Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

Géo-localisation

Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Apparemment les Coups de Badangaï de Djiddi Ali Sougoudi comme celui portant numéro 517 titré : « la malnutrition des enfants au Tchad et ses proportions effrayantes » !, publié depuis le mardi 20 novembre 2018, ne créent plus de surprise ou d’étonnement à ceux qui le lisent régulièrement. Le Coordinateur du Programme National de Lutte contre le Paludisme au Tchad eut décidé de briser  le tabou ou ce mensonge de nos sociétés africaines de façon générale et particulièrement de la société tchadienne. Finalement avec Dr Djiddi Ali Sougoudi, les choses ne se passent plus de la même manière comme le monde africain et surtout tchadien le voudrait. Ce médecin de son état dit haut ce que le autres aiment dire tout bas : « Hôpital de l'amitié Tchad - Chine (HATC): il s'y trouve le plus grand Centre de nutrition qui sauve les nombreux enfants malnutris qui y arrivent. C'est un vaste labyrinthe des salles en matières démontables, en forme des containers aux accès qui slaloment à travers des quartiers de nouveaux et d'anciens enfants ou d'enfants spécifiques. Un endroit immense où plus de 200 enfants y séjournent quotidiennement et reçoivent un soutien alimentaire. Ce centre de soutien nutritionnel dirigé par des responsables expatriés, parfois suffisants et se comportant avec du hautain, sont soutenu par des ONG et par L'UNICEF. En jetant un coup d'œil sur ces enfants, il se sourd un véritable malaise en chaque visiteur. Enfants décharnés, peaux en desquamation, fripées avec des regards en éclats dans une pâleur éblouissante des conjonctives anémiées. On sent réellement de la misère et de la déchéance dans l'apport nutritionnel de ces enfants chez eux. Certains sont atteints de kwasiorkor, cette fameuse malnutrition ainsi dénommée par les Ashanti du Ghana « la maladie de l'enfant qui attend son petit-frère ». C'est une maladie des gens qui ne contrôlent plus leur fécondité. Un enfant encore non sevré se voit envahir par son cadet qui vient trop tôt pour compromettre la survie du premier. Et c'est vrai, le lit du pauvre est fécond et les maris pauvres et en surcroît ignorants n'ont d'autres loisirs que le sexe, sans moindre contraception qui est inconnue d'eux et combattue par eux ».

Dans son second paragraphe, l’auteur de ce Coup de Badangaï 517 ne mâche pas ses mots. Sa description ou son observation est bien particulièrement offensive : « Pour ces pauvres qui se multiplient et selon leur opinion commune, « c'est Dieu qui nourrit ». Et chaque nuit, les états torrides finissent par des milliers fécondation qui produisent des femmes devenues machines à production de gosses, machines humaines éraillées de partout, mille fois usées et enceintes à chaque saison. Les mères toujours présentes au chevet de ces jeunes malnutris font croire que le centre est un nid des femmes qui grouillent dailkeurs de partout. Regard fuyant, comme si elles ressentaient de la honte d'être en cet endroit à cause de la pénurie alimentaire, les dames s'affairent autour de leurs progénitures marasmiques. Cette situation de misère, de pénurie alimentaire nous interpelle tous. Il y a une véritable urgence à revoir de fond en comble notre politique nationale de l'autosuffisance alimentaire. Il faut aussi prendre des mesures patriotiques pour contrôler la natalité tchadienne. Il n'est pas tout faux d'entendre Macron ou Angela Merkel 'interpeller les africains sur leur surnatalité et justement quelque chose de désordonné cloche là. L'on a envie de crier contre les femmes tchadiennes pour qu'elles ferment les cuisses et contre les hommes tchadiens pour qu'ils vivent d'autres loisirs que d'être en perpétuelle érection sans détumescence».

«Franchement se reproduire de trop, sans tenir compte de ses ressources est un vrai drame. Regardez la souffrance de ces milliers d'enfants tchadiens qui souffrent de malnutrition ou qui sont jetés dans les rues pour vivre de mendicité». Cette phrase de ce dernier paragraphe résume parfaitement bien ce Coup de Badangaï 517. En effet, l'indignation du Dr Djiddi Ali Sougoudi a un tel impact et son franc parler le met dans une position d'une personne faisant don de sa personne quelles que soient les circonstances, d'où l'allusion à cette expression très repandue au Tchad : «cabri mort n’a pas peur de couteau». Rien qu’en lisant ce qu’il a dit ci-après montre bien la bravoure de ce jeune fonctionnaire tchadien à prendre le taureau par les cornes. C’est une façon assez claire de nous dire de ne pas reculer ni abdiquer devant l'adversité et les épreuves de toutes sortes : « Et ceux qui croient que Dieu les a mandatés de se reproduire sans réfléchir mentent car ils ne sont dépositaires dans leurs cabosses d'une telle mission. Dieu nous a nantis d'un esprit de discernement et toute condition dégradante de l'être humain est souvent notre propre œuvre et pas celle de Dieu. Pour preuve, les pays qui contrôlent leur natalité et tablent sur la prévision alimentaire vivent mieux et ce sont ces pays qui nous viennent en aide pour sortir de la famine, de la malnutrition....Les faux-dévots qui nous font croire qu'il faut se reproduire à tout prix et dans toutes les conditions en laissant la responsabilité à Dieu de nous nourrir n'ont rien compris de la vie. Comment lutter contre ce visage hideux de notre pays affamé et squelettique qui vacille. Comment lutter contre la déperdition des ressources et leur inégale répartition? Voilà des pistes de réflexion! »

Ahmat Zéïdane Bichara

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article