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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

L’agence Belga rapporte le lundi 19 novembre que le campus de l’université (Unikin) de Kinshasa a été secoué le lundi par de nouvelles tensions à deux jours du lancement officiel jeudi de la campagne pour les élections présidentielles prévues le 23 décembre prochain. La police a dénoncé des «infiltrations ». «Des infiltrations de voyous de Mbanza-Lemba (quartier populaire et pauvre près de l’Unikin) sont à l’origine des troubles signalés à l’université de Kinshasa où le calme est revenu. La police a rétabli l’ordre public », a dit le chef de la police de Kinshasa, le général Sylvano Kasongo, à l’AFP. «Nous avons libéré tous les étudiants arrêtés, mais les voyous sont restés en détention et seront remis à la justice », a indiqué l’officier. «Des heurts se poursuivent toujours, des policiers tirent à balles réelles en l’air et des gaz lacrymogènes sur nos habitations. Nous répliquons avec des jets de pierre pour nous défendre », a affirmé à la mi-journée un étudiant en biologie interrogé par l’AFP. «Des policiers sont partout sur le campus. Ils arrêtent les passants, les dépouillant de leurs téléphones, argent et sacs. Nous sommes repliés chez nous », s’est exprimé au téléphone un autre étudiant de la faculté des sciences. Durant la journée, une chancellerie occidentale a prévenu par SMS ses ressortissants «d’éviter les abords de l’université au moins pour la journée » en raison de «caillassages en cours ».

Un bilan de deux morts a été enregistré.  Les victimes ont été  auparavant blessées par des tirs de la police sur le campus alors qu’ils manifestaient pour la reprise des cours. «Le policier qui avait tiré a été arrêté, il sera jugé et condamné », a lancé le ministre de l’Enseignement supérieur, Steve Mbikayi. L’opposition a réagi en dénonçant «un usage excessif et disproportionné de la force » et « les carences de l’appareil sécuritaire en RDC» par le choix de l’un de ses candidats, en l’occurrence Martin Fayulu qui a estimait la semaine dernière qu’il pouvait battre à plate couture le dauphin du président sortant Joseph Kabila. «Pourquoi une telle barbarie ? », s’est demandé sur Twitter un autre opposant-candidat qui a dénoncé  «un crime de plus à mettre au bilan » du régime du président Kabila ». En guise de rappel, les étudiants de l’Unikin protestent depuis le 12 novembre pour réclamer la levée de la grève de leurs professeurs entamée depuis deux mois sur des questions salariales. Les professeurs de l’Unikin ont prévu de se réunir mardi afin de déterminer la suite à donner au mouvement de grève après des négociations avec le gouvernement, d’après les médias locaux.

Moussa T. Yowanga

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