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France

 

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Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

L’opposition congolaise veut se donner les moyens de présenter un candidat commun à l’élection présidentielle du 23 décembre prochain. Une rencontre de grande importance se tient depuis vendredi à Genève où les sept ténors de l’opposition ont décidé de surmonter leurs divergences à moins de deux mois d’un scrutin sous haute tension en République démocratique du Congo (RDC). L’agence Belga rapporte le vendredi 09 novembre que trois des sept opposants dont les candidatures ont été  rejetées par la Commission électorale nationale indépendante (Céni) ont également fait le déplacement de la capitale suisse pour participer à cette réunion cruciale.

 

Il s’agit de l’ancien Premier ministre passé dans l’opposition Adolphe Muzito, l’ex-gouverneur de Katanga, Moïse Katumbi, et Jean-Pierre Bemba, ex-chef de guerre et ancien vice-président de la RDC, toujours poursuivi par la CPI. Le consensus autour du nom du «candidat commun» devrait se faire parmi les quatre opposants dont les candidatures jugées conformes à savoir Freddy Matungulu, Félix Tshisekedi, président du parti historique d’opposition (UDPS), Vital Kamerhe, ancien président de l’Assemblée nationale passé également dans l’opposition et le député Martin Fayulu. «La réunion a déjà commencé en coulisses et c’est la vraie réunion », a indiqué Adolphe Muzito, qui s’est dit confiant de pouvoir «désigner un candidat commun » d’ici dimanche. «Tout est ouvert, tout est possible, il n’y a pas de favori», a précisé Martin Fayulu à l’AFP.

 

Il qualifie de «pas sérieux », le sondage publié le 30 octobre qui plaçait en tête Félix Tshisekedi avec 36%  devant Vital Kamerhe qui recueille 17% d’avis favorables des personnes interrogées. La promesse de désigner un candidat commun au plus tard le 15 novembre a été prise lors d’une réunion le 26 octobre dernier organisée en Afrique du sud. «Les attentes sont fortes auprès de la population. Comme groupe, nous ne pourrons prétendre à la victoire à la présidentielle qu’en étant ensemble », avait confié à l’AFP M. Matungulu avant de se déplacer en Suisse. Mais les sept ténors de l’opposition ne tiennent pas le même langage au sujet de l’utilisation de machines à voter qui devraient permettre aux électeurs de choisir leur candidat et d’imprimer leur bulletin dans les différents bureaux de vote. Considérées comme des «machines à tricher », une partie d l’opposition avait manifesté le 26 octobre dernier dans les rues de plusieurs villes du pays afin d’exiger le retrait de ces machines du processus électoral.

 

Martin Fayulu s’est montré catégorique en excluant de participer à l’élection si ces machines sont maintenues, alors que M. Tshisekedi dit vouloir participer à l’élection présidentielle «avec ou sans machines à voter». Dans l’entourage des délégations de l’opposition en pourparlers en Suisse, certains soutiennent que ces machines sont «une invention » du pouvoir  de Kinshasa pour semer la zizanie au sein de l’opposition. «Personne ne les a vues, on ne les a pas testées, et pour les faire marcher il faudrait les brancher sur l’électricité ou sur des générateurs. Or dans les campagnes, ça ne peut pas marcher, a indiqué un membre d’une délégation, sous couvert d’anonymat. Le candidat de la majorité présidentielle est l’ex-ministre de l’Intérieur, Emmanuel Ramazani Shadari  qui a été désigné par le président Kabila, interdit par la constitution de se présenter lui-même à la présidentielle du 23 décembre prochain.

Moussa T. Yowanga

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