ses coups de Badangaï. Ainsi, depuis le 21 novembre 2018, il a publié cette réflexion sur son Coup de Badangaï 518 titré : «Tibesti, le foyer de toutes les révoltes sous tous les régimes !» Les insensés diraient que sait-il de l’Histoire de notre pays et du Tchad en général? Dr Djiddi Ali Sougoudi rappelle avec aisance quelques repères historiques relatifs à cet immense pays de la Sous-région d’Afrique centrale pour argumenter son analyse. Préoccupés par l'évolution politique, des Tchadiens avisés semblent avoir le même questionnement que celui de ce jeune garçon habité par un sens de responsabilité extraordinaire pour un jeune garçon de son âge. Selon le Dr Djiddi Ali Sougoudi, le nord du Tchad occupe une place particulière dans l'échiquier politique en ce sens que c'est l'unique de toutes les régions à s'opposer à tous les régimes en place, de Tombalbaye à Deby, en passant par Malloum et Habré. La publication du Dr Djiddi Ali Sougoudi dans ce Coup de Badangaï 518 : «Pourquoi et sous tous les régimes qu'a connus le Tchad, c'est au Tibesti que se couve toujours le feu de la révolte et s'extrude tel un volcan à la nuée ardente qui fait mourir de nombreux Tchadiens, quels que soient leurs camps, autochtones ou soldats d'un régime en place? Ce désir ardent de résoudre les moindres différends par les armes durent depuis 1968, donc depuis 50 ans. Aujourd'hui plus qu'hier les mêmes tempéraments, les mêmes assauts meurtriers, les mêmes torrents de larmes, sous le feu des obus qui pulvérisent des âmes et les mines qui déchiquètent des corps de tchadiens. Cherchez à comprendre la mentalité réactionnaire qui prévaut au Tibesti est devenu un sujet tabou entretenu. Quelques molosses, crocs dehors, invitent à la résistance et prennent en otage sur cette situation. Il est quasi impossible pour les cadres, les intellectuels et les autorités traditionnelles autochtones de se prononcer ou d'en faire un débat public. Et c'est à juste titre qu'il faut se demander où se sont calfeutrés les hommes et leaders d'opinion du Tibesti ou du BET sur cette question brûlante et encore fumante, en cratère de volcan actif, qui prévaut dans le Tibesti? ».

Cette pluie de questions ne cesse de tomber sur la tête des Tchadiens et surtout sur ceux-là qui attisent la haine et la division fragilisant finalement le bien-vivre entre ces populations multiethniques qui peuplent depuis des siècles ce merveilleux territoire africain. Dr Djiddi Ali Sougoudi est de ceux-là qui s'opposent farouchement par leurs mots à l'ennemi inconnu ou connu grâce à leurs plumes. Et normalement personne ne devrait aller  à l'encontre de ceux-là qui se soucient de leur pays face à cet adversaire commun qui est la haine et surtout l’égocentrisme ethnique. Toutefois, l'auteur du Coup de Badangaï ne se préoccupe plus de ces multiples détracteurs malveillants. Il y va souvent tout droit au but : «Pourquoi se taisent nos rares écrivains en herbe qui semblent fuir le débat sur le macabre qui endeuille leur région ? Pourquoi ces bouches et motus cousus de nos cadres aussi silencieux que des carpes sur un conflit d'actualité dont les uns firent des acteurs des conflits antérieurs? Les va-t-en-guerre et autres mentalités sordides soufflent sur les braises dans ce conflit couteux en vies humaines et en matériels de guerre. Un conflit évitable certes par le dialogue mais qui sème des morts inutiles. Certains exilés et opposants trouvent leur exutoire en la fournaise du Miski et activent à distance leurs soufflets afin de raviver les braises du brasero dans un total cynisme. L'appel à la résistance d'un comité local contre l'autorité publique est un appel au suicide et qu'importe le gagnant, j'entrevois la destruction d'une région et la dislocation des familles prises sous le feu de la belligérance. Je ne crois pas à la victoire d'un camp qui sera toujours d'un goût amer pour tout le pays qui aura contribué à s'autodétruire dans sa misérable posture de développement déjà connue ».

Et il termine son analyse en se posant de questions fort pertinentes sur le plan politique  : « La question légitime que je me pose est celle-là: pourquoi c'est toujours le Nord du Tchad qui doit s'opposer à tous les régimes en place, de Tombalbaye à Deby, en passant par Malloum et Habré ? Et les autres régions du Tchad? Et les autres communautés du Tchad? Pourquoi paient- ils ces casses initiées dans nos confins du désert et pourquoi ne pas avoir l'honnêteté de reconnaître ce suicide d'abord localisé puis collectif pour tous les contribuables tchadiens? Dites- moi pourquoi au BET de toujours revendiquer par les Armes? Souvent certains esprits limités justifient ces révoltes qui finissent en guerre ouverte par les injustices et les iniquités venant de différents régimes. Et il est vrai qu'il existe des injustices mais comme se fait-il que tous les régimes se retrouvent mis au dos par la seule région du BET ? Cette région si vaste, mais si déshéritée qu’elle soit plus couillue(audacieuse N.D.L.R) que toutes les autres régions du Tchad? Ne pas accepter cette guerre ni l'admettre font sortir certains belliqueux de leurs gongs et m'accuse de parti pris. Qu'ai-je à gagner dans ce douloureux conflit renouvelé dont ceux antérieurs n'ont jamais servis de leçons? Seuls les impatients et les pressés qui croient que tout se règle par les armes. Et de quoi sera fait demain? Nous auront une région de Miski complètement minée dont chaque tertre éveille la peur et chaque coin fait craindre le pire. Que la paix règne sur Miski. Et pour cela que les civils déposent leurs armes et déterrent leurs mines. Que la paix y règne et quel que soit le prix à payer, même si elle vaut tout l'or de Miski ».

Ahmat Zéïdane Bichara

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