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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

A quelques semaines de l’élection présidentielle congolaise, prévue le 23 décembre prochain, une étude américaine pointe un doigt accusateur en direction de la présidence congolaise qui aurait une mainmise sur deux institutions majeures chargées d’assurer la transparence du processus électoral en RDC, selon le chronogramme arrêté par la classe politique sous l’égide de l’église catholique. C’est l’AFP qui révèle cette information datée du 02  novembre, selon laquelle le Groupe d’Etude sur le Congo (GEC) de l’université de New York tire la sonnette d’alarme sur la partialité des membres des institutions impliquées dans la bonne conduite du processus électoral. «La Commission électorale nationale indépendante (Céni) et la Cour constitutionnelle sont contestées, leurs membres taxés de partialité ». Selon les auteurs de l’étude, une grande partie de la faiblesse de ces institutions émane de «la capacité de la présidence de la République à contrôler, coopter ou diviser » les différentes forces politiques et sociales qui devraient servir de contrepoids ».

L’étude va plus loin en affirmant clairement que cette «mainmise sur les institutions chargées d’assurer la transparence du processus électoral rend quasi-inopérants les garde-fous existants dans les différents textes qui régissent ces institutions». Dans ce rapport intitulé «RDC : les élections de tous les dangers », les experts américains préviennent : «ces accusations de manipulation du processus politique, l’absence de consensus au sein de la classe politique et les contestations qui pourraient en résulter risquent de plonger la RDC dans un nouveau cycle de conflits ». La réaction de présidence congolaise ne s’est pas faite attendre par la voix du directeur de cabinet adjoint  du président congolais, Jean-Pierre Kambila qui a déclaré «Toutes ces accusations gratuites visent à préparer le terrain à ceux qui veulent boycotter les élections. Il y a des actions coordonnées pour éviter que des élections se tiennent ».  Le rapport met également en cause le rôle de logistique assigné aux forces armées congolaises par la Céni. L’armée met à la disposition de la Céni 150 véhicules, 5 hélicoptères et 11 avions pour l’acheminer de matériels électoraux. Le président sortant qui ne pouvait pas se présenter à désigner l’ex-ministre de l’Intérieur Emmanuel Ramazany Shadary comme dauphin pour défendre les couleurs de la majorité. Quant à l’opposition, elle peut compter sur deux poids lourds à savoir Félix Tshisekedi de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) et Vital Kamerhe de l’Union pour le Congo (UPC) parmi les vingt et un candidats en lice.

M.T.Y

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